Commentary and Editorial

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Mercredi, 10 Juillet 2013 13:24

Remarques de Sea Shepherd sur le rapport de mission du programme baleinier japonais 2012-2013

Commentaires de Sea Shepherd sur le :

Rapport de mission de la seconde phase du programme de recherche sur les baleines en Antarctique dans le cadre du permis spécial (JARPA II) en 2012/2013

Par Rob Read – Sea Shepherd UK

Tsutomu Tamura1), Toshihiro Mogoe1), Tatsuya Isoda1), Kazuyoshi Nakai1), Hitomi Sato1), Kazuu Tamahashi2), Tohru Takamatsu2), Masakatsu Mori2), Masaomi Tsunekawa2), Isamu Yoshimura2), Takashi Yoshida1) and Tomoyuki Ogawa2).

L’Institut pour la Recherche sur les Cétacés, 4-5 Toyomi-cho, Chuo-ku, Tokyo 104-0055 Japon. 2) Kyodo Senpaku Kaisya, Ltd., 4-5 Toyomi-cho, Chuo-ku, Tokyo 104-0055 Japon.

  1. :

Jarpa logoLa huitième campagne de la seconde phase du programme japonais de recherche sur les baleines en Antarctique a été menée pendant l’été austral 2012/2013, conformément à l’article VIII de la Convention Internationale pour la Réglementation de la Chasse à la Baleine (ICRW). Trois bateaux d’observation et d’échantillonnage (SSV) et un navire base de recherche se sont consacrés à la recherche pendant 48 jours, du 26 janvier au 14 mars 2013 dans les zones III Est (35°E – 70°E), IV (70°E-130°E), V Ouest (130°E-165°E) et dans une partie de la zone V Est (165°E – 175°E). Malheureusement, la recherche a été interrompue à plusieurs reprises par un groupe anti-baleiniers (Sea Shepherd, SS), qui a mené des actions violentes de sabotage contre les navires de recherche japonais. L’activité de recherche des SSV a été également interrompue à plusieurs reprises par le groupe SS. Il y a eu sabotage direct des activités de recherche par SS pendant 21 jours. Cependant c’est pendant toute la durée de la mission que les activités de recherche ont été perturbées par SS. La recherche a été conduite sur une distance totale de 2103,3 milles nautiques. Onze espèces, dont cinq baleines à fanons (baleine de Minke de l’Antarctique, baleine bleue, rorqual commun et baleine franche australe) ainsi que deux cétacés à dents (grand cachalot, hyperoodon austral) ont été observées pendant la durée de la mission. Au total 227 groupes (412 individus) de baleines à bosse ont été observés. C’était l’espèce de baleines la plus souvent rencontrée dans la zone de recherche, suivie par les baleines de Minke de l’Antarctique (149 groupes, 280 individus), et les rorquals communs (61 groupes, 241 individus). Le nombre d’observations de baleines à bosse a été environ 1,5 fois plus élevé que pour les baleines de Minke de l’Antarctique. Au total 103 baleines de Minke de l’Antarctique ont été prélevées. Toutes les baleines prélevées ont été étudiées à bord du navire de base scientifique. Des expériences de photo-identification ont été menées sur trois baleines bleues, sept baleines à bosse et une baleine franche australe. Au total trois échantillons biopsiques de peau ont été prélevés sur des baleines à bosse. Des études océanographiques ont été réalisées à 55 points, en utilisant la technique XCDT pour étudier les variations verticales de la température de l’eau de mer et les profils salins. Les principaux résultats de cette étude peuvent être résumés comme suit : 1) les baleines à bosse étaient présentes en grand nombre dans la zone de recherche, et leur indice de densité était plus élevé que celui des baleines de Minke de l’Antarctique dans toutes les zones sauf la Baie de Prydz ; 2) la surface libre de glaces de la zone de recherche était significativement plus étendue qu’au cours des saisons précédentes ; 3) les baleines de Minke de l’Antarctique femelles adultes n’ont été observées que dans la baie de Prydz ; 4) toutes les baleines de Minke de l’Antarctique prélevées dans la zone IV Est étaient des individus immatures.


