Commentary and Editorial

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Lundi, 11 Novembre 2013 03:09

Le rôle clé de Sea Shepherd dans la protection de nos océans

Par le Dr. Reese Halter - Animateur TV, biologiste, écologiste, éducateur

HUFFPOST - Le 5 novembre 2013

Le Dr Reese Halter avec Jeff Hansen, Directeur de Sea Shepherd Australie, à l’aéroport de Los AngelesLe Dr Reese Halter avec Jeff Hansen, Directeur de Sea Shepherd Australie, à l’aéroport de Los AngelesLa semaine dernière (octobre 2013) le capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd Conservation Society, est rentré aux USA après 15 mois passés en mer, la plupart du temps près de la Grande Barrière de Corail en Australie, pour échapper aux notices rouges émises par Interpol à la demande du Costa Rica et du Japon. C’est l’histoire maritime extraordinaire d’un éco-guerrier intrépide – qui, depuis 1977, s’engage par des actions directes pour empêcher que les baleines ne disparaissent dans "la Guerre contre la Nature".

En mai 2012, alors que Paul Watson faisait escale en Allemagne en allant au Festival de Cannes, le Costa Rica a délivré une notice rouge contre lui dans le but de le faire extrader au Japon. Paul Watson s’est enfui en traversant les Pays-Bas pour rejoindre la mer et finalement la flotte Sea Shepherd qui se trouvait dans l’Océan Austral pour empêcher le Japon de tuer les baleines en danger d’extinction dans le sanctuaire de l’Antarctique.

Dans l’Océan Austral, Sea Shepherd a sauvé 5000 baleines de la mort par les harpons japonais. Entre parenthèses, le Japon vend la viande des baleines de l’Antarctique pour 250000 dollars par tête. Faites le compte : cela fait pour le gouvernement japonais un manque à gagner de 1,25 milliard de dollars à cause de Sea Shepherd. Pas étonnant que le Japon en veuille autant au capitaine Paul Watson!

Dans les semaines à venir, nous devrions connaître la sentence de la Cour Internationale de Justice de La Haye, devant laquelle l’Australie a accusé le Japon d’user d’un faux prétexte en justifiant la chasse aux baleines dans l’Océan Austral par la recherche scientifique.

Voici un extrait de mon livre "Shepherding the Sea" qui sera bientôt publié: La «chasse scientifique» japonaise est évidemment un leurre. S’ils étaient vraiment en train de tester une hypothèse, alors leur navire-usine, le Nisshin Maru, aurait réagi au harcèlement des bateaux de Sea Shepherd pendant la saison baleinière 2012-2013 en mettant fin à l’échantillonnage pour la saison. Mais, au lieu de cela, le Nisshin Maru, accompagné par l’un de ses bateaux-harpon, s’est enfui de l’autre côté du continent antarctique à des milliers de kilomètres du secteur désigné pour les recherches, pour reprendre l’abattage de baleines de Minke. Un véritable programme de recherches est basé sur un échantillonnage planifié et exécuté de façon systématique, dans un secteur désigné, et dans un laps de temps prédéterminé. La "recherche létale" du Japon sur les rorquals en Antarctique n’a rien à voir avec de la «recherche scientifique»."

De plus, l’Environmental Investigation Agency, dont le siège est à Londres, vient de publier un rapport très critique sur l’écocide commis par le Japon dans ses propres eaux. De toute évidence, la soif de sang répugnante des Japonais et leur conviction qu’ils ont tous les droits semblent n’avoir aucune limite. Au cours des 70 dernières années, le Japon a tué un million de petites baleines à dents, de dauphins et de marsouins autour de son petit archipel. Malheureusement, ces créatures sont désormais toxiques – les échantillons de blanc de baleine contiennent régulièrement 85 fois plus de méthyl mercure et 140 fois plus de polychlorobiphényles (PCB) que les seuils au-delà desquels il y a risque pour la santé humaine.

Non seulement ils sont en train de conduire rapidement tous les cétacés (baleines et dauphins) à l’extinction, mais, selon l’association japonaise Elsa Nature Conservancy, Les réticences obstinées du gouvernement japonais à abandonner cette industrie archaïque sont non seulement en train de conduire des espèces marines à l’extinction, mais elles mettent en danger la santé de son peuple».

