Commentary and Editorial

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Samedi, 16 Novembre 2013 15:07

Sea Shepherd Australie plaide la cause des baleines au tribunal de Seattle

Par Jeff Hansen – Directeur Général de Sea Shepherd Australie

Légende photo: Jeff Hansen, directeur général, Dr.Bob Brown, président de Sea Shepherd Australie, le capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd Conservation Society et Siddharth Chakravarty, capitaine du Steve Irwin, après l’audience, devant la Cour d’Appel de Seattle aux USA.Jeff Hansen, directeur général, Dr.Bob Brown, président de Sea Shepherd Australie, le capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd Conservation Society et Siddharth Chakravarty, capitaine du Steve Irwin, après l’audience, devant la Cour d’Appel de Seattle aux USA.Le 17 décembre 2012, par un jugement sans précédent, la Cour du Neuvième Circuit a délivré une injonction à Sea Shepherd USA et à Paul Watson pour leur interdire de s’approcher à moins de 500 mètres des braconniers japonais, également connus sous la dénomination "Institut pour la (prétendue!) Recherche sur les Cétacés(ICR)". Par conséquent, pour respecter la loi et obéir à cette injonction, Sea Shepherd USA s’est retirée de la gestion de l’opération Zéro Tolérance, et le capitaine Paul Watson a démissionné de ses fonctions de chef d’expédition ainsi que des conseils d’administration de Sea Shepherd Australie et de Sea Shepherd USA.

Au moment même où l’injonction était délivrée, le capitaine Watson se trouvait à bord du Steve Irwin et ne pouvait pas se rendre à terre à cause d’une notice rouge émise par Interpol à la demande du Costa Rica et du Japon pour des raisons politiques. La campagne était en cours, la flotte Sea Shepherd faisait route vers le Sud, et les bateaux étaient sous le commandement de leurs capitaines. Le fait que la Cour du Neuvième Circuit n’ait pas reconnu les revendications de l’Australie en Antarctique a étonné beaucoup d’Australiens. La Cour Fédérale australienne avait déjà établi que la chasse baleinière du Japon est illégale. A la suite d’un conseil tenu le 27 décembre 2012, Sea Shepherd Australie annonça que ce serait elle qui dirigerait et gérerait la campagne, et que Bob Brown et moi-même allions diriger l’opération Zéro Tolérance.

L’été dernier, les agressions contre les baleines ont entraîné les attaques les plus violentes et les plus brutales dont Sea Shepherd ait jamais été témoin de la part des braconniers japonais, avec un mépris évident pour la vie humaine de la part du capitaine du Nisshin Maru, qui a entrepris d’éperonner chacun des navires de Sea Shepherd, le Bob Barker, le Steve Irwin et le Sam Simon. Le Bob Barker a failli couler. Le Nisshin Maru ne s’est finalement écarté qu’après que le Bob Barker a lancé un appel de détresse. Néanmoins, ce fut la meilleure campagne de Sea Shepherd à ce jour, les Japonais ne ramenant chez eux que dix pour cent de leur quota, et 932 magnifiques baleines continuent à nager dans nos océans merveilleux. Mais cette victoire a eu un prix à payer, puisque les braconniers japonais ont porté plainte pour outrage à magistrat contre nos amis de Sea Shepherd USA et contre le capitaine Watson.

Sea Shepherd Australie a été citée comme témoin de la défense de Sea Shepherd USA et du capitaine Watson, et c’est ainsi que Bob Brown, le capitaine Chakravarty et moi-même nous sommes rendus à Seattle, où nous sommes arrivés le samedi 2 novembre. Avant notre arrivée, il y avait déjà eu plus d’une semaine de témoignages de membres du conseil de Sea Shepherd USA ainsi que du personnel et des capitaines de l’opération Zéro Tolérance. Quant à nous, nous avions pour mission de dépeindre à la Cour l’ampleur de notre activité et le soutien qu’elle reçoit en Australie.

