Commentary and Editorial

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Jeudi, 02 Janvier 2014 13:42

Beaucoup de bruit pour rien

L’Akademik Shokalskiy ne court absolument aucun danger.

Par le capitaine Paul Watson, fondateur

Le capitaine Paul Watson pendant l’un de ses nombreux voyages pour défendre la vie marine en Antarctique – Photo: Sea Shepherd Australie/Tim WattersLe capitaine Paul Watson pendant l’un de ses nombreux voyages pour défendre la vie marine en Antarctique – Photo: Sea Shepherd Australie/Tim WattersLe navire russe actuellement "prisonnier" des glaces de l’Antarctique ne court aucun danger, il n’a jamais couru le moindre danger, et la seule chose à faire c’est de patienter. Au cours de 9 voyages en Antarctique et 6 au large du Labrador en hiver, j’ai acquis une grande expérience de la navigation dans les glaces de l’Arctique et de l’Antarctique. Je me suis retrouvé "prisonnier" des glaces à maintes reprises, et je me suis rendu compte que la meilleure chose à faire c’est tout simplement d’attendre que le bateau se dégage. L’Akademik Shokalskiy ne court aucun danger, et il n’a jamais couru le moindre danger. Il a une certification glace, et ce n’est pas de la glace d’été qui va l’écraser. Ces bateaux sont profilés pour se soulever au-dessus de la glace en formation. Il est simplement retenu dans la banquise par la pression du vent, des courants et des marées.

Ce sont des forces qui changent constamment, et comme c’est le début de l’été en Antarctique, la banquise près de la baie du Commonwealth va libérer le navire. Si cette situation avait eu lieu fin février ou courant mars, il y aurait eu de quoi s’inquiéter, mais à cette période de l’année on sait avec une certitude absolue que la glace va libérer le navire.

Envoyer sur place des brise-glaces qui se trouvaient en mission ailleurs, c’est du gaspillage d’énergie et d’argent public, et cela a interrompu leur travail. Les passagers à bord du bateau devraient plutôt se réjouir de cette expérience. Leur "calvaire" leur laissera des histoires à raconter pendant des années.

Le navire russe se trouve à environ 100 milles nautiques (185 km) à l’est de la station antarctique française Dumont d’Urville.

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Et à environ 1500 milles nautiques (2800 km) au sud de Hobart en Tasmanie.

L’Australie, la Chine et la France ont toutes envoyé des brise-glaces pour le sauvetage. Je trouve très parlant que l’Australie puisse envoyer un bateau pour sauver un autre navire qui ne se trouve pas en danger, mais qu’elle ne puisse pas surveiller la chasse à la baleine menée illégalement dans les eaux territoriales de l’Australie en Antarctique.

Le bateau de croisière russe spécialement équipé pour la glace, le Akademik Shokalskiy. Photo: AMSALe bateau de croisière russe spécialement équipé pour la glace, le Akademik Shokalskiy. Photo: AMSALes 101 membres d’équipage des trois bateaux de Sea Shepherd font face à une opposition violente des  braconniers japonais hors-la-loi, pourtant le gouvernement australien se soucie peu de leur sécurité. Au fil du temps l’Australie a dépensé des millions de dollars pour sauver des touristes et des plaisanciers, mais pratiquement rien pour défendre l’intégrité de l’environnement de la région. Les équipages des bateaux Sea Shepherd sont constamment sous le feu de critiques de salon qui les accusent d’être des  "inconscients" et de manquer de "professionnalisme". Cela fait pourtant dix ans que Sea Shepherd envoie de nombreux navires en Antarctique, sans jamais avoir perdu ni blessé un seul équipier, et sans jamais avoir demandé d’aide pour se libérer des glaces. Les bateaux de Sea Shepherd se sont déjà retrouvés "prisonniers" des glaces, mais avec de la patience et de l’expérience, les équipages ont trouvé le moyen de se sortir de la situation sans assistance.

Là où Sea Shepherd a vraiment eu besoin d’aide, c’est quand les navires et l’équipage se sont fait attaquer et éperonner par les baleiniers japonais, au point d’avoir un bateau complètement détruit.

Et chaque fois la réponse du gouvernement australien a été: "il faut vous débrouiller tout seuls là-bas, nous ne pouvons rien faire". La seule raison pour laquelle trois pays ont envoyé des brise-glaces pour "sauver" le bateau "prisonnier", c’est parce qu’ils craignent d’être critiqués s’ils n’agissent pas. Tous savent que le Akademik Shokalskiy ne court en fait aucun danger.

 

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