Réponse de Sea Shepherd :

Sea Shepherd (excepté Sea Shepherd USA) est flatté de constater que ce rapport consacre tant de temps à souligner le succès des actions des équipages Sea Shepherd pour empêcher les activités illégales de chasse à la baleine dans le Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral. Mais nous contestons vivement l’usage du qualificatif « violent » qu’ils nous attribuent. L’équipage de Sea Shepherd n’a pas entravé d’hélice, ni lancé aucun objet vers les bateaux japonais, et aucun bateau de Sea Shepherd n’a heurté délibérément un navire baleinier japonais. En revanche, le Nisshin Maru a infligé des dommages importants à trois bateaux de Sea Shepherd en les éperonnant à plusieurs reprises, en plus d’éperonner son propre bateau ravitailleur. De plus les baleiniers japonais ont lancé des grenades défensives et d‘autres objets visant directement l’équipage Sea Shepherd.

La formule « c’est pendant toute la durée de la mission que les activités de recherche ont été perturbées par SS» traduit exactement l’objectif des actions de Sea Shepherd, et Sea Shepherd est ravi d’avoir confirmation que cet objectif a bien été atteint.

L’équipage des trois bateaux de Sea Shepherd conteste la position japonaise prétendant que plus de baleines à bosse ont été observées que de baleines de Minke. L’équipage de Sea Shepherd a suivi la même route que les bateaux baleiniers, et a observé bien plus de baleines de Minke que de baleines à bosse. L’opinion de Sea Shepherd est que le Japon fabrique ces rapports de toutes pièces pour servir de base à des prélèvements létaux de baleines à bosse la saison prochaine ou celle d’après. Cela fait quelque temps que le Japon veut des baleines à bosse, elles sont sur les permis accordés par le gouvernement japonais, avec une prise autorisée de 50 baleines à bosse, bien que cette prise soit annulée chaque année. Tuer des baleines à bosse soulèverait l’indignation de l’opinion publique mondiale, spécialement en Australie, et le Japon se sert de la menace de les tuer pour faire pression lors des réunions de l’IWC.

Les Japonais déclarent avoir vu 412 baleines à bosse depuis leurs quatre bateaux, alors que les trois bateaux de Sea Shepherd navigant dans les mêmes eaux n’en ont pas vu plus de 46.

Les baleiniers japonais ont leur propre langage orwellien, voilà qu’ils remplacent le verbe « tuer » par le verbe « prélever ».


 

INTRODUCTION

Le programme japonais de recherche sur les baleines en Antarctique dans le cadre du permis spécial (JARPA) a été conduit entre les étés australs 1987/1988 et 2004/2005, conformément à l’Article VIII de la Convention Internationale pour la Réglementation de la Chasse à la Baleine. Le JARPA a fourni de nombreuses informations sur les paramètres biologiques de la baleine de Minke de l’Antarctique (Balaenoptera bonaerensis), comme le coefficient de mortalité naturelle et les changements liés à la maturité et au vieillissement, et il a aussi réduit les paramètres de pertinence pour la gestion des stocks (IWC, 1998, Anonyme, 2005). Le JARPA a aussi permis de découvrir qu’il existe au moins deux stocks de baleines de Minke de l’Antarctique dans la zone de recherche, mais que leurs limites géographiques sont différentes de celles utilisées pour les zones IWC (Pastene, 2006). Le JARPA a également découvert que la concentration de polluants dans les tissus des baleines, comme les métaux lourds et les PCB, est à un niveau extrêmement bas (Yasunaga et al, 2006). Par ailleurs, le JARPA a démontré une tendance annuelle décroissante dans le stockage des ressources énergétiques au cours des dix-huit années du programme JARPA (Konishi et al, 2008). Par conséquent, le JARPA a rempli son office dans la collecte de données concernant les objectifs proposés initialement (IWC, 2007 ; 2008a).

Sur la base de ces considérations, le gouvernement du Japon a lancé une nouvelle étude complète dans le cadre de la seconde phase du programme japonais de recherche sur les baleines en Antarctique (JARPA II), combinant méthodes létales et non létales, à partir de l’été austral 2005/2006 (gouvernement du Japon, 2005). JARPA II a fonctionné à plein régime à partir de la saison 2007/2008. JARPA II est un programme de recherche à long terme dont les objectifs sont les suivants :1) Surveillance de l’écosystème antarctique, 1) modélisation de l’interaction entre les espèces de baleines et développement de futurs objectifs de gestion, 3) élucidation des changements temporels et spatiaux dans la structure du stock et 4) amélioration de la procédure de gestion des stocks de baleines de Minke de l’Antarctique. JARPA II se concentre sur la baleine de Minke de l’Antarctique, la baleine à bosse (Megaptera novaeangliae), le rorqual commun (B. physalus), et éventuellement d’autres espèces de l’écosystème antarctique grands prédateurs du krill antarctique.


