Commentary and Editorial

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Dimanche, 20 Octobre 2013 08:06

SeaWorld & co, WAZA et IMATA: leur collaboration au massacre des dauphins au Japon

Par le Gardien de la Baie Erwin Vermeulen 

La pêche dirigée des dauphins à flancs blancs du Pacifique a obtenu le feu vert en 2007La pêche dirigée des dauphins à flancs blancs du Pacifique a obtenu le feu vert en 2007Le 27 août 2012, SeaWorld a discrètement demandé un permis pour importer Kirara, un dauphin à flancs blancs du Pacifique de six ans, afin de l’exposer au public de SeaWorld San Antonio. Kirara est né le 3 mai 2006 au parc Seaworld Kamogawa au Japon.

Kamogawa n’est qu’un énième parc à “divertissement par l’esclavage” à ajouter au plus de 50 autres que le Japon compte déjà, pour la plupart "approvisionnés" en animaux volés à leur milieu naturel. Cet établissement abrite par exemple les orques Bingo et Stella, capturées en Islande, trois bélugas capturés au Canada et en Russie, ainsi que des tursiops, des dauphins communs, de Risso et à flancs blancs du Pacifique, tous sauvages.

Deux orques, qui ont été enlevées avec Lolita dans la mer des Salish lors de la tristement célèbre capture de la Baie de Penn, le 8 août 1970, sont morts à peine quatre ans plus tard à Seaworld Kamogawa.

C’est aussi de là que la fausse orque sauvage surnommée Sirius a été exportée vers les Etats-Unis en 1990. Sirius est mort ensuite au parc Sea Life de Hawaï, en 1996.

L’année dernière, le Sea World de San Diego a récupéré un globicéphale appelé Argo dans ce même parc. L’animal se serait échoué en janvier 2004.

Selon les agences de presse locales, Argo avait été transporté dans un avion FedEx. Le transport du globicéphale avait duré 20 heures horribles, à passer d’un bassin à l’autre. On estime que le voyage de Kirara a duré 22 heures.

Le triumvirat constitué de SeaWorld, SeaWorld Kamogawa et l’industrie japonaise de la pêche dirigée dure depuis longtemps.

Le Dr John Hall, ancien biologiste marin à SeaWorld, dans le documentaire A Fall from freedom:

“Au début des années 80, SeaWorld, qui avait développé une relation commerciale rapprochée avec SeaWorld Kamogawa au Japon, avait appris qu’il était possible de faire affaire avec les pêcheurs de l’île d’Iki. Ces derniers, qui avaient progressivement délaissé la pêche dirigée à la fin des années 70, à cause de la mauvaise image véhiculée par cette activité dans le monde, se sont alors mis à rabattre des dauphins, dont des fausses orques, dans des eaux peu profondes, où SeaWorld et d’autres parcs aquatiques comme Marine World pourraient venir sélectionner les plus beaux spécimens...

… et laisser ensuite les pêcheurs massacrer les autres…

… A l’époque où je me suis installé à San Diego comme chercheur, SeaWorld détenait plusieurs fausses orques en captivité, obtenues par cette pêche dirigée que, de fait, ils encourageaient. SeaWorld a obtenu une autorisation du service de la pêche pour l’importation de 6 fausses orques à la fin des années 80. Pour les capturer, ils ont envoyé sur l’île d’Iki une équipe qui en a finalement pris 12.

Hardy Jones, de l’organisation Blue Voice, déclare dans le même documentaire que le massacre d’Iki avait pris fin suite à la large diffusion des images choquantes qu’il avait filmées en 1980, avant de reprendre pour satisfaire les intérêts des aquariums.

En ce qui concerne le transfert de Kirara, on entend certaines déclarations intéressantes, vraies ou fausses, selon lesquelles Sea World n’a rien négligé pour avoir toutes les chances d’obtenir le permis. Par exemple, "aucun autre dauphin à flanc blanc ne serait capturé pour Sea World Kamogawa en remplacement de cet animal".

Une affirmation pour le moins douteuse puisque l’industrie japonaise des animaux captifs a eu une influence prépondérante dans l’inscription de cette espèce à "l’inventaire" de la pêche dirigée. L’Agence des Pêches du Japon inclut les dauphins à flancs blancs du Pacifique dans les quotas de la chasse dirigée depuis 2007.

