Commentary and Editorial

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Samedi, 23 Février 2013 00:00

Communiqué sur les collisions survenues lors de "l’Opération Tolérance Zéro"

Sea Shepherd Australie

23 Février 2013

Le Capitaine Peter Hammarstedt lors de l’opération bloquant le ravitaillement du Nisshin Maru - photo: Marianna Baldophoto: Marianna BaldoLe Capitaine Peter Hammarstedt lors de l’opération bloquant le ravitaillement du Nisshin Maru - photo: Marianna BaldoAlors que quantité de photographies et vidéos continuent d’affluer concernant les événements du mercredi 20 février, il devient de plus en plus évident que l’Institut de Recherche sur les Cétacés n’a aucune excuse pour justifier les agissements de la flotte baleinière Japonaise. Toutes les preuves sont réunies, et il est indiscutable que le Nisshin Maru a bel et bien éperonné trois vaisseaux de Sea Shepherd ainsi que son propre navire ravitailleur. Le Capitaine du Nisshin Maru, Tomoyuki Ogawa, a mis en péril une centaine de vies ce jour-là, et pourtant il n’a toujours pas eu à répondre de ses actions irresponsables.

L’IRC peut bien dire qu’ils ont été provoqués, cependant le capitaine d’un navire de 8000 tonnes devrait être capable de garder la tête froide lorsqu’il navigue parmi les eaux les plus dangereuses de la planète. Rien n’excuse de mettre des vies en danger, et il n’y a pas de décision plus irresponsable que celle prise par Tomoyuki Ogawa d’entrer en collision avec un navire ravitailleur chargé de fioul. Il n’y a également rien de plus dangereux que d’éperonner son propre navire ravitailleur tout en lançant des grenades assourdissantes en direction d’une zone hautement inflammable autour de laquelle il est déjà simplement interdit de fumer.

Sea Shepherd a fourni les preuves d’une fuite de carburant provenant du Sun Laurel, en collectant des échantillons d’eau de mer et en mettant à disposition les enregistrements des communications radio avec le navire ravitailleur. Les Autorités de Sécurité Maritime Australiennes ont ouvert une enquête officielle sur cet incident. Sea Shepherd dispose également de vidéos et photographies montrant le Sun Laurel navigant dangereusement à travers des plaques de glace et entrant en collision frontale avec un petit iceberg, risquant une fuite de carburant.

L’IRC persiste à dire que le ravitaillement de leur navire est légal, mais ne nie pas pour autant que le Sun Laurel transporte bel et bien du fioul lourd sous les 60 degrés Sud, ce qui constitue une violation de la convention MARPOL. Ils avaient déjà par le passé tenté de démontrer que le Nisshin Maru n’était pas concerné par ces lois car il navigue dans un but de "Recherche Scientifique", mais le Sun Laurel est bel et bien un navire commercial, ce qui constitue donc une infraction à la loi internationale.

Sea Shepherd Australie a fait part des infractions commises par le Sun Laurel au Service des Immatriculations Maritimes du Panama, à la compagnie d’assurance qui représente le Sun Laurel, ainsi qu’à l’Organisation Maritime Internationale et aux services d’enregistrement des navires Hollandais et Australiens.

Ces opérations de ravitaillement ont été déclarées illégales dans le but de préserver les eaux fragiles de l’Antarctique, et parce que même quand toutes les mesures de sécurité sont prises, le risque zéro n’existe pas et un désastre écologique peut survenir à tout moment, une simple erreur humaine pouvant mettre en péril la totalité d’un écosystème. La marée noire de BP dans le Golfe du Mexique en juillet 2010 et la catastrophe de Fukushima étaient considérées comme impossibles … jusqu’à ce qu’elles surviennent.

Dans la mesure où Sea Shepherd possède déjà des preuves du comportement irresponsable de l’équipage du Sun Laurel, qui se pavane tranquillement en mer en défiant toutes les règles de sécurité: laissant fuir des hydrocarbures, navigant dangereusement au milieu des icebergs et fumant même des cigarettes sur le pont d’un navire chargé de carburant…il est difficilement imaginable qu’il puisse mener son opération de ravitaillement illégal d’une manière sécurisée. Par conséquent, la façon la plus écologiquement responsable de parer à cette opération est de tenter de la bloquer de manière non violente.

