Commentary and Editorial

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Lundi, 01 Avril 2013 00:00

Billet du Capitaine

Le Capitaine Paul Watson - Photo: Tim Watters/Sea ShepherdLe Capitaine Paul Watson - Photo: Tim Watters/Sea Shepherd

Lundi 1ier avril 2013

J’aurais voulu pouvoir vous dire "Bon Premier Avril" à tous, mais cet imbécile squalophobe de Stephen Harper ne m’a pas laissé beaucoup de raisons de me réjouir.

La seule vraie mauvaise nouvelle de la semaine a été le rejet de la motion visant à interdire le commerce des ailerons de requins au Canada. Elle aurait été approuvée, si seulement Monsieur le Premier Ministre Harper "Je-Hais-La Nature" n’avait pas ordonné à ses sbires égoïstes, ignorants et serviles de voter contre elle.

Parfois je m’étonne de l’injustice qui fait que mon père a servi en Corée, mon grand-père paternel a combattu pendant la Première Guerre Mondiale, son frère est mort pendant la Seconde, le père de ma mère a fait la guerre des Boers dans un régiment canadien, et mes ancêtres se sont battus pendant la guerre anglo-américaine de 1812 et lors de la Bataille de Québec ;  et en récompense de toute la peine de mes ancêtres canadiens, ma génération est récompensée par ce violeur de nature, ce tueur de bébés-phoques, ce destructeur de forêts, cet ignare de l’écologie, ce va-t-en-guerre pathétique, ce déchet de l’humanité, j’ai nommé Stephen Harper.

Eh bien voilà,  c’était mon coup de gueule politique du jour. Maintenant, passons  à quelque chose de plus positif sur les Canadiens. Merci, Marley Daviduk, toi qui poursuis le combat pour défendre les requins contre la stupidité politique obstinée de ces crétins squalophobes d’Ottawa.

Je pense qu’il nous faudrait créer la Médaille Verte du Canada pour des gens comme Marley Daviduk, David Suzuki, Alexandra Morton, Elizabeth May et bien d’autres qui se battent de toutes leurs forces pour le vrai Canada, le Canada des orignaux et des visons, des érables et des pins Douglas, des narvals et des phoques, des castors, des loutres et des ours.

Ô Canada, ceux qui sont debout pour toi aujourd’hui sont calomniés et persécutés par ceux qui ont confisqué le pouvoir pour leur propre intérêt égoïste. Notre patrie, le pays où nous sommes nés, est polluée par les sables bitumineux et la déforestation, la destruction de la diversité et le pillage de nos trésors naturels nationaux.

Il y a beaucoup de bons côtés au fait de vivre en exil politique. Rester hors de vue, et en tout cas hors de contact, de la terre ferme n’est pas une mauvaise chose en soi, je n’ai pas vu un seul camion ou une seule voiture depuis plus de six mois, et les foules sont désormais un souvenir du passé. La nuit, au lieu des lumières de la ville, j’ai la vue splendide des étoiles. Le peu de choses qui me manquent sont plus que compensées par des bonheurs tels que recevoir quotidiennement la visite des dauphins, des baleines ou des requins, nager au large dans des eaux tièdes et propres, et constater que chaque coucher de soleil est différent de celui de la veille.

Aujourd’hui nous avons eu la visite de quelques globicéphales,  de quelques oiseaux de mer amicaux, et d’un thon qui a sauté devant le bateau.

L’équipage est une compagnie très agréable, nous avons des jeux de cartes, des vidéos et des livres pour nous distraire. J’ai aussi beaucoup de temps pour lire et écrire des poèmes, travailler à mes livres et élaborer des stratégies pour défendre la diversité dans les océans.

A bien des égards, je me sens comme le Capitaine Nemo, satisfait de vivre en mer, elle qui me donne tant d’énergie, d’inspiration et de réconfort.

Les eaux sombres s’agitent comme un hauban fouetté par le vent,
La brise souffle doucement dans mes cheveux,
Tant de paix, loin de l’affairement des foules,
Du temps pour réfléchir et pour penser.
Ma famille, mes amis et mon amour me manquent,
Mais tous comprennent pourquoi je suis ici,
Obligé de "souffrir" sous les étoiles,
Là où je n’ai rien à craindre.
Je ne regrette rien des actes qui m’ont amené ici,
Je suis honoré de servir la cause des baleines,
Par un temps changeant nous voguons, louvoyons et manœuvrons,
Un chapitre de plus dans une longue histoire.
Et je me servirai du vent et des courants,
Le soleil et les étoiles seront mon guide,
Pour me porter là où un destin inconstant l’exige,
Sur les vagues où ma liberté est préservée.

Les équipes à terre m’ont dit que les visites publiques des trois bateaux à Williamstown, dans l’état de Victoria, se passent bien. Comme ce sont les vacances de Pâques, plusieurs milliers de personnes sont venues, et la campagne de collecte des fonds en Australie pour retourner en Antarctique est en cours. Avant le début de la prochaine campagne dans l’Océan Austral, les bateaux iront aussi à Sydney et à Hobart.

Alors bienvenue à tous dans ce mois d’avril 2013. Mon unique petite-fille va fêter ce mois-ci le premier anniversaire de sa naissance sur la planète Terre, et je crois qu’elle se débrouille bien. Il faut encore qu’elle apprenne à mieux marcher et s’exprimer, mais  elle devrait progresser rapidement au cours de sa deuxième année. Elle a passé la plus grande partie de sa première année à devenir de plus en plus adorable. Et je crois que ça, elle le maîtrise maintenant parfaitement.

 

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