Raison invoquée pour ajouter cette espèce: "une demande pressante des pêcheurs ces dernières années pour autoriser la capture". Le terme générique "pêcheurs", fait référence au petit groupe de tueurs de dauphins du syndicat Isana, à Taiji.

Comme c’est souvent le cas avec les déclarations officielles concernant les pêcheries japonaises, y compris la chasse à la baleine et au dauphin, il ne s’agissait que d’un mensonge monté de toutes pièces. La vraie demande de capture de dauphins à flancs blancs a émané de la Conférence japonaise sur les cétacés pour les jardins zoologiques et les aquariums.

Une communication interne mise au jour par Elsa Nature Conservancy, envoyée le 16 août 2006 par cette "conférence" aux directeurs de zoos et aquariums, pointe la difficulté d’obtenir des dauphins à flancs blancs du Pacifique et ajoute que certains directeurs d’aquariums qui ont souhaité s’en procurer n’en ont pas eu la possibilité. La lettre indique: "La permission pour capturer des dauphins à flancs blancs à Taiji n’a pas été délivrée. Par conséquent, les pêches dirigées prévues à cet effet ne sont pas autorisées. Mais si la prise de dauphins à flancs blancs devient possible à Taiji, cela bénéficiera aux aquariums présentant des cétacés et aux pêcheurs.""

Cette tentative d’influencer les élus de Taiji et les agences de pêche par le lobby des aquariums en quête de dauphin à flancs blancs s’est révélée fructueuse, puisque l’espèce a été ajoutée au catalogue des pêches dirigées.

La note date de 2006. La chasse au dauphin à flancs blancs du Pacifique a obtenu le feu vert en 2007.

Le total des prises connues est :

  • 2008 : total de 21 animaux capturés, 5 tués, 16 pris vivants.
  • 2009 : total de 14 animaux capturés, 1 tué, 13 pris vivants
  • 2010/11 : total de 26 animaux capturés, 2 tués, 21 vendus à des aquariums et 3 relâchés.
  • 2011/12 : 2 animaux capturés vivants.
  • 2012/13 : 32 prises, 8 tués, 24 capturés vivants.
  • 2013/14 : aucun pour l’instant mais le quota autorise la prise de 134 animaux.  

Voici un exemple parlant de la manière dont l'industrie des animaux captifs commande la chasse au dauphin de Taiji.

32 dauphins à flancs blancs du Pacifique ont été capturés en 2012- 2013. 8 ont été tués et 24 pris vivants32 dauphins à flancs blancs du Pacifique ont été capturés en 2012- 2013. 8 ont été tués et 24 pris vivants.

Autre aveu de la bouche même de Seiji Ohsumi, directeur de l’Institut de recherche sur les cétacés, qui déclarait en août dernier dans un billet d’humeur du Japan Times: "Les baleines et les dauphins sont maintenus en bonne santé dans les aquariums japonais, et sont très bien suivis par les dresseurs et les vétérinaires. La raison du succès de ces établissements réside dans la pêche dirigée au dauphin, qui alimente les aquariums du Japon et du monde entier en baleines et dauphins vivants. La pêche a donc des effets positifs pour les citoyens des pays qui possèdent des aquariums montrant des baleines et des dauphins."

Le 29 septembre 2005, une délégation de 13 personnes venues de Taiji, dont le maire de cette ville, a visité l’aquarium de Pékin. Le mois suivant, dans un communiqué de presse, l’aquarium de Pékin annonçait fièrement son partenariat avec Taiji et un « plan bilatéral pour la création d’une plateforme destinée à placer les mammifères marins importés dans les aquariums de toute la Chine. Le communiqué faisait également état de "négociations sur l’importation d’orques". Presque tous les cétacés de Pékin ont été pris dans la nature.

Avec 117 dauphins achetés entre 2009 et 2011, la Chine est le plus gros importateur de dauphins de Taiji.

Bien que Kirara soit née en captivité, ses parents, eux, ne l’étaient pas. Selon les propres explications de SeaWorld: "le mâle CO9L0047 et la femelle CO9L0046 avaient été prélevés à l’issue d’une procédure officielle auprès de la préfecture de Kyoto les 8 et 9 février 1994, et transportés à l’aquarium de Kinosaki. Ils ont été transférés à SeaWorld Kamogawa le 8 novembre 1994."

