Commentary and Editorial

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Tous les derniers éditoriaux des membres de Sea Shepherd Conservation Society ou de personnes pertinentes dans la sauvegarde des écosystèmes marins.



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Lundi, 09 Janvier 2017

RIP TILIKUM : une énième vie brisée par la captivité

Tilikum s'est éteint vendredi dernier après plus de trente ans de "vie" en captivité. Arraché à sa mère, aux siens et à l'océan en 1983 pour enrichir Sea World de nombreux millions de dollars et divertir un public qui ne sait pas voir plus loin que le show et qui se laisse divertir, dans tous les sens du terme, de la souffrance qu'engendre L'ACHAT D'UN TICKET pour un delphinarium.

Tilikum, comme tant d'autres qui sont morts avant lui ou qui attendent la mort dans des bassins mouroirs ont été condamnés à la prison à perpétuité. Leur seul crime est de susciter chez nous, une curiosité et une fascination que des industries comme Sea World ou le Marineland ont su exploiter à leur seul profit.

Sea World aurait au minimum pu offrir à Tilikum une fin de vie dans un enclos en mer afin qu il puisse de nouveau sentir la marée, voir des poissons sauvages et ne plus buter sur les parois de sa prison.

L'orque devenue psychotique qui a tué plusieurs de ses dresseurs aura inspiré le film électrochoc BLACKFISH n'aura connu qu'ennui et souffrance du jour de sa capture, jusqu'à son dernier souffle.

La même semaine, GRANNY, la doyenne connue des orques libres est morte à l'age de 105 ans... Tilikum en avait à peine 35.

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Jeudi, 29 Décembre 2016

La Cour Suprême d’Espagne laisse quartier libre aux braconniers de légine dans l’Océan Austral

Par le Capitaine Peter Hammarstedt

Peter Hammarstedt tenant la notice d’InterpolPeter Hammarstedt tenant la notice d’InterpolTandis que les trois navires de braconnage de légine australe appartenant au syndicat du crime espagnol Vidal Armadores sont toujours détenus au Cap-Vert et au Sénégal, la Cour Suprême d’Espagne a jugé que leurs propriétaires, accusés de falsification de documents, de blanchiment d’argent, de crimes contre l’environnement et d’association de malfaiteurs, ne pourraient faire l’objet de poursuites en raison d’un défaut de compétence. Les caïds de la légine s’en sortent donc sans poursuites pénales.

En 2015, les bateaux de Sea Shepherd avaient pris en chasse le fameux Thunder pendant 110 jours et confisqué 72 kilomètres de filets maillants illégaux dans le cadre de l’Opération Icefish. Les navires de Vidal avaient été interceptés et stoppés en pleine mer, avant d’être localisés et détenus par les forces de l’ordre dans des ports d’Afrique de l’ouest.

Le ministère de l’agriculture espagnol, la Guardia Civil (la police fédérale espagnole) et INTERPOL ont lancé des raids éclairs sur des propriétés appartenant à des criminels notoires de Galice. Des milliers de documents et de fichiers informatiques ont été saisis, six personnes ont été arrêtées, et le ministère de l’agriculture a réussi à instaurer un procès civil. Les accusés se sont vus infliger une peine totale de 17,8 millions d’euros d’amendes ainsi qu’une interdiction de pêcher pendant 25 ans. En outre, Vidal Armadores ne recevra plus aucune aide financière de la part de l’État pour ses activités de pêche.

Parallèlement au procès civil, l’enquête de la Guardia Civil (menée de façon professionnelle avec l’aide du Project Scale d’INTERPOL, et basée sur des informations fournies par les services de la répression d’Australie et de Nouvelle-Zélande ainsi que par Sea Shepherd) a mis à jour un réseau criminel complexe ayant, selon les estimations, engrangé des profits illicites à hauteur de 100 millions d’euros depuis 2006.

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Samedi, 29 Octobre 2016

Le plus grand sanctuaire marin va être créé en Antarctique

Lamya Essemlali, Présidente Sea Shepherd France, Co-directrice Sea Shepherd Global

Un manchot empereur sur l’île de Ross, en décembre 2006 - Photo : ReutersUn manchot empereur sur l’île de Ross, en décembre 2006 - Photo : ReutersLe plus grand sanctuaire marin du monde, 1,55 million de kilomètres carrés, dont 1,12 million de kilomètres carrés interdit à la pêche. Ça semble évidemment être une bonne nouvelle.

Sauf que pour exister autrement que sur le papier, cette belle initiative doit nécessairement s'accompagner d'une réelle volonté politique et économique des États de la faire respecter là où tout se joue, loin des salles de réunions internationales, en mer.

Ne pas mobiliser une force de coercition pour patrouiller, poursuivre, stopper et faire condamner les contrevenants sur cette étendue gigantesque revient à réformer le code de la route pour sauver des vies sans mobiliser de force policière ni de contrôles.

Un sanctuaire ou une AMP qui n'est pas efficacement protégée devient un magnet encore plus tentant pour les braconniers. Exemple tristement parlant : le cas du braconnier notoire de légine australe, le Thunder, qui pêchait impunément en toute illégalité en Antarctique depuis plus de 10 ans, tout en touchant des subventions européennes. "Recherché" par Interpol depuis 10 ans, trouvé et appréhendé par nos navires en 8 jours...

Sans parler évidemment du sanctuaire baleinier antarctique violé chaque année par les baleiniers japonais sans aucune conséquence pour ces derniers malgré de multiples condamnations de principe et de justice.

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Mardi, 25 Octobre 2016

Les filets à requins sont voués à l'échec au nord de Nouvelle−Galles du Sud

Commentaires de Natalie Banks, coordinatrice nationale de l’Opération Apex Harmony

Baleine piégée dans un filet à requins sur la Gold Coast, Queensland Baleine piégée dans un filet à requins sur la Gold Coast, Queensland La communauté au nord de Nouvelle−Galles du Sud en a assez ! Elle souhaite des réponses à un problème difficile : protéger les utilisateurs de l'océan contre un animal marin. Les attaques de requin semblent faire constamment la une des médias dans la région. La communauté est lasse des échecs répétés des "experts en matière de requins" et de leurs semblables, dépêchés par le gouvernement de Nouvelle−Galles du Sud ! Elle veut des vraies solutions, dont les filets à requins ne font pas partie ! En consultant les dossiers d'attaques de requins, il est évident que ces filets n'empêchent en rien d'en rencontrer ; 16 rencontres indésirables avec des requins le long de plages équipées de drum-lines ou de filets à requins dans le Queensland et 44 (selon le dernier recensement) en Nouvelle−Galles du Sud, dont malheureusement de graves morsures et un décès ! Les 19 rencontres avec des requins au cours des 10 dernières années le long de plages soi-disant "protégées des requins" sont répertoriées afin que vous puissiez vérifier vous-même plutôt que de me croire sur parole.

Si les filets à requins n'apportent aucune réponse, que faire ? Cette question a fait l'objet d'une étude au niveau mondial et une solution majeure en ressort. Il s'agit simplement d'un programme dédié à l'observation des requins, similaire à celui de Cape Town, en Afrique du Sud, qui compte la deuxième plus vaste population de requins blancs au monde et l'une des plages de surf les plus fréquentées à Muizenberg ! Le programme Shark Spotters (Observateurs des requins) est apparenté à celui des très respectés secouristes australiens mais nécessite de la hauteur. Il est centré sur l'observation de l'activité des requins en surface, formant des ombres sombres dans l'eau ou au fond de la mer autour des baigneurs et il est dédié à cette fonction.

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