Commentary and Editorial

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Jeudi, 13 Février 2014 15:08

Quel Boycott?

Par le capitaine Paul Watson

Ce n’est pas parce qu’un petit groupe de voyous tue vicieusement des dauphins à Taiji qu’il faut que le peuple japonais tout entier en subisse les conséquences. Photo: Sea ShepherdCe n’est pas parce qu’un petit groupe de voyous tue vicieusement des dauphins à Taiji qu’il faut que le peuple japonais tout entier en subisse les conséquences. Photo: Sea ShepherdJ’ai reçu pas mal de messages me demandant pourquoi Sea Shepherd appelait au boycott des produits japonais. J’ai eu aussi d’autres messages venant de gens qui voulaient aider Sea Shepherd pour le boycott des produits japonais.

Il n’y a pas, et il n’y a jamais eu, de boycott Sea Shepherd des produits japonais.

La raison de ces messages de soutien ou d’opposition à "notre" boycott est apparemment que Ric O’Barry du Dolphin Project a déclaré publiquement, entre autres au cours de son interview par Katie Couric* , que le Dolphin Project n’apporte pas son soutien au boycott des produits japonais et que le Dolphin Project ne tolère pas le racisme.

Le problème avec cette déclaration, c’est qu’aucune association de ma connaissance n’appelle au boycott organisé des produits japonais. Les déclarations d’O’Barry impliquent cependant que, si le Dolphin Project ne soutient pas ce boycott, ce doit être le projet du seul autre grand groupe travaillant à faire cesser le massacre des dauphins de Taiji, c’est-à-dire les Gardiens de la Baie de Sea Shepherd.

Ceci explique pourquoi j’ai reçu ces messages.

On comprend mal pourquoi Ric O’Barry a passé une si grande partie du temps qui lui était alloué pendant le Katie Couric Show à dénoncer un boycott des produits japonais, alors qu’il n’y a aucun programme organisé de boycott des produits japonais auquel appellerait une association qui combat la chasse au dauphin de Taiji.

Bien que Sea Shepherd n’encourage pas le boycott des produits japonais, ma position est que boycotter les produits japonais n’est pas un acte raciste comme Ric l’insinue. Le boycott est une forme légitime de protestation.

La raison pour laquelle je ne soutiens pas le boycott des produits japonais, c’est que c’est impossible à réaliser dans la pratique, et aussi parce que pour moi ce n’est pas parce qu’un petit groupe de voyous tue vicieusement des dauphins à Taiji qu’il faut que le peuple japonais tout entier en subisse les conséquences.

L’organisation d’un boycott efficace demande beaucoup d’argent, et Sea Shepherd n’a pas le budget nécessaire pour entretenir un boycott efficace sur le long terme. Si c’était une stratégie viable, nous l’approuverions.

Pour ceux qui ont choisi de boycotter les produits japonais à titre personnel pour manifester leur opposition au massacre des dauphins, tout ce que je peux dire c’est que vous êtes libre d’exercer votre pouvoir de consommateur en refusant d’acheter certains produits pour des raisons éthiques ou politiques. Ce n’est pas du racisme, car c’est une réponse légitime à des actes violents et inhumains qui menacent la survie de nombreuses espèces de dauphins.

Un boycott à titre personnel des Jeux Olympiques de 2020 au Japon est aussi une façon légitime de protester contre le massacre des baleines et de dauphins, sans parler de l’horreur de Fukushima.

Cependant, la position de Sea Shepherd est que Sea Shepherd n’encourage pas le boycott des produits japonais.

Une opposition internationale continue peut mettre fin au massacre des dauphins à Taiji. Photo: Sea ShepherdUne opposition internationale continue peut mettre fin au massacre des dauphins à Taiji. Photo: Sea Shepherd

Ric O’Barry et le Dolphin Project ont fait et continuent à faire un travail formidable pour les dauphins. Sea Shepherd Conservation Society a toujours apporté son soutien au Dolphin Project. Ric O’Barry lui-même a consacré sa vie à défendre les dauphins, et malgré toute mon admiration et mon soutien, je dois corriger ce malentendu entretenu par lui selon lequel il y aurait un boycott organisé des produits japonais. Il n’y a tout simplement aucune campagne de boycott.

Ce n’est pas du racisme de s’opposer à ce que les Japonais massacrent des dauphins et des baleines. Nous nous opposons aussi au massacre de dauphins et de baleines perpétré par les Islandais, les Norvégiens, et les Féringiens. Nous nous opposons à ce que la marine américaine se serve de sonars qui tuent ou blessent des baleines et des dauphins. Nous ne faisons preuve d’aucune discrimination lorsque nous nous opposons à quiconque, où que ce soit, inflige un tel traitement inhumain à la vie marine.

L’Institut japonais pour la Recherche sur les Cétacés accuse constamment l’opposition à la chasse à la baleine et au massacre des dauphins d’avoir des motivations racistes. C’est une simple tactique qu’ils utilisent pour encourager l’opposition aux associations qui luttent activement contre le massacre.

Les chasseurs de baleines japonais et les tueurs de dauphins japonais exploiteront toute opportunité qui se présente pour justifier la brutalité de leurs activités meurtrières.

Il est contre-productif de reconnaître le moindre mérite à leurs accusations.

Une opposition internationale continue peut mettre fin au massacre des dauphins à Taiji et à celui des baleines dans l’Océan Austral. Il ne faut pas que nous renoncions aux principes moraux élevés qui nous habitent parce qu’on nous accuse à tort de "racisme" et "d’impérialisme culturel".

Les dauphins et les baleines sont des êtres hautement intelligents, sociaux, sensibles et dotés de conscience de soi, et les tuer, c’est du meurtre – purement et simplement.

* Katie Couric est une journaliste américaine animant une émission TV

 

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