Il ne peut s’agir que d’une capture intentionnelle même si SeaWorld Kamogawa prétend que les animaux avaient été pris accidentellement les 5 et 8 février. Il est à noter que ces dates diffèrent de celle donnée par SeaWorld à l’Administration Nationale des Océans et de l’Atmosphère (NOAA en anglais). Kamogawa insiste particulièrement sur le fait que "les deux animaux n’ont pas été capturés lors d’une pêche dirigée."

A Taiji, les dauphins à flancs blancs du Pacifique étaient à l’origine rabattus dans la baie infernale comme les autres espèces. Mais, pris de panique, ils avaient tendance à se jeter sur les rochers, s’ouvrant les chairs sur les arêtes acérées. Ils sont depuis attrapés dans des filets juste devant l’entrée du port de Taiji.

Le cas de SeaWorld met en lumière le règne de la cupidité partout où il y a de l’argent à gagner par l’exploitation des dauphins. SeaWorld est le parc le plus riche et le plus influent politiquement dans l’industrie des animaux captifs. Grâce à des relations commerciales et des investissements stratégiques, cette entreprise encourage et participe au financement de parcs à l’étranger. Durant l’été 2011, par exemple, SeaWorld a acheté du sperme de Kshamenk, prisonnier dans le parc à thème argentin Mundo Marino. La somme payée par SeaWorld à Mondo Marino a sans aucun doute contribué à assainir les finances de ce parc, signe pour Kshamenk d’une vie d’esclave qui continue. En 2001, SeaWorld Orlando a fourni des otaries de Californie et des phoques communs à l’Ocean Park de Hong Kong. Ce dernier achète aussi des dauphins de Taiji. Le seul animal vivant actuellement aux Etats-Unis qui provient d’une chasse dirigée est arrivé via ce parc océanique, qui l’a obtenu directement sur les lieux du massacre. La fausse orque appelée Kina vit désormais dans l’institut de biologie marine de Hawaï. SeaWorld soutient directement des parcs comme celui de Hong Kong, Sun Asia Ocean World en Chine et Ocean Adventure aux Philippines qui, en retour, apportent leur soutien au massacre de Taiji.

Alors que les importations directes de Taiji ne sont plus autorisées en Amérique du Nord et en Europe, les pays en développement tiennent à disposer de leurs propres entreprises lucratives d’esclavagisme de dauphins. SeaWorld &Co sont une source d’inspiration et alimentent la demande en dauphins dans le monde entier. C’est un argument important à l’encontre du prétexte selon lequel, parce que c’est la reproduction en captivité qui permet de garder des tursiops dans les parcs occidentaux, ces parcs en particulier et la captivité des dauphins en général n’ont rien à voir avec les massacres de Taiji.

Au cours des dernières années, les dauphins de Taiji ont été exportés vers la Chine, la Géorgie, la Corée, l’Ukraine, le Vietnam, l’Egypte, l’Iran, les Palaos, la Turquie, les Emirats Arabes Unis, la Tunisie, le Qatar, la Thaïlande, l’Arabie Saoudite, Taiwan et les Philippines.

Le Rapport d’inventaire des mammifères marins des Etats-Unis (MMIR en anglais) a enregistré par le passé des importations de cétacés vivants en provenance du Japon pour l’aquarium de Miami, le parc Sea Life de Hawaï, le zoo d’Indianapolis, SeaWorld et la marine américaine.

Les importations en Europe et en Amérique du Nord issues des chasses dirigées et des massacres au Japon ont cessé fin des années 1980, début des années 1990, que ce soit directement ou indirectement (par l’intermédiaire d’un parc japonais). A l’origine de ce changement, les fausses orques qui, envoyées par avion aux quatre coins du monde, mouraient les unes après les autres dans des camps de concentration tels que le parc Sea Life de Hawaï et le delphinarium Harderwijk en Hollande.

