Commentary and Editorial

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Mercredi, 24 Août 2011 00:00

Une aventure unique de Sea Shepherd en Namibie

Commentaire par Andre Menache, volontaire pour l’Opération Desert Seal

Réserve d’otaries de Cape Cross. Photo : Sea ShepherdRéserve d’otaries de Cape Cross. Photo : Sea Shepherd

J'étais un chirurgien vétérinaire de 50 ans et quelques, m'occupant tranquillement de mes affaires à Londres, quand à l'improviste, j'ai reçu un appel du coordinateur de Sea Shepherd UK demandant si cela m’intéresserait de rejoindre une mission pour aider à défendre les otaries en Namibie. En fait, c’était la réalisation d’un rêve pour moi, parce que j'ai toujours eu un immense respect et de l’admiration pour des gens comme le Capitaine Paul Watson, qui maintes et maintes fois mettent leur vie en danger et font preuve d’un courage désintéressé en protégeant les baleines, dauphins, tortues, phoques, et de nombreuses autres espèces de la faune marine.

Avant même de m’en rendre compte, j'étais dans un avion pour Johannesburg, avec un vol de correspondance pour Windhoek, la capitale de la Namibie, qui abrite certaines des quelques dernières colonies d’otaries du monde. Ayant étudié la médecine vétérinaire en Afrique du Sud, cette partie du monde ne m'était pas complètement étrangère. Cependant, ma précédente visite en Namibie remontait à plus de 30 ans. Une chose pourtant n'avait pas changé: les magnifiques couchers de soleil et la lune à l'horizon, magiquement colorée du jaune au rouge par la poussière du désert.

Ce fut un réel plaisir et un honneur pour moi de rencontrer une équipe de mission de Sea Shepherd vraiment internationale, composée de représentants du Royaume-Uni, d'Australie, des États-Unis et d'Afrique du Sud. Ce qui est fou, c’est de constater que, bien que nous voulions simplement attirer l’attention des namibiens sur le massacre d’un de leurs plus beaux trésors – à savoir des colonies d’otaries - et les encourager à les protéger, nous avons bientôt été qualifiés de "menace pour la sécurité nationale" par la presse namibienne.

Un chien amical rend visite à Sea Shepherd en Namibie.  Photo: Sea ShepherdUn chien amical rend visite à Sea Shepherd en Namibie. Photo: Sea Shepherd

L'abattage des otaries qui se déroule ici est plus barbare que tout autre, parce que la Namibie est le seul pays au monde qui permet que de très jeunes bébés otaries, des nourrissons, soient matraqués à mort. Du lait peut être vu littéralement dégoulinant de la bouche de certains des bébés otaries fraîchement tués. L'abattage a lieu tôt dans la matinée. Les animaux sont ensuite rapidement retirés de la plage et les taches de sang sont immédiatement couvertes de sable, dans un effort des autorités de dissimuler tous les signes révélateurs de ce massacre. Bientôt, les touristes arrivent, inconscients de ce qui vient d'avoir lieu, et observent sans le savoir de petits groupes de bébés otaries errant près du rivage, complètement désorientés, à la recherche de leurs mères qui ont toutes fui vers la sécurité de la mer. Dans des conditions normales, lorsque les bébés otaries ne sont pas dérangés, ils se rassemblent en nurseries de 30 à 40 individus, alors que leurs mères vont se nourrir de poissons dans la mer. La plage entière est normalement recouverte d’otaries se prélassant au soleil, certains allaitant leurs bébés, d'autres se disputant une place sur les rochers, mais l'ambiance est calme. Ce qui n’est pas le cas après un massacre, la plupart des otaries ont alors soit trouvé refuge dans la mer soit au bord de l'eau, et les plages sont étrangement vides.

Rien ne peut justifier ce brutal massacre annuel de 85 000 bébés otaries tuées pour leurs fourrures et plus de 6 000 mâles adultes tués pour leurs organes génitaux. Voilà pourquoi Sea Shepherd s’est donné pour objectif de documenter ce sombre secret. Sea Shepherd n'aura de cesse d’exposer au monde entier ce brutal massacre jusqu’à ce que sa mission soit accomplie. Le massacre des otaries est non seulement insoutenable du point de vue de la protection de l'environnement, mais il est tout aussi insoutenable du point de vue des relations publiques.

Maintenant que Sea Shepherd a été témoin de ce massacre de la faune sauvage, il sera possible d'informer les médias et le public (en particulier les touristes visitant la Namibie), et de faire pression sur les autorités en vue de voter un moratoire immédiat sur l'abattage de ces magnifiques otaries à fourrure du Cap, dans l’intérêt des générations futures: celles des otaries comme celles des hommes.

Namibia Desert Seal

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Opération Desert Seal (en anglais)

 

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