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Sea Shepherd à Taiji

En 2003, Sea Shepherd s’est activement engagé contre les massacres de cétacés à Taiji, au Japon, rejoignant ainsi de nombreuses personnalités et associations dévouées à cette cause, dont Hardy Jones, ami de Sea Shepherd et réalisateur engagé pour la vie sauvage et sa préservation. Pratiquement depuis leurs débuts, Hardy Jones médiatise les massacres perpétués à Taiji. Parmi les membres de l’équipe envoyée cette année-là par Sea Shepherd, figurait Ric O’Barry, fervent défenseur des dauphins qui s’oppose fermement au secteur du divertissement.

Des images qui ont bouleversé le monde

sscs-history-01Le 6 octobre 2003, après s’être cachés pendant plusieurs semaines dans les falaises entourant la baie, les membres de la campagne pour les dauphins de Taiji ont pu filmer et photographier des pêcheurs en train de tuer des dauphins dans le port de la petite ville.

L’équipe, qui osait enfin mettre au grand jour ces atrocités ignorées de tous, fut attaquée et intimidée par des membres de la communauté locale qui allèrent jusqu’à les menacer de mort. Certaines des photographies figurent sur cette page. Vous remarquerez que l’eau de la mer a pris une couleur rouge à cause du sang des dauphins. Lorsqu’elles furent diffusées, l’AP du Japon a certifié que les photos n’avaient pas du tout été retouchées.

Malgré les marques d’hostilité grandissantes de la part des pêcheurs locaux, l’équipe n’a pas fléchi et est restée un mois et demi à Taiji. À chaque nouvelle opportunité, elle a filmé ou photographié les événements, tout en continuant de surveiller le port.

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Libérer les dauphins prisonniers

Le 18 novembre 2003, deux membres de l’équipe, Allison Lance et Alex Cornelissen, plongaient dans la baie pour tenter de délivrer à la nage 15 dauphins voués à une mort certaine prévue pour le lendemain matin.  VOIR LA VIDEO

Pendant plus d’une heure, ils ont défait les filets, créant des issues pour que les dauphins puissent s’échapper. Un passant a prévenu la police de Taiji qui s'est chargée de contacter plusieurs des bateaux de pêche des environs. Après s’être courageusement battus, ils ont nagé jusqu’à la côte pour être immédiatement arrêtés. On les a placés pendant 23 jours dans des cellules séparées, sans aucun contact avec le monde extérieur. Grâce à l’aide d’autres organisations, des sympathisants de Sea Shepherd ont pu organiser des manifestations dans plus de 28 villes.

sscs-history-04Le monde entier, y compris de nombreux citoyens japonais, ont pour la première fois fait face à la brutalité sans nom du massacre de ces si belles créatures. Ces images ont fait la une de tous les journaux, devant les yeux ébahis du monde entier. Partout, les amoureux des dauphins, sous le choc, ont condamné le gouvernement japonais qui fermait les yeux sur la pratique de ce rituel de mise à mort.

Ce à quoi les autorités japonaises ont répondu en installant des panneaux dans le village ainsi que le long des côtes qui interdisaient de filmer ou de photographier l’abattage des dauphins. Cette année, de grandes bâches ont été installées au dessus de la baie afin de dissimuler leurs actes barbares; des gardes sont également chargés d’empêcher les éventuels défenseurs des dauphins de s’approcher ou de photographier les atrocités commises contre ces animaux intelligents qui font preuve d’interactions sociales complexes.

Pour appuyer la libération d’Alex et Allison, le Capitaine Paul Watson a adressé un courrier aux forces de police japonaises dans lequel il assurait que Sea Shepherd n'enverrait personne au Japon dans l’intention d’enfreindre la loi.

Sea Shepherd monte la garde

sscs-history-05Ces dernières années, des manifestants et des reporters se sont rendus à Taiji le 1er septembre pour couvrir le début de la chasse. Les tueurs de dauphins se contentaient de rester à quai et d’attendre leur départ, reprenant ensuite leur sinistre massacre sans être plus dérangés. À l’automne 2010, le Capitaine Watson a lancé la question suivante: "qu’adviendrait-il si les manifestants ne partaient pas?". Il s’est alors rapproché de Scott West, le Directeur des enquêtes de Sea Shepherd, et lui a demandé de se rendre à Taiji pour y rester tout au long de la principale période de massacre. Scott est arrivé dans la baie japonaise en septembre 2010, accompagné de sa fille alors âgée de 16 ans, Elora Malama West.

Avant de se rendre à Taiji, Scott a discuté avec Ric O’Barry qui l’a averti des risques encourus s’il se présentait comme un membre de Sea Shepherd: la police l’arrêterait immédiatement. Ric lui a expliqué avoir été interrogé à de nombreuses reprises par les autorités japonaises au sujet de ses liens avec Sea Shepherd et que si elles pouvaient établir ces liens, il serait incarcéré. Bien sûr, la première chose que Scott fit à son arrivée fut de se présenter, vêtu de tenues à l’effigie de Sea Shepherd, à l’hôtel de police de la ville de Shingu, la préfecture de Wakayama, et de signaler sa présence. La police ne l’arrêta pas, mais le suivit et surveilla ses agissements, ainsi que ceux de sa fille. Il indiqua également aux forces de police qu’il était un officier à la retraite (plus exactement un ancien agent fédéral des États-Unis) et qu’il ne souffrirait aucune menace ou agression physique contre lui ou sa fille. Message reçu cinq sur cinq: la police en a vraisemblablement fait part au Syndicat des pêcheurs (FU) de Taiji puisque personne n’est venu inquiéter Scott ni sa fille.

Scott et Elora sont restés à Taiji jusqu’au début du mois de décembre 2010; trois mois au cours desquels plusieurs bénévoles venus du monde entier les ont accompagnés dans cette mission. Libby Miller, bénévole de Sea Shepherd, a remplacé Scott après son départ, jusqu’au retour de ce dernier en mars 2011.

Les tueurs de dauphins ont cessé leurs activités fin février parce que leurs prises avaient chuté de moitié grâce aux opérations quotidiennes et aux comptes-rendus de Scott et Libby. Accompagné d’autres bénévoles de Sea Shepherd, Scott s’est ensuite rendu à la préfecture d’Iwate pour couvrir le massacre des marsouins de Dall. Toute l’équipe s’est retrouvée prise au piège à Otsuchi par le tsunami du 11 mars dernier.

Au début du mois de mai 2011, Scott est revenu à Taiji pour dénoncer le massacre des baleines. Apparemment, le Syndicat des pêcheurs était furieux de n’avoir réalisé que la moitié de leurs objectifs pendant la saison normale et avait donc repris les massacres pour essayer d’atteindre leur quota. À la mi-septembre 2011, nous attendions qu’ils publient le nombre "officiel" de cétacés assassinés.

L’Opération Infinite Patience 2011

La saison d’abattage a repris à Taiji en 2011. Sea Shepherd est donc présent sur place. Rosie Kunneke, bénévole, dirige les opérations sur le terrain. Annoncée le 30 août 2011, cette campagne est baptisée Opération Infinite Patience. Pour en savoir plus, cliquez ici.

 
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