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Mercredi, 09 Octobre 2013 14:57

La Défense de L’Environnement: la nouvelle piraterie

Par le Capitaine Paul Watson - Fondateur

Capitaine Paul Watson - Fondateur<br /> photo: Sea Shepherd Australie/Tim WattersCapitaine Paul Watson - Fondateur
photo: Sea Shepherd Australie/Tim Watters
Plus vraiment besoin de porter un cache-œil ou d’avoir une jambe de bois pour être un pirate de nos jours. Il faut simplement se préoccuper du sort de notre Planète et du futur de nos enfants.

Pour la première fois depuis plusieurs dizaines d’années, je dois reconnaître que je suis fier d’être un co-fondateur de Greenpeace.

Leur dernière campagne courageuse dans les eaux russes de l’Antarctique a réussi à attirer l’attention des médias internationaux sur le forage de puits de pétrole et de gaz dans cette zone fragile.

Stratégiquement, il s’agit d’une campagne brillante. Avec 16 nationalités représentées au sein de l’équipage, cela fait 16 problèmes diplomatiques différents à traiter.

L’équipage est néerlandais (le navire est enregistré aux Pays-Bas), mais aussi argentin, australien, brésilien, canadien, danois, américain, britannique, néo-zélandais, ukrainien, russe, français, italien, turc, finlandais, suisse, polonais et suédois a annoncé le groupe.

Mais à présent, la Russie accuse Greenpeace de piraterie pour avoir abordé la plateforme de Prirazlomnaya afin d’y déployer une banderole.

Tout ceci va maintenant poser un sérieux problème aux Etats-Unis, parce que le capitaine du navire de Greenpeace, Peter Wilcox, est américain; et que la Cour d’Appel du 9ème Circuit a déjà rendu une décision qualifiant tout abordage de vaisseau dans le but de protester comme étant un acte de piraterie. Par conséquent, les Etats-Unis se sont placés dans une situation embarrassante, car si le gouvernement américain décide de faire appliquer cette décision de la Cour d’Appel, ils seront obligés de reconnaître que la raison pour laquelle les membres de Greenpeace sont inculpés pour piraterie est la même que celle pour laquelle ils ont qualifié les militants de Sea Shepherd de pirates.

Si la décision est prise par les deux gouvernements, russe et américain, de qualifier de piraterie des actes de protestation non-violente, il s’agira d’une sérieuse atteinte aux droits de l’homme.

Il reste peut-être une chance pour que les Russes reviennent à la raison et abandonnent toutes les charges, plus particulièrement l’accusation ridicule de piraterie, mais dans une nation qui envoie de jeunes femmes faire deux ans de prison pour avoir manifesté de manière non violente en pleine rue…il y a peu d’espoir!

Ce qui est plus probable, c’est que les Russes abandonnent ou réduisent les charges contre l’équipage afin de faire redescendre la pression diplomatique, et ils ne retiendront que les charges contre le capitaine, les officiers supérieurs et tout autre membre senior de Greenpeace.

Est-ce que ces protestations suffiront à faire stopper ces forages financés par l’Etat russe? Bien sûr que non, tout comme la menace potentielle que représentent les intérêts pétroliers des Américains et des Canadiens ne sera jamais stoppée par de simples protestations. Mais il nous faut cependant faire front et nous opposer à ces menaces potentielles pour la sécurité future de notre environnement. Cette incursion de Greenpeace dans les eaux russes va nous aider à alerter l’opinion publique sur ces menaces, et il est de notre responsabilité vis-à-vis de l’avenir de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour stopper ce train de la destruction environnementale qui nous fonce dessus à grande vitesse, détruisant sur son passage la biodiversité et les droits de l’homme.

Les Russes ont déclaré qu’ils suspectaient Greenpeace de vouloir poser un engin explosif, mais c’est absurde. Et encore plus absurde, ils prétendent que c’est l’équipage de Greenpeace qui a mis en danger l’écosystème de l’Antarctique.

Ce n’est pas la première fois que Greenpeace s’aventure dans les eaux russes. Greenpeace et Sea Shepherd avaient auparavant déjà toutes deux débarqué dans l’ex-Union Soviétique afin de s’opposer à la chasse baleinière, Sea Shepherd en 1981 et Greenpeace en 1983.

En 1981, Sea Shepherd avait réussi à mettre hors service une frégate soviétique et à échapper à des poursuites après avoir pris des preuves filmées des activités illégales de chasse baleinière soviétique. Nos preuves, présentées à la Commission Internationale sur la Chasse à la Baleine, furent assez embarrassantes pour l’Union Soviétique, car elles prouvaient indiscutablement leurs agissements illégaux. En 1983, des militants de Greenpeace furent arrêtés pour avoir tenté de faire de même.

Au final, les Soviétiques relâchèrent l’équipage de Greenpeace sans retenir aucune charge contre eux.

Nous verrons bien si la nouvelle Russie de Vladimir Poutine aura la même lucidité et assez de bon sens pour faire ce que firent leurs prédécesseurs sous Youri Andropov.

Le Sea Shepherd II dirigea la toute première opération de lutte contre la chasse baleinière en territoire Russe en 1981<br />photo: Sea ShepherdLe Sea Shepherd II dirigea la toute première opération de lutte contre la chasse baleinière en territoire Russe en 1981 - photo: Sea Shepherd

 

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