En plus, le Japon capture des dauphins et les vend pour 98000 dollars aux delphinariums dont le marché est en train d’exploser en Chine. C’est de la cruauté au plus haut degré envers les animaux, et aussi une condamnation inimaginable pour ces créatures sensibles et remarquables. Il vous suffit de regarder le reportage "Blackfish".

J’ai eu récemment le plaisir de passer une matinée avec Jeff Hansen, Directeur de Sea Shepherd Australie, à l’aéroport international de Los Angeles, à l’occasion de son voyage à Seattle pour défendre le capitaine Paul Watson et Sea Shepherd USA contre un "SLAPP" - «poursuite stratégique contre la mobilisation publique» - un procès intenté par les baleiniers japonais.

La Cour du Neuvième District de Seattle examinera donc le cas de non-Américains opérant à partir de ports australiens sur des bateaux enregistrés aux Pays-Bas et navigant dans des eaux internationales.

Paul Watson dit "Nos actions sont non-violentes – elles l’ont toujours été, et en 40 ans, je n’ai jamais blessé quiconque".

"Oui, nous sommes combatifs, mais nous sommes non-violents, et nous n’agissons que contre des activités illégales, nous n’intervenons que si nous sommes sûrs que personne ne sera blessé".

"Eux (les Japonais) peuvent bien nous traiter de tous les noms qu’ils veulent, mais dans le monde moderne, dès que vous boycottez quelque chose, vous êtes immédiatement considéré comme un terroriste".

"Ils ont retiré toute signification à ce terme, ils l’ont banalisé et c’est bien dommage pour tous ceux qui ont été victimes d’actes réels de terrorisme dans le monde."

Paul Watson contestera la notice rouge du Japon aux USA si c’est nécessaire.

Le Dr Bob Brown, ancien leader des Verts australiens et Directeur de Sea Shepherd Australie, qui était aussi à Seattle à la Cour du Neuvième District cette semaine, et Jeff Hansen dirigeront "l’Opération Relentless" ("Opération Implacable") pour la dixième année consécutive que Sea Shepherd part protéger les baleines dans le Sanctuaire de l’Océan Austral.

Au cours des 200 dernières années, les hommes ont massacré cinq millions de baleines; il ne reste pas plus de 3% des grandes baleines. Mes collègues ont clairement démontré que les baleines à dents sélectionnent les proies les plus âgées et les plus faibles, empêchant ainsi les maladies de devenir des épidémies, et que les baleines à fanons fertilisent l’océan par leur panache fécal floculant qui stimule le phytoplancton et donc améliore la pêche. Il est temps maintenant d’amnistier toutes les baleines et tous les dauphins, et de mettre fin à cette chasse rapace dans tous les pays où elle subsiste – c’est-à-dire le Japon, la Norvège, l’Islande et les îles Féroé qui dépendent du Danemark.

La "Guerre contre la Nature" s’est transformée en une folie mondiale de pillage en continu. Les océans sont en train de mourir, et vite. Et comme le capitaine Paul Watson l’a dit avec sagesse: "Si les baleines meurent, nous mourrons."

Quant à moi, j’aime cette planète, et en aucun cas je ne resterai tranquillement assis tant que les Japonais continueront à massacrer de façon éhontée des baleines, des dauphins et des marsouins en danger d’extinction, ou tout autre être vivant dans les océans, parce qu’ils sont persuadés qu’ils ont tous les droits, et qu’ils ont beaucoup d’argent.

Les océans sont un bien commun. Et que vous en soyez conscient ou non, Sea Shepherd joue un rôle clé dans la défense des droits imprescriptibles de vos enfants – nos océans; Sea Shepherd est habilité pour cela dans le cadre de la Charte Mondiale de la Nature des Nations-Unies, que d’ailleurs tous les pays ont signé, y compris le Japon, en 1982.

Le Dr Reese Halter est animateur d’émissions TV, biologiste, éducateur, et auteur du livre qui sera bientôt publié sous le titre "Shepherding the Sea".

 

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