Commentary and Editorial

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Lundi, 10 Mars 2014 01:01

Implacables jusqu’à la fin – Des nouvelles de l’Opération Relentless

Le capitaine du Bob Barker, Peter Hammarstedt. Photo: Simon AgerLe capitaine du Bob Barker, Peter Hammarstedt. Photo: Simon AgerTandis que l’Opération Relentless entre dans la deuxième semaine du mois de mars, les jours de chasse des baleiniers japonais sont comptés. Le jour polaire de l’été Antarctique n’est plus qu’un lointain souvenir. La nuit s’abat aussi vite que gèle la Mer de Ross. Les apparitions de baleines sont moins fréquentes au fur et à mesure que les survivants de la dernière saison de tuerie reviennent sur la côte australienne pour leur séjour annuel. Pour le début de la migration d’automne des baleines, les survivants sont nombreux et ne doivent la vie qu’à la mobilisation de la flotte de Sea Shepherd.

Il apparaît clairement que les braconniers japonais se cantonnent à la Dépendance de Ross pour la chasse, de façon à éviter un incident diplomatique avec l’Australie, à la veille d’une décision de la Cour Internationale de Justice de La Haye.

L’Opération Relentless est, et a été, la Bataille de la Mer de Ross.

Par deux fois les baleiniers japonais ont tenté de s’introduire en mer de Ross et à chaque fois, ils ont été repérés le jour même où ils allaient reprendre leurs massacres. Sea Shepherd en a la certitude, d’après la météo et la position du navire-usine au moment où il était découvert.

L’Opération Relentless n’est pas une campagne où la flotte de Sea Shepherd se contente de rester devant la rampe arrière du navire-usine pendant toute la saison de chasse à la baleine. Les campagnes précédentes ont montré aux baleiniers que Sea Shepherd rend impossible le chargement des baleines et le ravitaillement en carburant. Donc nous savions que nous allions nous faire attaquer à plusieurs reprises, à mesure que le désespoir des braconniers augmentait.

Le lendemain de la décision de la Cour d’appel du neuvième circuit de Seattle, selon laquelle Sea Shepherd USA et le capitaine Paul Watson n’ont pas enfreint l’injonction émise à leur encontre l’année dernière, et neuf jours après que Sea Shepherd a commencé à bloquer la rampe de chargement du Nisshin Maru, les braconniers ont lancé des attaques violentes et non provoquées contre le Steve Irwin et le Bob Barker. Les attaques étaient de véritables sursauts de désespoir d’une industrie mourante.

La flotte baleinière japonaise surpasse Sea Shepherd en moyens physiques et financiers. Les harponneurs nippons sont plus rapides et plus faciles à manœuvrer que les navires de Sea Shepherd. Le gouvernement japonais cautionne les violences à l’encontre de Sea Shepherd. Quant aux équipages de Sea Shepherd, ils s’engagent à intervenir directement mais sans violence, ce qui leur interdit de rendre les coups, et ils respectent totalement leur engagement.

Le capitaine Peter Hammarstedt, scrutant l’horizon pendant la Bataille de la Mer de Ross. Photo: Simon AgerLe capitaine Peter Hammarstedt, scrutant l’horizon pendant la Bataille de la Mer de Ross. Photo: Simon AgerSi nous ne pouvons battre notre adversaire par la force physique, nous le ferons par le courage et la stratégie. Nous serons plus malins que les braconniers à chaque occasion parce que nos capitaines et nos équipages sont animés d’une passion, d’une créativité et d’une perspicacité qui font défaut à cette industrie baleinière d’un autre âge.

Sea Shepherd a localisé le navire usine Nisshin Maru à quatre reprises cette saison. Une performance qui dépasse nos neuf saisons précédentes de protection des baleines en Antarctique. Par trois fois, le Nisshin Maru a été repéré par l’hélicoptère du Steve Irwin alors qu’il débutait la chasse du jour.