La façon dont Sea Shepherd a choisi d’empêcher ce ravitaillement illégal ne met absolument pas en danger la navigation du Nisshin Maru, qui dispose de suffisamment de carburant pour quitter la zone du sanctuaire afin de procéder au ravitaillement au-dessus du 60ème parallèle. Puisqu’aucun des navires de leur flotte ne risque de manquer de carburant, Sea Shepherd leur conseille de se diriger au nord afin de conduire cette opération d’une manière légale. De la même manière, la simple présence d’un navire comme le Sun Laurel dans les glaces de l’Antarctique et les opérations de ravitaillement au milieu des plaques de glace sont illégales. Les actions menées par Sea Shepherd bloquent le déroulement d’une opération illégale et d’un acte criminel, et par conséquent toutes nos actions non-violentes de blocage sont justifiées.

Aucune loi n’empêche nos navires de se positionner de manière à empêcher une opération illégale de ravitaillement. Les navires de Sea Shepherd ne se sont pas approchés de la flotte baleinière. Ils étaient en position à proximité du navire ravitailleur lorsque le baleinier s’en est approché. Nous pensons que lorsque des navires braconniers tentent de se faire ravitailler illégalement  en fioul lourd par un pétrolier au milieu de plaques de glace, il est de notre devoir de tout faire pour bloquer et entraver le bon déroulement d’une opération criminelle.

Rien ne justifie le comportement d’un capitaine qui éperonne délibérément quatre navires parce qu’il dit avoir été provoqué. Tomoyuki Ogawa, le Capitaine du Nisshin Maru, savait exactement  ce qu’il faisait quand il a heurté les navires de Sea Shepherd et le Sun Laurel. Il a tout simplement jugé que pour son propre ravitaillement, cela valait le coup de mettre en danger la sécurité et les vies de nos équipages (plus d’une centaine de personnes), de celui du Sun Laurel (une douzaine de personnes), et même de mettre en danger son propre équipage.

L’IRC a refusé de reconnaître les dommages causés aux navires de Sea Shepherd, et a exagéré les dégâts subis par le Nisshin Maru suite aux heurts, c’est-à-dire quelques bandes de peinture écaillée, récupérées par l’équipage du Bob Barker (sur son pont brisé et ses mâts arrachés). Ils ont également sous-estimé les dommages causés au Sun Laurel, dont la superstructure a été largement endommagée, avec des garde-corps cassés, son canot de sauvetage principal écrasé et sa grue de lancement des canots détruite.

Le Capitaine Tomoyuki Ogawa du Nisshin Maru a éperonné le Steve Irwin non pas une fois, mais deux fois; le Sam Simon a été éperonné une fois, ce qui a endommagé son portique; et le Sun Laurel a été heurté quatre fois. Le Bob Barker n’a pas heurté le navire ravitailleur, mais il a été poussé par le Nisshin Maru contre le flanc du pétrolier, puis éperonné plusieurs fois par le Nisshin Maru.

Tous ces événements ont été enregistrés sous différents angles par plus d’une douzaine de caméras embarquées à bord des navires de Sea Shepherd et du canot pneumatique Delta du Steve Irwin. Le Bob Barker a démâté, son radar a été détruit, et ses feux de navigation ont été cassés par la proue du Nisshin Maru en plus des dommages causés à ses ponts par la coque géante. Quand le Capitaine Tomoyuki Ogawa a propulsé le Nisshin Maru sur la plateforme surélevée du Bob Barker, des câbles électriques à haute tension ont été arrachés, provoquant des étincelles qui auraient pu générer une explosion majeure du Sun Laurel. Il a ensuite continué de pousser le Bob Barker après lui avoir infligé ces dommages, et n’a cessé que lorsque le Bob Barker a émis un signal de détresse.

L’IRC dit avoir utilisé ses canons à eaux de manière "préventive". Mais il semble évident que le Nisshin Maru a bel et bien dirigé ses canons à eau haute pression d’une manière plutôt agressive vers l’équipage et la cheminée du Bob Barker afin d’endommager les machines, en plus d’avoir lancé des grenades assourdissantes sur l’équipage. A un moment donné, le Nisshin Maru a également dirigé ses puissants canons à eau vers les radars du Sam Simon pendant de longues minutes. Tenter de détruire les outils de navigation d’un navire ne peut être considéré comme une "mesure préventive". Les cibles principales de leurs canons à eau étaient les conduits de cheminée, ce qui a causé d’importantes inondations dans la salle des machines, et les panneaux de pont. L’équipage de pont Sam Simon a dû s’équiper de casques afin de se protéger, tellement nous avons craint que les canons à haute pression ne fassent éclater les vitres.