En 1993, la chaîne de parcs de loisirs Six Flags (alors Marine World Africa USA) a déposé une demande de permis pour importer quatre fausses orques issues du massacre de l’île d’Iki. Le parc s’est justifié en prétextant que l’achat des dauphins constituait "un acte compassionnel qui allait sauver la vie de quatre dauphins promis à une mort certaine," une excuse déjà avancée par Sea World par le passé et plus récemment par le parc Ocean Adventure des Philippines. "Ocean Adventure est le refuge de nombreuses espèces de dauphins, lesquels sont tous des animaux à qui la capture a sauvé la vie. Certains proviennent des chasses dirigées au Japon, où il ne leur restait plus que quelques heures à vivre avant d’être tués." Le permis a été refusé à Marine World Africa USA à cause du lien avec les massacres et aucun autre permis pour des animaux capturés dans la nature n’a été accordé jusqu’en 2012, quand l’Aquarium de Géorgie a demandé à obtenir 18 bélugas venant de Russie.

Il n’est pas difficile de recouper les données pour constater à quel point les parcs occidentaux sont liés à ceux qui se fournissent en dauphins dans la baie sanglante de Taiji: Six Flags a acheté l’orque Shouka de Marineland, en France, en 2002. En 2012, Shouka a fini au SeaWorld de San Diego. En 1995, Marineland a fourni une des dernières orques sauvages d’Islande, appelée Tanouk, à Izu-mito Sea Paradise au Japon. Renommé Yamato, il a partagé par la suite l’aquarium de quelques-unes des cinq orques de Taiji, capturées dans cet enfer marin en février 1997. Tanouk/Yamato est mort en octobre 2000. Izu-mito Sea Paradise a acheté une fausse orque de Taiji en 2011.

Ce n’est pas pour des raisons morales ou éthiques que SeaWorld a cessé d’acheter des dauphins issus de pêches dirigées au Japon. Le porte-parole Fred Jacobs l’explique: "Nous avons arrêté [d’en acheter] et n’avons pas repris, pas parce que nous avions honte, mais parce que nous n’avions plus de raison de nous y investir."

En demandant une autorisation pour importer les 18 bélugas, l’Aquarium de Géorgie a clairement démontré que les parcs marins des Etats-Unis n’avaient aucune objection à l’enlèvement des cétacés à leur environnement naturel. Les cétacés ont été capturés dans la mer d’Okhotsk entre 2006 et 2011 et sont actuellement parqués à la station de recherche sur les mammifères marins d’Utrish, sur la côte russe de la Mer Noire. Une partie des bélugas étaient destinés à être envoyés pour la reproduction dans les établissements partenaires de l’Aquarium de Géorgie, parmi lesquels: SeaWorld Floride, SeaWorld Texas, SeaWorld Californie et l’Aquarium Shedd de Chicago. Le permis a été refusé mais l’Aquarium de Géorgie a décidé de porter l’affaire devant la justice. Pendant ce temps, les bélugas attendent dans des cages flottantes.

Les Etats-Unis ne sont pas les seuls impliqués; le Marineland du Canada a acheté des bélugas de Russie pas plus tard qu’en 2008 bien que le Canada lui-même ait arrêté d’en capturer en 1992, suite à l’indignation de la population devant les méthodes employées.

Au cas où il faudrait apporter une preuve supplémentaire des interconnexions existant dans le trafic des dauphins et autres cétacés esclaves, deux bélugas russes ont soudainement fait leur apparition à Taiji cette année en février. Ils auraient fait partie d’un échange avec quatre tursiops capturés à Taiji.

D’autres bélugas d’origine sauvage vivent au Sun Asia Polar World. La holding Dalian Sun Asia Tourism, qui gère ce parc et un autre appelé Sun Asia Ocean World, qui s’est procuré huit tursiops à Taiji en 2005, a déclaré sur parkworld-online qu’elle souhaitait poursuivre la mise au goût du jour de ses attractions en s’assurant des relations amicales avec quelques-uns des parcs à animaux les plus connus, dont SeaWorld aux Etats-Unis, Kelly Tarlton Arctic Encounter and Underwater World en Nouvelle-Zélande, le delphinarium de Hollande, le Ocean Park de Hong Kong et bien d’autres.

Le delphinarium Harderwijk, c’est ce parc néerlandais qui a refusé de relâcher dans la nature l’orque Morgan, à moitié échouée, préférant la refourguer aux Iles Canaries. Harderwijk et Loro Parque ont pour cela affrété un avion cargo de ULS Airlines. Cette compagnie sévit depuis longtemps dans le trafic de dauphins esclaves. Basée à Istanbul, elle a transporté des dauphins sauvages depuis Taiji en 2010 et les Iles Salomon en 2009. Les autres orques de Loro Parque appartiennent à SeaWorld, et Brad Andrews, vice-président exécutif des opérations zoologiques à SeaWorld, était là quand Morgan est arrivée.