 

Réponse de Sea Shepherd :

Voilà bien des détours pour dire qu’ils veulent reprendre la chasse commerciale à la baleine. Beaucoup de références aux baleines comme des « stocks » et la nécessité de « gérer ». Nous nous rappelons tous ce qui se passait pour les baleines avant le moratoire, avec le Japon et l’Union Soviétique trafiquant tous deux leurs comptes et déclarant un nombre de baleines abattues bien inférieur à la réalité.

Objectif numéro 1 de JARPA : Surveiller l’écosystème antarctique – il faut traduire par « chercher des moyens d’exploiter les ressources antarctiques ».

Objectif numéro 2 de JARPA : Modélisation des interactions entre les espèces de baleines et développement de futurs objectifs de gestion – il faut traduire par « développer de futurs projets pour rouvrir les activités commerciales baleinières dans l’océan austral ».

Objectif numéro 3 de JARPA : Elucider les changements temporels et spatiaux dans la structure du stock : Elucider veut dire « expliquer clairement », ce qui n’est sûrement pas le cas ici avec leur façon bizarre de dire que le temps et l’espace sont causes de changements dans le nombre de baleines. Ce qu’ils devraient dire, c’est que leurs foutus harpons ont eu un impact négatif important pendant la période où ils ont chassé illégalement la baleine à l’intérieur des limites d’un sanctuaire baleinier reconnu internationalement.

Et objectif numéro 4 de JARPA : Améliorer la procédure de gestion des stocks de baleines de Minke de l’Antarctique – Il faut traduire par « il faut que les harponneurs et les dépeceurs continuent à s’entraîner dans l’art d’assassiner les baleines ».

La dernière partie évoque les baleines comme concurrents pour le krill que les Japonais exploitent comme source bon marché de protéines pour l’alimentation des animaux d’élevage. Cette dernière partie indique clairement que le Japon a d’autres ambitions en Antarctique au-delà des baleines, et ils mentionnent spécifiquement leur désir de tuer des baleines à bosses.


 

JARPA II est une action parfaitement légale conduite dans les règles de l’ICRW. Malgré cela, ces dernières années, un groupe violent de militants anti-baleiniers (Sea Shepherd, SS) a engagé des actions violentes de sabotage contre les bateaux de recherche de JARPA II. L’IWC a condamné la stratégie de SS contre les bateaux japonais de recherche baleinière. En 2008, les pays membres de l’IWC ont adopté par consensus un texte qui appelle ce groupe à « s’interdire des actions dangereuses qui nuisent à la sécurité en mer », indépendamment des différentes positions des pays vis-à-vis de la chasse à la baleine (IWC 2008b). L’Organisation Maritime Internationale (IMO) a elle aussi adopté une résolution qui faisait état d’inquiétudes sérieuses sur la sécurité des bateaux, des vies humaines et de l’environnement marin suite à des manifestations illégales ou des confrontations en haute mer (IMO, 2010).

Malgré ces tentatives internationales pour éviter les confrontations en mer, les activités de recherche de l’étude JARPA II en 2012/2013 ont été à nouveau interrompues par le groupe SS dans la zone de recherche. Afin d’assurer la sécurité des bateaux de recherche et des membres d’équipage, les navires dont la mission était l’observation ont dû consacrer une grande partie du temps prévu pour la recherche à des activités de sécurité. Ce fut très regrettable et décevant de rapporter que ce grand investissement – une mission dédiée à l’observation en Antarctique – a dû être annulé pendant la saison 2012/2013 de même qu’en 2011/2012. Ces missions d’observation étaient planifiées en accord avec les directives de l’étude IWC (IWC, 2005) et avaient été ratifiées par le CS de l IWC en 2011 et 2012 (IWC, 2011, 2012).

Ceci est le rapport de la huitième mission de JARPA II conduite pendant l’été austral 2012/2013.