A trois reprises, les harponneurs ont lancé des attaques non provoquées contre Sea Shepherd, mais chacune de ces attaques s’est heurtée à une défense constante et déterminée. Bien que ces trois assauts aient permis au Nisshin Maru d’échapper au radar de Sea Shepherd, ces derniers ont réussi à maintenir les baleiniers en fuite. A chaque fois que les braconniers fuyaient devant le Steve Irwin, le Bob Barker et le Sam Simon, ils ne pouvaient pas tuer de baleines. Malgré l’adversité, Sea Shepherd n’a eu de cesse de harceler le Nisshin Maru, l’empêchant largement de braconner.

Le succès ne dépend pas du nombre de fois où vous vous retrouvez à terre, mais de combien de fois vous retournez au combat.

La coque du Bob Barker porte encore les stigmates de la collision provoquée par le Yushin Maru No. 3 qui a sous-estimé la distance pendant qu’il traînait des câbles d’acier devant ma proue.

Quand les bateaux harponneurs japonais ont attaqué le Bob Barker en pleine nuit, des équipes ont risqué leur vie sur de petites embarcations, malgré le danger, pour repousser l’attaque pendant dix heures dans l’obscurité totale.

Quand le Yushin Maru et le Yushin Maru No. 3 ont attaqué le Bob Barker, alors que le bateau de Sea Shepherd se trouvait à 40 miles nautiques du Nisshin Maru, l'un des canots du Bob Barker a été endommagé en tentant vaillamment de couper le câble d’acier que les harponneurs traînaient derrière eux pour bloquer le gouvernail et l’hélice du Bob Barker.

Les attaques des harponneurs auront un coût pour le gouvernement japonais. Les braconniers japonais ont montré au monde qu’ils sont bien des bandits et des criminels, comme le dit Sea Shepherd depuis des années.

Une des stratégies de guerre consiste à isoler l’ennemi. L’incursion du Yushin Maru No. 3 dans le Sanctuaire Baleinier australien alors qu’il poursuivait le Bob Barker vers l’île Macquarie, et l’incursion du Shonan Maru No. 2 dans les eaux néo-zélandaises, alors qu’il était en train d’harceler le Steve Irwin, auront, selon les mots du ministre des Affaires Etrangères de Nouvelle-Zélande, des conséquences relationnelles.

Sea Shepherd estime que l’année a été catastrophique pour les baleiniers, mais excellente pour les baleines. Photo: Marianna BaldoSea Shepherd estime que l’année a été catastrophique pour les baleiniers, mais excellente pour les baleines. Photo: Marianna BaldoNous sommes en train de gagner la guerre des médias contre les braconniers japonais, nous remportons toutes les batailles juridiques et le Japon n’a pas d’allié dans la sphère diplomatique.

Mais, et c’est ce qui compte le plus, nous sommes vainqueurs sur le terrain. Nous faisons tout notre possible avec les ressources dont nous disposons, sans aucun compromis, sans aucun répit.

Bientôt à court de carburant, le Sam Simon rentre actuellement en Australie. Le Steve Irwin est suivi de près par le Yushin Maru No. 2, et le Bob Barker, par le Yushin Maru No. 3, ce qui signifie que, jusqu’à la fin imminente de la saison de chasse, les 2/3 des harponneurs sont hors d’état de nuire. Dans l’intervalle, le Steve Irwin et le Bob Barker continueront de patrouiller en Mer de Ross dans les quelques périodes de beau temps qui restent en cette fin de saison. Ce qui signifie que soit le Nisshin Maru devra se résoudre à venir à nous, soit il restera bloqué par une météo trop mauvaise pour braconner.

Tout ce qui compte à la fin de la campagne, c’est de savoir combien de baleines ont été sauvées grâce aux interventions de Sea Shepherd. Je suis sûr que quand les embruns et la houle se seront calmés, nous aurons encore une fois ruiné la saison pour les braconniers. Nous mesurerons ce que nous avons accompli au nombre de baleines qui donneront naissance à un petit dans les eaux chaudes d’Australie, parce que leur sang chaud n’aura pas été versé dans les eaux glaciales de l’Antarctique.

 

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