Commentary and Editorial

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Mercredi, 27 Mars 2013 00:00

La vérité derrière le mensonge

Commentaire par Aaron Hall, Webmaster et Gardien du barrage

Un ouvrier de l’ODFW portant une casquette “Sea Lion Shepherd” en train de marquer une otarie au fer rougeUn ouvrier de l’ODFW portant une casquette “Sea Lion Shepherd” en train de marquer une otarie au fer rouge

Vous vous réveillez en sursaut au son des cris de douleurs de vos amis et de votre famille, et la peur vous saisit lorsque l’odeur de la chair brûlée envahit l’air environnant. Vous regardez un homme que vous n’avez jamais vu auparavant saisir ceux qui vous sont chers par la peau du cou et les jeter à terre; les maintenir au sol avec un pied, et les marquer au fer rouge. Le grésillement de la peau qui grille vous retourne l’estomac. Avec un regard légèrement sadique, l’homme se retourne et se rapproche du reste du groupe, et la peur vous envahit lorsque son regard croise le vôtre.

Cela ressemble à une scène de film d’horreur Hollywoodien, mais en réalité c’est exactement ce que sont en train de vivre les otaries du fleuve Columbia, au barrage de Bonneville dans le port d’Astoria.

Les otaries font partie des pinnipèdes, et aux Etats-Unis ces animaux sont protégés par l’Acte de Protection des Mammifères Marins de 1972 (MMPA), tout comme 125 autres espèces marines de ce pays. En 1994, le gouvernement fit voter un amendement au MMPA pour y inclure un programme autorisant et contrôlant le prélèvement des mammifères marins dont le comportement nuit à la pêche commerciale, en dépit de ce statut de protection. A cause de cette modification injuste de la loi, la porte est maintenant grande ouverte, et les otaries subissent de plein fouet  les conséquences de la surpêche et de l’avidité des humains.

En 2012, la NOAA (Agence Américaine pour l’étude des Océans et de l’Atmosphère) a autorisé les états de l’Oregon, de Washington et de l’Idaho à tuer jusqu’à 92 otaries par an, jusqu’en juin 2016. La peine de mort est donc la sentence appliquée par le gouvernement et les états fédéraux pour le simple "crime" de se nourrir de saumon. Simplement parce que les otaries consomment 5 ou 6 saumons de manière occasionnelle, elles sont considérées comme nuisibles, et les rangers locaux sont autorisés à tuer ces animaux qui dérangent. Le raisonnement derrière tout ceci? Les otaries sont accusées de manger trop de saumon, et cela affecterait les activités locales de pêche commerciale.

La réalité, c’est que tout ceci n’est que de la poudre aux yeux. On tente de faire passer les otaries du fleuve pour des meurtrières de saumon en masse, alors qu’en réalité, elles ne consomment qu’environ 4% des poissons attrapés pendant le frai. Au barrage de Bonneville, les oiseaux ainsi que la pêche commerciale prélèvent chacun entre 10 et 20% de la population de saumons, et personne au gouvernement ne se préoccupe de savoir si ces chiffres sont trop importants, mais cependant on considère que le pourcentage de poissons pris par les otaries est assez significatif pour que cela justifie des actes de torture et de massacre.

Tout ce manège continuera jusqu’au 31 mai. Mais contrairement au scénario Hollywoodien dont nous parlions un peu plus haut, cette fois-ci il n’y aura ni acteur au cachet surdimensionné, ni scripte, ni interviews sur le tapis rouge. Par contre, il y aura tout un groupe dévoué de gardiens du barrage, bénévoles, qui endosseront tous les rôles : producteurs, scénaristes, acteurs, techniciens et même professeurs, et qui seront là quoi qu’il advienne, jour et nuit, quel que soit le temps, sur les rives du fleuve et aux abords du barrage, et partout ailleurs où ces créatures précieuses seront assommées, marquées et tuées. Ils seront là pour montrer à la lumière du jour les injustices subies par ces animaux alors que le reste de l’humanité ferme les yeux dans une indifférence totale. Ils seront les héros de l’ombre pour chacune des otaries du fleuve. Ils seront leurs gardiens, et ils protègeront tous ceux qui ne peuvent se défendre eux-mêmes.

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Une otarie de Californie fraîchement marquée - Photo: Aaron Hall/Sea ShepherdUne otarie de Californie fraîchement marquée - Photo: Aaron Hall/Sea Shepherd

 

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