 

Réponse de Sea Shepherd :

Si JARPA est une activité parfaitement légale, alors pourquoi l’Australie et la Nouvelle Zélande ont-elles porté le Japon devant la Cour Internationale de Justice pour condamner leurs opérations de braconnage dans l’Océan Austral ? Ce massacre de baleines a déjà été condamné par la Cour Fédérale australienne et les baleiniers japonais agissent en dépit de ce jugement. Les bateaux baleiniers japonais ne pourraient pas pénétrer dans un port australien ou néo-zélandais sans se faire arrêter. A nos yeux, cela ne ressemble guère à une activité légale. En revanche, les bateaux de Sea Shepherd sont libres d’utiliser les ports australiens et néo-zélandais comme bases d’opération pour combattre la chasse baleinière japonaise.

L’IWC a condamné la chasse baleinière japonaise dans le Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral. A quoi bon créer un sanctuaire baleinier si on peut y tuer librement des baleines ? A quoi bon déclarer un moratoire de la chasse baleinière commerciale si la chasse commerciale se poursuit sous couvert d’une science dénuée de toute crédibilité au sein de la communauté scientifique ?

Ni l’IWC ni l’IMO n’ont informé Sea Shepherd que ses interventions étaient condamnées ou interdites. Pas une lettre, pas un fax, pas un e-mail, pas même une carte postale.

La partie que nous préférons dans cette section du rapport c’est « Ce fut très regrettable et décevant de rapporter que ce grand investissement – une mission dédiée à l’observation en Antarctique – a dû être annulé pendant la saison 2012/2013 ainsi qu’en 2011/2012 ».

Sea Shepherd n’éprouve aucun regret, et quant à nous, nous ne sommes certes pas déçus. Au contraire, nous sommes très heureux d’avoir sauvé la vie de toutes ces baleines menacées par « la mission dédiée à l’observation ». Nous sommes absolument ravis que ces missions d’observation létale aient été annulées, et nous espérons qu’il en sera de même pendant la saison 2013/2014.


 

MATERIEL ET METHODE

Bateaux de recherche :

La flotte de recherche était composée d’un bateau consacré à l’observation, de deux bateaux d’observation et de prélèvement, et d’un bateau base de recherche. Ces bateaux sont listés ci-dessous :

Bateau de base de recherche Nisshin Maru (NM ; 8141 tonnes)

Bateaux d’observation et de prélèvement (SSV) Yushin Maru (YS ; 720 tonnes) Yushin Maru N° 2 (YS2 ; 747 tonnes) Yushin Maru N° 3 (YS3 ; 742 tonnes)

Deux SSV (YS et YS2) ont été engagés dans l’observation et les études océanographiques et la plupart des expériences. NM a servi comme base de recherche où ont été réalisés tous les examens biologiques des baleines prélevées.

 


 Réponse de Sea Shepherd :

Tiens donc … Ils ne mentionnent pas un seul bateau-harpon. Un bateau rien que pour observer, deux pour observer et prélever et une base de recherche ? L’équipage de Sea Shepherd a vu quelque chose de très différent – plutôt trois bateaux-harpons tueurs et un abattoir flottant. Les « examens biologiques des baleines prélevées » correspondaient au dépeçage, à l’emballage et à la surgélation. A bord de ce bateau de recherche et de boucherie qui a coûté plusieurs millions de dollars, chaque baleine était coupée en morceaux en moins d’une heure sans qu’aucun scientifique en blouse blanche ne fasse grand-chose, à part retirer un os de l’oreille interne. Tous ces hommes chargés du dépeçage sur le pont ne ressemblaient à rien d’autre qu’aux bouchers qu’ils sont en réalité… et sûrement pas à des scientifiques.


 

Zone de recherche et limite des glaces :

La zone couverte par JARPA II est fondamentalement la même que JARPA ; la partie orientale de la zone III, les zones IV et V, et la partie occidentale de la zone VI. Toute l’aire de recherche s’étend de 35° E à 145° O, au sud de 60°S. Pendant cette saison, JARPA II a étudié la partie orientale de la zone III, la zone IV et la partie occidentale de la zone V (35°E – 165°E). La carte 1 montre la localisation géographique de la zone de recherche pour la mission JARPA II de 2012/2013. Pour cette mission, notre estimation de la position de la limite des glaces était basée sur nos observations visuelles et radar de la limite des glaces ainsi que sur les prévisions satellites. Pendant cette saison, la superficie libre de glaces de la zone de recherche, y compris la baie de Prydz, était significativement plus grande que pour les missions précédentes.

Tracé de la mission :

Le tracé de la mission des SSV était une route en zigzag changeant de direction à des intervalles de 1°40’ de longitude. Les SSV suivaient deux trajectoires à 7 milles nautiques l’un de l’autre.