Les informations fournies par la flotte baleinière japonaise à la Cour américaine du Neuvième Circuit ne sont pas pertinentes. Dans cette affaire, l’accusé, Sea Shepherd USA, s’est plié à l’injonction de Décembre 2012, et n’a pas pris part à l’Opération Tolérance Zéro conformément à la décision de la cour. Les navires de Sea Shepherd qui défendent actuellement le Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral naviguent sous les pavillons australien et néerlandais. Les Capitaines sont suédois, indiens, et australiens. Et cet incident a eu lieu dans le Territoire Antarctique Australien.

Il est à noter que dans cet incident, aucun des navires de Sea Shepherd n’a approché les vaisseaux japonais.

Nos navires ont fait preuve de beaucoup de modération cette année, bien plus que d’ordinaire, ce qui est bien ironique au regard de l’escalade de violence exercée par les braconniers japonais, qui n’avaient  pas eu un tel comportement depuis qu’ils ont coulé l’Ady Gil en 2010.

Le siège de Sea Shepherd Conservation Society se trouve aux USA. Mais d’autres entités de Sea Shepherd existent de manière indépendante en Australie, en Nouvelle-Zélande, à Hong-Kong, au Canada, aux USA, en France, Espagne, Allemagne, Suède, aux Pays-Bas, en Belgique, Afrique du Sud, au Brésil, au Chili, en Equateur et en Grande-Bretagne.

La liste des infractions commises par la flotte baleinière japonaise est interminable. Les opérations japonaises de chasse à la baleine visent les rorquals communs et les baleines à bosse, des espèces menacées; et la baleine de Minke, une espèce protégée; et ce, à l’intérieur du Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral, du Territoire Antarctique Australien, du Sanctuaire Baleinier Australien et de la Zone du Traité de l’Antarctique – ce qui constitue une violation flagrante du moratoire international sur la chasse commerciale des baleines. De plus, ils naviguent chargés de fioul lourd au sud du 60eme parallèle, ce qui constitue une violation de la convention MARPOL. Ces opérations baleinières japonaises n’ont rien de scientifique, il ne s’agit que d’une excuse pour mener impunément à bien leurs opérations commerciales. Il ne s’agit pas de science, c’est une imposture.

Sea Shepherd agit de manière non-violente depuis plus de 35 ans, et n’a jamais causé aucune blessure à personne. Les baleiniers ont détruit un navire, l’Ady Gil, et ont par le passé déjà causé de nombreuses blessures aux équipages de Sea Shepherd. Rien que l’an passé, des membres de nos équipages ont été frappés au visage avec des tiges de bambou, un grappin a été jeté sur le canot pneumatique Delta, heurtant plusieurs membres d’équipage et agrippant le bras d’un caméraman qui a failli être projeté dans les eaux glaciales de l’Antarctique.

Pendant que ces braconniers japonais sévissent impunément au beau milieu de l’écosystème de l’Antarctique et des baleines, Sea Shepherd n’a pas l’intention de se laisser injustement accuser de "terrorisme", mot qui est d’ailleurs utilisé si fréquemment de nos jours qu’il en perd sa signification réelle. Sea Shepherd ne prendra les baleiniers que pour ce qu’ils sont réellement, c’est-à-dire des braconniers commettant des crimes dans un sanctuaire baleinier international.

Le Nisshin Maru dirigeant ses canons à eau sur le Sam Simon photo: Marianna Baldo
Le Nisshin Maru dirigeant ses canons à eau sur le Sam Simon - photo: Marianna Baldo

 

Bien qu’il ne soit pas un brise-glace, le Sun Laurel navigue au milieu des plaques, heurtant un petit iceberg, et prenant le risque d’engendrer une fuite importante de fioul photo: Tim Watters

Bien qu’il ne soit pas un brise-glace, le Sun Laurel navigue au milieu des plaques, heurtant un petit iceberg, et prenant le risque d’engendrer une fuite importante de fioul - photo: Tim Watters

 

Des membres de l’équipage du Sun Laurel fumant à bord du navire-ravitailleur - photo: Tim Watters Des membres de l’équipage du Sun Laurel fumant à bord du navire-ravitailleur - photo: Tim Watters 

 

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