Le capitaine Siddharth Chakravarty a déclaré: "Pendant que l’avocat de l’ICR m’interrogeait, j’ai regardé les représentants japonais de l’ICR et du KSS, et en voyant à quel point ils semblaient s’ennuyer, il était évident qu’ils étaient complètement imperméables à la cause de l’écologie. Bob Brown s’est exprimé avec beaucoup de passion sur l’amour qu’éprouvent les Australiens pour les baleines, mais rien de ce qu’il a dit n’a suscité de réaction. J’avais aussi espéré rencontrer M. Ogawa, le capitaine du Nisshin Maru, et pouvoir parler avec lui, mais il a été absent pendant tout le procès. Apparemment il doit préparer le Nisshin Maru pour la prochaine saison baleinière. Vu que les frigos du Nisshin Maru vont rester vides une fois de plus, je ne vois pas ce qu’il a à préparer. Je crois qu’en fait il ne voulait pas se trouver face au capitaine Paul Watson, à Bob Brown, Jeff Hansen ou moi, et que rester à la barre de son navire géant et défoncer les bateaux de Sea Shepherd suffit à le contenter."

Le capitaine Chakravarty a ajouté: "Ce que je vais retirer de cette expérience, c’est que Sea Shepherd est un mouvement que l’ICR et les baleiniers ne peuvent pas stopper. SSCS USA et le capitaine Paul Watson ont dû se retirer, mais les baleiniers japonais ont échoué à faire cesser notre intervention dans le Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral. Les bateaux de Sea Shepherd sont en cours d’équipement et de réparation avec le dévouement, la passion et le courage inébranlable de volontaires du monde entier. Je rentre en Australie, fier d’être l’un de ceux qui vont mettre le cap au sud pour l’opération Relentless (Implacable)."

J’ai expliqué à la cour comment, pendant toutes ces années, Sea Shepherd Australie s’est développée et s’est renforcée en terme de branches, de militants et de soutien du public, recevant des fonds de plus en plus importants. Cela signifie qu’au moment de l’injonction, Sea Shepherd Australie était bien en mesure de diriger et de gérer la campagne de défense des baleines en Antarctique. En particulier Bob Brown et moi-même venions de diriger la première grande campagne de Sea Shepherd Australie, l’opération Kimberley Miinimbi. J’ai expliqué également en détail comment, pendant plusieurs semaines, des professionnels compétents nous consacrent des heures de leur temps pour préparer nos bateaux pour la campagne, ne demandant qu’un t-shirt d’équipier comme rémunération, comment des pères et des mères de famille se rendent aux navires avec leurs enfants pour apporter des cartons pleins de produits frais aux équipages. C’est en Australie que la flotte de Sea Shepherd a été entretenue, réparée et approvisionnée pour la plus grande partie des campagnes de défense des baleines en Antarctique, et il est évident que ces campagnes n’auraient pas été possibles sans le soutien écrasant des Australiens. A tel point que, pour la première fois de l’histoire de Sea Shepherd, nous avons maintenant une base opérationnelle à Seaworks Williamstown à Melbourne.

Le Dr. Bob Brown a expliqué à la cour d’appel à quel point il est cruel, sanguinaire et répugnant de lancer des harpons explosifs dans le dos de baleines sans défense. La cour a entendu comment on tue ainsi les mères devant leurs petits, et les petits devant leur mère. Tout comme moi, il a clairement démontré que c’était Sea Shepherd Australie qui dirigeait l’opération Zéro Tolérance l’été dernier, et que c’est elle qui se lancera à la poursuite des Japonais tueurs de baleines, s’ils se rendent dans le sud cet été pendant l’opération Relentless.

Si le Japon pensait qu’en s’attaquant à Sea Shepherd USA ils feraient cesser les campagnes de défense des baleines en Antarctique, ils ont fait une grossière erreur. Sea Shepherd est un mouvement global des différentes entités Sea Shepherd à travers le monde, à l’unisson avec tous les parents et les enfants qui veulent voir des baleines dans ces océans qui nous donnent la vie, et qui comprennent la vérité simple que, si les baleines périssent et que les océans meurent, c’est nous, les humains, qui mourrons. L’ICR peut bien s’attaquer aux organisations Sea Shepherd à travers le monde, ils n’arrêteront jamais ce mouvement, ce mouvement pour sauver la vie, pour sauver les baleines, pour sauver la Terre. Tout l’argent qu’ils pourront dépenser, tous les avocats qu’ils pourront employer, n’arrêteront jamais ce mouvement pour sauver nos océans, pour sauver cet endroit magnifique où nous vivons et que nous appelons la Terre.

Puisque 80% de l’oxygène que nous respirons provient des océans, Sea Shepherd pense que la bataille pour sauver les océans est la cause la plus importante pour laquelle l’humanité devrait se mobiliser.