Méthodes d’observation :

Les procédures d’observation étaient les mêmes que pour les études JARPA précédentes (voir Nishiwaki et al. 2007). Les missions d’observation des SSV étaient conduites en « limited closing » (lorsque des baleines de Minke de l’Antarctique étaient observées sur le tracé prédéterminé, le bateau s’approchait des baleines et confirmait l’espèce et la taille du groupe). Trois SSV avançaient sur des routes parallèles à 7 milles nautiques l’un de l’autre, à une vitesse moyenne de 11,5 nœuds. L’étude était réalisée dans des conditions de recherche optimales (ce qui signifie un vent en-dessous de 25 nœuds dans la strate sud et 20 nœuds dans la strate nord, et une visibilité supérieure à 1,5 mille nautique). En plus de l’observation des baleines de Minke de l’Antarctique, les SSV ont approché des baleines bleues (B. musculus), des rorquals communs, des baleines à bosse, des baleines franches australes (Eubalaena australis), des baleines pygmées ( Caperea marginata), des rorquals boréals (B. borealis), des grands cachalots (Physeter macrocephalus) et des hyperoodons australs pour réaliser des expériences. Pendant leur mission d’observation, Les SSV ont également approché les mêmes espèces pour réaliser des expériences.

Méthodes d’échantillonnage :

Ce sont les SSV qui étaient chargés du prélèvement des échantillons. Un échantillon de 850 baleines de Minke de l’Antarctique (avec 10% de marge) et de 50 rorquals communs était prévu dans la zone de recherches au sud du 62° S pendant la campagne JARPA II de 2012/2013. Bien que le projet initial ait compris également 50 baleines à bosse (gouvernement du Japon, 2005), le gouvernement du Japon a décidé de suspendre l’échantillonnage de baleines à bosse.

Une ou deux baleines de Minke de l’Antarctique ont été prélevées au hasard de chaque groupe d’abord observé à une distance de 3 milles nautiques du tracé. Les baleines de Minke naines n’étaient pas visées par les prélèvements. Les prélèvements de rorquals communs étaient limités aux animaux dont le corps ne mesurait pas plus de 20 m à cause des limitations logistiques du NM. Si deux ou trois animaux de moins de 18 m se trouvaient dans un groupe, alors un seul était sélectionné au hasard et prélevé.

Recherche biologique :

La plupart des méthodes de recherche biologiques utilisées dans JARPA II ont été développées et améliorées au cours des 18 années de recherches JARPA. Les opérations de recherche biologique y compris la graduation du poids corporel de toutes les baleines prélevées a été réalisée sur le NM.

Expériences :

Expérience de distance et d’angle d’observation  :

Cette expérience a été réalisée pour évaluer la pertinence de l’information sur la distance d’observation et l’angle d’observation indiqués par les observateurs des SSV.

Expérience de photo-identification :

Les espèces suivantes ont fait l’objet d’enregistrements photographiques de marques naturelles par les SSV : baleine bleue, baleine à bosse et baleine franche australe.

  1. :

En plus des espèces visées par les expériences d’identification photographiques, les baleines pygmées, les rorquals communs, les rorquals boréals, les baleines de Minke de l’Antarctique, les grands cachalots et les hyperoodon australs ont fait l’objet de prélèvements biopsiques de peau par les SSV en utilisant des arbalètes composées. Tous les échantillons prélevés ont été conservés à -20°C.

Balises satellite

Des baleines bleues, des baleines franches australes et des baleines à bosse ont fait l’objet d’expériences menées par le SSV, qui s’est servi du canon à air comprimé ICR (Kasamatsu et al. 1991).

Observations du vomi et des excréments

Les SSV ont observé le vomi et les excréments des baleines repérées.


Réponse de Sea Shepherd :

Ahhh… le travail agréable sur les baleiniers. Maintenant nous savons pourquoi les attaques au beurre rance de Sea Shepherd ne les gênaient pas outre mesure. Je peux comprendre que, le nez dans la merde et le vomi de baleine, ils se soient habitués aux odeurs désagréables.


Observation de débris marins

L’observation des débris marins a été menée depuis la passerelle du SSV (YS2) dans le secteur de recherche. Des débris marins ont également été étudiés dans le contenu stomacal des baleines de Minke de l’Antarctique et des rorquals communs qui ont été prélevés.

