Commentary and Editorial

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Mercredi, 22 Mai 2013 02:20

Islande: Des bandits voleurs et broyeurs de diversité biologique

Par Andrea Gordon – vétéran des équipages Sea Shepherd et responsable du Bob Barker

Andrea Gordon, vétéran des équipages Sea Shepherd et responsable du Bob Barker – Photo: Sea Shepherd/Marianna BaldoAndrea Gordon, vétéran des équipages Sea Shepherd et responsable du Bob Barker – Photo: Sea Shepherd/Marianna Baldo

L’Islande a annoncé son intention de poursuivre ses activités criminelles de chasse commerciale de baleines en danger d’extinction, en abattant au moins 154 rorquals communs. Suite à la chasse commerciale du 20è siècle, les rorquals, dotés d’une grande intelligence et très évolués, sont maintenant inscrits sur la liste rouge des espèces en danger d’extinction de l’UICN. Le plan dévoilé par le marchand de mort islandais, la société Hlavur hf, est de vendre les carcasses de baleines à des acheteurs japonais et de transporter ces géants morts des océans à travers la moitié du globe, en contravention avec la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).

Les gouvernements devraient prendre immédiatement des sanctions sévères contre l’Islande et sa conspiration criminelle aux dépens des baleines. La reprise de la tuerie et du transport d’espèces en danger d’extinction préméditée par l’Islande met en évidence le manque criant de détermination et de volonté politique des états pour faire respecter les lois internationales de protection de l’environnement.

Les lois ne servent à rien si on ne les fait pas respecter. Les braqueurs de banque ne préviennent pas quand ils ont une banque en ligne de mire, parce qu’ils se feraient arrêter. L’Islande, par cupidité, est en train de braquer la banque mondiale de la biodiversité sur ordre de riches acheteurs japonais.

Mais comparer ainsi des tueurs en série de baleines avec des braqueurs de banque est injuste. Les cambrioleurs volent des objets insensibles, inanimés et remplaçables. Les baleiniers islandais tuent méthodiquement et de sang froid des familles entières de mammifères à sang chaud, sociaux et hautement intelligents, contraignant des mères impuissantes à assister aux souffrances atroces et à la mort de leurs bébés.

Malheureusement, l’administration Obama s’est bornée à réprimander l’Islande lorsqu’elle a repris son activité criminelle il y a deux ans. Des paroles et des regards désapprobateurs ne dissuadent pas des braqueurs de banque. Des conséquences financières et l’action directe, si.

L’argent, on peut le remplacer. Une fois que les grandes baleines auront suivi le même chemin que le grand pingouin, elles auront disparu pour toujours. Le grand pingouin était un grand oiseau noir et blanc, incapable de voler, qui ressemblait beaucoup aux manchots, et qui vivait autrefois en grand nombre dans l’Atlantique Nord. Les pêcheurs et explorateurs européens ont rapidement abattu beaucoup de ces oiseaux imposants. Même quand des scientifiques réalisèrent au 19è siècle que le grand pingouin était en danger d’extinction, leur rareté accrut la prime qui était sur leur tête. En 1844, des pêcheurs islandais découvrirent le dernier couple et le dernier œuf sur un îlot islandais reculé appelé le "Rocher du Grand Pingouin". A la demande d’un acheteur fortuné, les pêcheurs islandais Jon Brandsson et Sigurdur Isleifsson étranglèrent le dernier couple de la planète. Ketill Ketilsson écrasa le dernier œuf fécondé sous sa botte. Et avec ce brutal coup de botte, la richesse biologique du monde s’appauvrit pour toujours.

Et maintenant, l’histoire se répète, mais au niveau mondial. Le Japon est l’acheteur fortuné qui commande à l’Islande de jouer le rôle de la brute bottée, du braqueur de rorquals communs en danger d’extinction. Nous n’avons nul besoin de montrer plus de photos déchirantes de ces créatures majestueuses en train d’agoniser dans des flots de sang pour attirer l’attention sur leur détresse, de même que nous n’avons nul besoin de faire campagne contre les cambrioleurs pour attirer l’attention de l’opinion publique Nous savons que c’est illégal, et nous savons que c’est mal. Ce dont nous avons besoin, c’est que les états agissent avec détermination pour faire respecter les lois qu’ils ont votées.

Qu’est-ce que les gouvernements du monde ont à perdre en faisant respecter les lois internationales grâce aux mesures qu’ils ont déjà mises en place à cet effet ? Aucun d’entre eux n’a rien à perdre individuellement, mais c’est la préservation de l’environnement dans toute la planète qui est en jeu.

Nous ne vivons pas seuls sur cette planète. Chaque être vivant dans l’océan est intimement connecté avec tout le reste – et notre existence est inexorablement liée aux océans. Compte tenu du taux croissant d’extinctions, la meilleure garantie de préservation de la vie sur notre magnifique planète bleue est la diversité des espèces pour résister au réchauffement climatique. Le capitaine Paul Watson a dit un jour: "Si nous ne pouvons pas sauver les baleines, nous ne pourrons pas sauver les océans, et si les océans meurent, alors nous mourrons tous, et tous les grands rêves de l’humanité disparaîtront, réduits en poussière volant au vent du temps".

Pendant l’Opération Tolérance Zéro, Sea Shepherd Australie est partie au bout du monde, nous avons risqué nos vies et nos navires pour sauver les grandes baleines avec 100% de succès pour les rorquals communs.

Rorquals communs nageant librement  – Photo: Sea Shepherd/Adam Lau

Rorquals communs nageant librement – Photo: Sea Shepherd/Adam Lau

 

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