Lorsque l’avocat de l’ICR, Maître Nupert, demanda à Bob Brown et à moi si nous pensions que la chasse baleinière japonaise est illégale, la réponse a été un "oui" irréfutable. Car l’ICR est en infraction avec l’arrêt rendu en 2008 par le tribunal fédéral saisi par la HSI (Humane Society International), interdisant de tuer des baleines dans le Sanctuaire Baleinier Australien. Chaque année, quand les braconniers se rendent dans le Sanctuaire Baleinier Australien pour tuer et massacrer des baleines, ils violent la loi fédérale australienne. Sea Shepherd Australie voudrait bien voir ce qui se passerait si les bateaux de l’ICR entraient dans un port australien, et s’ils attaquaient Sea Shepherd Australie devant les tribunaux australiens, dont ils violent la loi. Bob Brown et moi nous disons à l’ICR japonais: "Mais faites donc".

Ce fut une surprise agréable de voir Paul Watson en pleine forme après plus d’une année en mer. Le capitaine Paul Watson a été le dernier appelé à la barre mercredi, et il a décrit en détail les sacrifices qu’il a consentis pour les baleines pendant toutes ces années, y compris tout récemment en se retirant de l’organisation qu’il a fondée en 1977, perdant revenus, téléphone, protection sociale. Il a pu dire aussi à la cour qu’il n’a pas pu aller à l’enterrement de son frère, ni voir sa fille et sa petite-fille depuis 15 mois. Le capitaine Watson a aussi souligné son profond respect de la loi, et le fait qu’il savait que, s’il restait à la tête de l’expédition, il ne pourrait pas se conformer à l’injonction, tout simplement parce qu’il n’aurait pas pu contrôler les actions des capitaines des autres bateaux, particulièrement quand une baleine se trouvait en danger immédiat devant les braconniers, car en fin de compte c’est chaque capitaine qui commande seul son bateau.

Lorsque l’injonction a été délivrée contre Sea Shepherd USA et Paul Watson, les membres de Sea Shepherd Australie ont été consternés pour leurs amis, et ont compati avec eux dans leur épreuve. Mais nous avions des responsabilités vis-à-vis de nos clients, les baleines, et il fallait nous occuper de lancer la campagne, ou 1035 baleines auraient fini dans des caisses destinées au marché japonais. Nous avions aussi des responsabilités vis-à-vis de nos donateurs et de tous ceux qui nous soutiennent en Australie et à travers le monde (hors des USA), qui veulent voir la fin de cette chasse, car il n’y a pas de place au 21ème siècle pour cette tuerie barbare et cruelle.

Bob Brown et moi nous sommes sentis très honorés de défendre le capitaine Paul Watson et Sea Shepherd USA, et nous savons que, si cela devait être notre tour, ils en feraient autant pour nous et pour Sea Shepherd Australie.

La prochaine étape, ce sont les notes d’information que les avocats des deux parties vont rédiger. Le Commissaire va les étudier et il émettra des recommandations aux trois juges de la Cour du Neuvième Circuit. Les juges devraient rendre leur décision dans quelques semaines.

A leur retour au Japon, les braconniers ont déclaré que, s’ils n’avaient pas tué assez de baleines, c’était à cause des  "poursuites implacables de Sea Shepherd". C’est suite à cela qu’a été conçue l’opération "Implacable" (Relentless). La dixième campagne de Sea Sepherd pour la défense des baleines en Antarctique démarrera début décembre avec un équipage international pour défendre le Sanctuaire Baleinier de l’Océan Austral. L’opération Relentless sera organisée par Sea Shepherd Australie, toujours sous la direction de Bob Brown et de Jeff Hansen.

Nous apprécions votre soutien, sous toutes ses formes, à cette cause honorable qu’est la défense des baleines.

 Bob Brown, le capitaine Siddharth Chakravarty, Paul Watson et Jeff Hansen avec Sea Shepherd USA avant de partir pour l’aéroport pour rentrer en Australie, devant le camping-car Sea Shepherd. Photo: Sea Shepherd Australie Bob Brown, le capitaine Siddharth Chakravarty, Paul Watson et Jeff Hansen avec Sea Shepherd USA avant de partir pour l’aéroport pour rentrer en Australie, devant le camping-car Sea Shepherd. Photo: Sea Shepherd Australie

 

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