Etude océanographique :

Deux SSV (YS et YS2) ont planifié l’étude océanographique suivante : 1) prises de séries de mesures des variations verticales de la température de l’eau par un système Expendable XCTD et 2) enregistrement des débris marins dans la zone de recherches. Tous les débris marins trouvés dans l’estomac des baleines ont également été enregistrés sur le NM.


Réponse de Sea Shepherd :

Toute cette « recherche » létale qu’ils proclament effectuer est conduite de façon bien plus efficace, et avec moins d’argent, par l’Australie, et par une recherche non létale exclusivement. Combien de baleines les Japonais devront-ils tuer pour « découvrir » ce que nous connaissons déjà de leur alimentation. Pareil pour les « débris marins », on n’a pas besoin de tuer des baleines pour savoir que l’océan est plein de débris… Il suffit de regarder la plupart des plages !


 

RESULTATS ET DISCUSSIONS

Route suivie

Un SSV (YS3) a quitté Shiogama (Japon) le 26 décembre 2012. Deux SSV (YS1 et YS2) et le NM ont quitté respectivement Shimonoseki et Innoshima le 28 décembre 2012 et ont débuté leurs études d’observations et de prélèvements dans la zone de recherche en Antarctique le 26 janvier 2013. Cette mission de recherche en Antarctique a duré 48 jours, du 26 janvier 2013 au 14 mars 2013. Les activités de recherche ont été interrompues directement par SS pendant 21 jours. Cependant c’est pendant toute la durée de la mission que les activités de recherche ont été perturbées par SS. Les travaux d’observation et d’échantillonnage ont été réduits de façon substantielle. Les bateaux de recherche ont été fréquemment attaqués par le groupe anti-baleiniers, et l’étude a été interrompue à plusieurs occasions. Un SSV (YS3) a dû se consacrer à la surveillance des bateaux du groupe anti-baleiniers pendant la plus grande partie de la période de recherche. Suite à ces interférences, deux SSV (YS1 et YS2) ont annulé la recherche dans la plus grande partie de la zone de recherche, la zone III est, une partie de la zone IV, la zone V. Un SSV (YS3) est arrivé à Tokyo le 4 avril 2013 et deux SSV (YS1 et YS2) ainsi que le NM sont arrivés à Shimonoseki le 7 avril 2013.


 

Réponse de Sea Shepherd :

Notre phrase préférée : « Cependant c’est pendant toute la durée de la mission que les activités de recherche ont été perturbées par SS. Les travaux d’observation et d’échantillonnage ont été réduits de façon substantielle ». Et aussi : « Suite à ces interférences, deux SSV (YS1 et YS2) ont annulé la recherche dans la plus grande partie de la zone de recherche ». Sea Shepherd a fait baisser le nombre de meurtres dans l’Océan Austral de plus de 90%, et nous sommes ravis de ce résultat.

Ce qui est génial dans ce rapport, c’est qu’ils ne peuvent pas s’empêcher de parler de Sea Shepherd. Nous sommes les moustiques qui les énervent sans arrêt en bourdonnant à leurs oreilles. Ils adorent jouer les victimes – ces pauvres tueurs de baleines, innocents et sans défense, qui se font brutaliser par des cajoleurs de baleines violents et agressifs.


 

Mission d’observation et espèces de baleines observées :

La mission a été conduite sur une distance totale de 2103 milles nautiques, soit 1304 milles nautiques en mode échantillonnage, et 798 milles nautiques en mode observation. Sept espèces, dont cinq baleines à fanons et deux baleines à dents, ont été identifiées pendant la mission. Les cinq espèces suivantes de baleines à fanon sont confirmées : baleine de Minke de l’Antarctique, baleine bleue, rorqual commun, baleine à bosse et baleine franche australe, et deux espèces de baleines à dents ont été confirmées : grand cachalot et hyperoodon austral.

La mission de 1994/1995 de l’IWC/SOWER (Ensor et al. 1995) avait été exécutée dans des zones et une période similaires à celles de la présente. Ceci constitue une bonne opportunité pour comparer la composition des populations de baleines dans la zone à deux différentes époques. En 1994/1995, les baleines de Minke de l’Antarctique étaient l’espèce la plus souvent rencontrée dans la zone de recherche. Les baleines à bosse étaient aussi communes dans la zone de recherche. Le nombre d’observations de baleines de Minke de l’Antarctique (291 groupes et 508 individus) était environ 5 fois plus élevé que pour les baleines à bosse (46 groupes et 100 individus). Cette comparaison suggère que la population de baleines à bosse était en train de croître et de s’étendre dans la zone de recherche.

