Commentary and Editorial

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Samedi, 23 Novembre 2013 13:47

SeaWorld contre OSHA: peu importe le vainqueur, les baleines perdent à chaque fois

Commentaire de Jennifer Mishler et Sandy McElhaney

Sur cette photo, les dresseurs de SeaWorld San Diego étaient encore admis dans les bassins avec les orques. Depuis la mort de Dawn Brancheau, l’accès leur en a été interdit - Photo: Wiki CommonsSur cette photo, les dresseurs de SeaWorld San Diego étaient encore admis dans les bassins avec les orques. Depuis la mort de Dawn Brancheau, l’accès leur en a été interdit - Photo: Wiki CommonsEn 2010, après l’enquête sur la mort de la dresseuse Dawn Brancheau, l’Occupational Safety and Health Administration (OSHA) a condamné SeaWorld à 75 000 dollars d’amende pour manquement à la sécurité. L’OSHA a estimé que SeaWorld avait délibérément enfreint les règles de sécurité en mettant directement en contact les dresseurs et les orques.

En 2011, SeaWorld a fait appel de cette condamnation, finalement confirmée par un juge, qui a toutefois réduit l’amende à 12 000 dollars et requalifié le délit de "délibéré" à "grave". Les évènements qui ont conduit au procès, ainsi que le procès lui-même, ont fait l’objet du documentaire "Blackfish", diffusé il y a peu sur CNN.

SeaWorld a décidé de faire appel de ces condamnations dans le district de Columbia, devant un comité de trois juges. L’entreprise soutient qu’elle n’aurait jamais pu anticiper l’agression de l’orque Tilikum envers la dresseuse.

Mais SeaWorld connaissait le passé de Tilikum. Brutalement arraché à la vie sauvage et à sa famille à l’âge de deux ans, cela fait trente ans qu’il vit en captivité. Avant de couler et de tuer Brancheau en février 2010, Tilikum a été à l’origine de la mort de la dresseuse Keltie Byrne au SeaLand du Pacifique en 1991. En 1999, on a découvert Tilikum non loin du corps d’un homme qui s’était introduit illégalement dans son bassin après la fermeture du parc. Voilà pourquoi SeaWorld connaissait les risques qu’encourait Dawn Brancheau.

Pourtant, malgré cet accident et plus de 100 autres enregistrés entre des orques et des dresseurs dans ses parcs, SeaWorld a revendiqué le droit de faire travailler les dresseurs dans l’eau pour "une meilleure interaction avec les cétacés".

Eugene Scalia, avocat principal de SeaWorld, et fils du juge de la Cour suprême, Antonin Scalia, estime que "SeaWorld permet au public de voir une forte complicité entre baleines et humains", ajoutant que le public trouve ce lien "très touchant".

SeaWorld prétend contribuer à l’éducation sur la vie des océans, mais il ne fait plus aucun doute que leur objectif premier est le divertissement aux dépens de la vie océanique et de celle de ses employés.

Des orques en train de “jouer” à des distances dangereusement proches - Photo: Wiki CommonsDes orques en train de “jouer” à des distances dangereusement proches - Photo: Wiki Commons

Scalia a comparé les risques encourus lors des spectacles de SeaWorld avec ceux de la NFL, oubliant que dans un match de football américain, les deux équipes sont conscientes des risques et que les participants sont volontaires. Nous n’avons encore jamais vu de joueur de football participer sous la contrainte.

SeaWorld se plaint que les restrictions de l’OSHA changent la nature de ses "activités ". C’est oublier que SeaWorld est une entreprise et doit donc se soumettre au code du travail et donc éviter au maximum les dangers avérés.

Si SeaWorld perd en appel, son ultime recours sera la Cour suprême. Quel que soit le vainqueur, il paraît clair que les orques seront les grandes perdantes de cette bataille juridique. Ces animaux intelligents, aux relations sociales complexes, continueront de vivre une vie considérablement raccourcie dans des bassins stériles où ils doivent se donner en spectacle pour gagner leur nourriture.

Nous avons déjà observé la cruauté cachée derrière le commerce des mammifères marins. Nous la constatons tous les jours à Taiji, au Japon, où les dauphins, qui ne sont pas choisis pour finir en captivité, sont tués froidement devant leur famille.

A Taiji, cette semaine, les militants de Sea Shepherd Conservation Society ont enregistré la capture d’un important groupe de dauphins. Après une nuit passée dans la baie, douze d’entre eux ont été sélectionnés pour la captivité par des dresseurs, le reste massacré pour la consommation humaine.

Nos volontaires, positionnés sur les hauteurs de la baie, peuvent témoigner de la complicité qui règne entre les tueurs et les dresseurs pour choisir les dauphins les plus "mignons" qui seront livrés aux parcs aquatiques. Il est impossible de nier le lien étroit qui existe entre le massacre des dauphins à Taiji et l’industrie des mammifères marins destinés au divertissement, dont SeaWorld est un acteur majeur.

Si SeaWorld s’intéressait réellement au bien-être des mammifères marins, l’audition d’aujourd’hui n’aurait pas porté sur les droits de l’entreprise à jouer avec les baleines dans ses spectacles, mais bien sur les droits des baleines à vivre dans l’océan. Combien d’autres devront mourir avant que vous ne vous en aperceviez, SeaWorld?

Dauphins  capturés à Taiji, le 10 novembre dernier - Photo: Sea ShepherdDauphins capturés à Taiji, le 10 novembre dernier - Photo: Sea Shepherd

La captivité des dauphins et leur massacre inhumain sont intimement liés - Photo: Sea ShepherdLa captivité des dauphins et leur massacre inhumain sont intimement liés - Photo: Sea Shepherd

 

 

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