SeaWorld n’est pas la seule entreprise à ne pas réussir à garder ses distances avec les chasses dirigées japonaises. L’association mondiale des zoos et aquariums (WAZA en anglais) déclare mot pour mot: "La WAZA a collaboré avec l’association japonaise des zoos et aquariums (JAZA) et l’aquarium du port de Nagoya pour établir une approche nouvelle, transitoire de la capture de dauphins comme tradition de la pêche côtière japonaise. A cet instant, il est officiellement confirmé qu’en Septembre des dauphins seront capturés pour des aquariums, que seuls des tursiops seront pris et que la méthode employée sera la  "conduite en troupeau" (herding). Aucun dauphin ne sera capturé pour la consommation humaine et tous les animaux en surnombre seront relâchés."

Quelle que soit sa tentative de rationalisation, la WAZA soutient la capture de dauphins sauvages à Taiji.

Pour boucler la boucle : SeaWorld Kamogawa, qui fait le lien entre SeaWorld et le massacre d’Iki, et actuel détenteur de Kirara, a mis en place un programme de reproduction en association avec l’aquarium du port de Nagoya, partenaire de la WAZA. Le 15 décembre 2011, SeaWorld Kamogawa a prêté deux orques, Bingo et Stella, à l’aquarium de Nagoya, pour cinq ans. L’imbrication ne s’arrête pas là : en retour, l’aquarium de Nagoya collaboré avec le musée de la baleine de Taiji. En 2003, l’orque femelle Ku, une des cinq de Taiji, a été envoyée de Nagoya au musée de la baleine en prêt pour la reproduction. Ku est morte d’herpès à Nagoya en 2008.

L’association internationale des dresseurs d’animaux marins (IMATA en anglais) s’attire un peu plus encore les bonnes grâces de Taiji dans sa dernière déclaration sur les pêches dirigées: "Bien que certains s’opposent à la capture et à la vente d’animaux issus de pêches dirigées, la pratique est légale dans des pays où des membres de l’IMATA vivent et travaillent. Quiconque croit en la mission de l’IMATA et soutient ses objectifs est bienvenu en tant que membre. Toute personne travaillant pour des organisations qui acquiert des dauphins de la pêche dirigée peut également adhérer. Tout soigneur est bienvenu au sein de l’IMATA même si il ou elle participe à la sélection et à la prise d’animaux vivants sous condition que ces animaux bénéficieront des meilleurs traitements pour leurs soins et leur dressage."

Il n’est donc pas surprenant que l’IMATA ait tenu sa conférence annuelle de 2012 à l’Ocean Park d’Hong Kong, un client de Taiji.

SeaWorld a demandé l’autorisation d’importer Kirara le 15 mars 2013 au plus tard, mais ce n’est pas encore fait. J’ai demandé à prendre connaissance du formulaire auprès de la NOAA la semaine dernière et leur réponse a été la suivante: "On n’a pas encore décidé de la réponse à faire à cette demande. Quand ce sera le cas, elle sera rendue publique par une note du Registre fédéral."

Kirara va passer le reste de sa vie en esclavage, que ce soit au Japon ou aux Etats-Unis, sauf si les personnes qui s’en soucient passent à l’action.

Il y a deux possibilités: éradiquer la capture de dauphins sauvages en Russie, aux Iles Salomon et à Taiji permettrait de couper l’approvisionnement des parcs. Eradiquer l’industrie des animaux captifs mettrait fin à la demande en dauphins. Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas emprunter les deux chemins simultanément. Entre temps, continuez de soutenir les Gardiens de la Baie de Sea Shepherd et boycottez l’industrie des animaux captifs.

Références (en anglais):

La demande de transfert pour Kirara

Registre fédéral concernant Kirara

Déclaration de WAZA

Déclaration d’IMATA

Article du Japan Times

Communiqué de presse de l’aquarium de Pékin

Rapport de la WDCS (société de conservation des baleines et des dauphins)

 

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