Echantillonnage des baleines de Minke de l’Antarctique et des rorquals communs :

117 groupes (216 individus) sur un total de 149 groupes (280 individus) de baleines de Minke de l’Antarctique observés par les trois SSV ont été sélectionnés pour l’échantillonnage. Un total de 103 individus a été prélevé (trois dans la zone III Est, 99 dans la zone IV et un dans la zone V Ouest). L’efficacité d’échantillonnage (le taux d’échantillons réellement prélevés par rapport aux individus ciblés) a été de 92,2% pour les individus solitaires ciblés et de 97,6% pour les individus ciblés en premier dans des groupes de plusieurs individus. Il n’y a pas eu de perte. Les SSV ont compté 48 groupes (185 individus) de rorquals communs.

Aucun échantillon de ces rorquals communs n’a pu être prélevé à cause du sabotage commis par le groupe anti-baleinier et des mauvaises conditions de navigation, nuisant à la sécurité des opérations de transfert et de dépeçage, ainsi qu’à cause d’autres raisons pratiques. Par conséquent, aucun rorqual commun n’a été prélevé.


 

Réponse de Sea Shepherd :

Il est évident qu’ils cherchent à justifier le fait qu’ils s’en soient pris aux baleines à bosse !

Nous adorons les citer : « Aucun échantillon de ces rorquals communs n’a pu être prélevé à cause du sabotage commis par le groupe anti-baleinier… »

Et un point de plus pour les baleines ! Ce que les baleiniers appellent sabotage, nous l’appelons une intervention non-violente justifiée pour sauvegarder l’intégrité du Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral.


 

Recherche Biologique :

Des recherches biologiques ont été menées sur le bateau base de recherche pour toutes les baleines prélevées.

Information biologique des échantillons de baleines :

Des femelles adultes n’ont été observées que dans la strate de la Baie de Prydz. En revanche, tous les individus prélevés étaient des mâles et des femelles immatures dans les zones IV Est et V Ouest. Le taux de grossesse apparente chez les femelles adultes était de 96,2% dans la strate de la Baie de Prydz. Aucune femelle allaitante n’a été prélevée, et aucun baleineau à la mamelle n’a été ni prélevé ni observé.

La longueur corporelle maximum de l’échantillon était de 9,88 m pour les femelles, et 9,15 m pour les mâles. La longueur corporelle minimum était de 5,01 m et 4,43 m pour les femelles et les mâles respectivement. La longueur corporelle maximum des animaux immatures était de 8,25 m et 8,24 m pour les femelles et les mâles respectivement, alors que la longueur corporelle minimum des animaux adultes était de 8,20 m et 7,87 m pour les femelles et les mâles respectivement.


 

Réponse de Sea Shepherd :

Ah… On a déjà vu ça dans l’histoire de la pêche  - le meilleur moyen de rayer une espèce de la carte (comme le thon rouge et la morue) est de tuer des animaux immatures qui n’auront ainsi jamais la chance de se reproduire.


 

Expériences :

Photo-identification et échantillons biopsiques

Au total trois baleines bleues, sept baleines à bosse et une baleine franche australe ont été photographiées. Un total de trois échantillons biopsiques a été prélevé sur trois baleines à bosse.

Observation du vomi et des excréments :

Ni vomi ni excréments n’ont été observés.


 

Réponse de Sea Shepherd :

Oh zut, quel dommage !

Ce qui en revanche n’est pas une déception, c’est que les baleiniers japonais n’ont pris que 11% de leur quota de baleines de Minke, et 0% de leurs quotas de rorquals communs et de baleines à bosse.

832 baleines de Minke, 50 baleines à bosses et 50 rorquals communs ont échappé au massacre !

Merci beaucoup aux baleiniers illégaux japonais (l’ICR) qui ont, à nouveau, attribué à Sea Shepherd le fait que des baleines aient été épargnées par leurs cruels harpons explosifs. Ce fut la pire saison baleinière de tous les temps pour le Japon.

Félicitations à Sea Shepherd Australie pour avoir dirigé cette campagne de défense des baleines en Antarctique avec autant de succès. Et merci aussi aux équipiers Sea Shepherd de tous les pays, et aux volontaires à terre, aux donateurs et aux sympathisants qui ont rendu possible cette campagne Sea Shepherd.

 

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