Commentary and Editorial

rss_icon_14Get RSS for this page now!  Sign up via My Sea Shepherd

Imprimer
Mardi, 01 Octobre 2013 14:49

D’après Laura Chinchilla, la présidente n’est pas responsable de la corruption du gouvernement

Par le capitaine Paul Watson – Fondateur

Costa Rican President Laura ChinchillaAu fil du temps j’ai vu bon nombre de sottises sortir de la bouche des politiciens, mais je ne pense pas avoir jamais entendu quelque chose d’aussi absurde.

Le président Harry Truman a dit un jour "Au final, c’est moi qui assume".

Ce n’est pas le cas de Laura Chinchilla, la présidente du Costa-Rica. Elle n’a rien à assumer de près ou de loin, du moins c’est ce qu’elle dit.

Selon la présidente Chinchilla, il n’y a pas une seule miette de corruption dans son gouvernement, MAIS, toujours selon elle, il y a effectivement de la corruption au sein de l’administration du gouvernement.

Ce qu’elle dit, c’est "Moi et mes ministres, nous ne sommes pas corrompus, ce sont seulement les gens qui nous entourent qui sont corrompus."

Autrement dit, elle suggère que l’administration du gouvernement costaricain ne fait pas partie du gouvernement? Dans ce cas, elle est en train de dire que, en tant que présidente, elle n’a aucun contrôle sur la corruption au sein de l’administration du gouvernement costaricain.

Elle a dit aussi que son gouvernement ne censure pas la liberté d’expression. Pourtant, il y a tout juste six semaines, elle a mandaté un groupe d’avocats pour poursuivre en justice quiconque critiquerait son gouvernement sur les réseaux sociaux. Son gouvernement a informé le Tico Times qu’ils n’avaient pas le droit de publier quoi que ce soit à mon sujet sans consulter le gouvernement au préalable, parce que je suis recherché pour être intervenu il y a dix ans dans l’une de leurs pêches illégales aux ailerons de requins.

L’attaché de presse du MINAE (Ministerio de Ambiente, Energía y Mares de Costa Rica)a dit "Un représentant de la presse d’information devrait collaborer et procéder à des vérifications avant de faire de la publicité pour les déclarations d’une personne qui fait l’objet de poursuites des autorités judiciaires du Costa Rica et d’un avis de recherche international d’Interpol ."

Le rédacteur en chef du Tico Times a répondu publiquement en disant "Je regrette, mais si la presse devait refuser de faire entendre la voix de quiconque est poursuivi quelque part dans le monde pour des raisons criminelles ou politiques, alors dans quelle démocratie vivrions-nous."

Et bien entendu je n’ai pas été condamné pour crime.

Le gouvernement n’a pas tenu le même discours lorsqu’il s’est agi de Luis Dobles.

L’enquête se poursuit dans l’affaire de corruption dont est accusé Luis Dobles, le président exécutif de l’Institut National de la Pêche et de l’Aquaculture (INCOPESCA). Il est accusé d’avoir touché des pots-de-vin de pêcheurs d’ailerons de requins. Depuis des années, je répète que lui et Laura Chinchilla sont tous deux corrompus. Pour le moment, au moins l’un d’eux est à deux doigts de se voir démasqué.

L’homme qui m’a mis en accusation pour être intervenu contre les braconniers de requins fait maintenant l’objet d’une enquête pour avoir reçu des pots-de-vin de la part de braconniers de requins. Je peux me tromper, mais ça sent vaguement le conflit d’intérêt, et ça crée des soupçons sérieux quant à des ingérences politiques dans les poursuites intentées à mon encontre.

INCOPESCA est une agence du gouvernement costaricain, pourtant la présidente Chinchilla pense qu’elle ne porte aucune responsabilité si cette agence est corrompue.

Personnellement, je pense que la corruption a gagné insidieusement tous les étages du gouvernement costaricain, jusqu’au bureau de la présidente. Elle n’a toujours pas expliqué pourquoi elle avait voyagé gratuitement à bord d’un avion appartenant à un cartel de la drogue.

Il y a beaucoup d’argent gagné au Costa Rica dans l’exportation illégale de drogue et d’ailerons de requins. Le gouvernement subventionne le carburant de bateaux qui ont été pris à braconner et à trafiquer de la drogue. La présidente veut-elle dire que ce n’est pas de sa responsabilité?

Si elle n’est pas corrompue, alors pourquoi les pêcheurs d’ailerons de requin opèrent-ils impunément à partir des ports costaricains, et pourquoi continuent-ils à braconner dans la réserve marine de l’île Cocos? Pourquoi les gardes du parc ne reçoivent-ils pas toute l’aide dont ils ont besoin? Pourquoi les cartels de la drogue font ils la pluie et le beau temps, et pourquoi peuvent-ils débarquer leurs caisses sur les plages costaricaines sans craindre de se faire arrêter?

 http://news.co.cr/laura-chinchilla-no-corruption-or-censorship-in-costa-rica-government/28014/

 

Sea Shepherd welcomes your support. To support our
conservation work, please visit our donation page.


Sea Shepherd France
22 rue Boulard, 75014 PARIS

All contents copyright ©2012 Sea Shepherd Conservation Society
Hosting and other web services donated by EStreet

Accueil     |     Déclaration de Confidentialité     |     Copyright     |     Contact