Commentary and Editorial

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Mercredi, 09 Avril 2014 06:33

Un nouveau chapitre dans la défense des baleines?

Par le capitaine Alex Cornelissen – Directeur général de Sea Shepherd Global

le capitaine LockyMacLean, le capitaine Paul Watson et le capitaine Alex Cornelissen. Photo: Sam Sielen/Sea ShepherdLe capitaine Locky Mac Lean, le capitaine Paul Watson et le capitaine Alex Cornelissen. Photo: Sam Sielen/Sea ShepherdAprès l’aboutissement historique à la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye, nous commençons lentement à réaliser les conséquences de la décision de la cour.

La cour a jugé que le programme baleinier prétendument scientifique du Japon n’est en réalité rien de tel, qu’il doit être arrêté immédiatement et qu’aucun nouveau permis ne doit être délivré. Le Japon a déclaré qu’il respectera la décision de la cour. Sea Shepherd est évidemment satisfait du verdict.

Ceci pourrait bien signifier que Sea Shepherd n’aura pas à retourner dans l’Océan Austral à la fin de l’année, pour notre onzième campagne antarctique contre le braconnage des baleines. Bien sûr nous allons continuer à préparer nos navires pour qu’ils soient prêts à la fin de l’année, mais les perspectives sont bien meilleures qu’elles ne le furent jamais.

En ce moment nous avons trois navires dans des ports australiens, bientôt prêts à se déployer. La première chose qui m’est venue à l’esprit fut de monter une campagne contre la chasse baleinière en Islande, mais il y a une autre suite intéressante à donner à l’affaire d’hier.

Parce que la CIJ a décidé que le programme baleinier japonais dans l’Océan Austral (JARPA II) n’est pas de nature scientifique, et donc qu’aucun nouveau permis ne peut être délivré au nom de la recherche, que va-t-il se passer pour le programme baleinier japonais dans l’hémisphère nord (JARPN II)? Par définition, n’est-il pas illégal? La CIJ a créé un précédent avec le verdict contre JARPA II, par conséquent toute activité qui a si peu à voir avec la science ne devrait plus se poursuivre sous ce prétexte. En fait, cette décision fait de JARPN II un programme commercial, et si le Japon devait décider de poursuivre la chasse au nord, alors ne serait-ce pas en violation des règles de la CBI? Pour nous, la CBI a maintenant l’obligation de faire cesser le programme JARPN II, et s’ils ne le font pas, même des sanctions commerciales pourraient être possibles contre le Japon.

Cela constitue sans nul doute une justification pour Sea Shepherd et pour le capitaine Watson. Lorsque le capitaine Watson a décidé pour la première fois de partir pour l’Océan Austral en 2002, personne ne prêtait beaucoup d’attention au caractère illégal du programme baleinier japonais. Quelques médias en parlaient, mais très peu de choses étaient faites pour empêcher cette chasse dont la nature commerciale était évidente.

Ce n’est que lorsque Sea Shepherd est entré en scène que c’est devenu un sujet de discussion dans le monde entier. Chaque année, le Japon accusait Sea Shepherd d’actes de sabotage contre son "programme baleinier parfaitement légal et autorisé", et nous avons même été bannis de tous les meetings de la CBI. Douze ans plus tard, on nous a donné raison sur tous les points, et c’est la fin de la chasse baleinière japonaise dans l’Océan Austral.

Le capitaine Watson a été mis sur la liste rouge d’Interpol à cause de fausses accusations du Japon sur ses interventions contre leurs opérations illégales de chasse à la baleine.

Une injonction a été délivrée pour empêcher nos collègues des USA de participer aux campagnes en Antarctique.

On nous a accusés d’être des pirates, des radicaux et des extrémistes –de vouloir faire justice nous-mêmes.

Mais après le verdict majeur de la CIJ, l’ambiance est toute autre, et tous les efforts et les sacrifices qui ont été faits en valaient absolument la peine.

Je voudrais remercier tous ceux qui nous ont soutenus au cours des douze dernières années, merci à tous nos donateurs, nos collaborateurs, nos équipiers à terre et en mer. Rien n’aurait été possible sans vous. Et, bien sûr, rien n’aurait été possible si le capitaine Watson n’avait pas décidé de livrer cette bataille de David contre Goliath il y a douze ans.

Commentaires de Sea Shepherd juste après le verdict de la CIJ:

"Pendant les dix années passées, les Australiens ont appris à connaître Paul Watson comme l’homme qui mène la bataille pour la défense des baleines abattues illégalement dans le sanctuaire baleinier de l’Antarctique australien. Beaucoup d’Australiens ont ouvert leur cœur et même leur maison au Capitaine Watson et à Sea Shepherd, faisant le travail que, par manque de cran, leur gouvernement refusait de faire. Le verdict de la CIJ est une très bonne nouvelle, mais Sea Shepherd ne pouvait pas attendre jusqu’à ce qu’il soit rendu, car plus de 5000 baleines auraient perdu la vie dans l’intervalle. Autrefois l’Australie était un pays où l’on chassait les baleines, et aujourd’hui c’est l’un des plus ardents défenseurs des baleines; il reste à espérer que le Japon en fasse de même un jour. Espérons que le verdict de la CIJ mettra le Japon sur le chemin de l’écotourisme baleinier, ce qu’applaudiraient tous ceux dans le monde qui aiment les baleines. Mais s’ils retournent sur la scène de leurs crimes contre les baleines, Sea Shepherd sera à nouveau prêt pour la rencontre" - Jeff Hansen, Directeur de Sea Shepherd Australie.

"Il y a plus de dix ans, lorsque le capitaine Watson est parti pour l’Océan Austral sur le Farley Mowat, personne au monde ne se souciait de la chasse illégale de la flotte baleinière japonaise. Il faut se rappeler que, pendant ces dix années, s’il n’y avait pas eu Sea Shepherd Conservation Society pour intervenir, plus de 10000 baleines auraient été tuées. Mais grâce aux actions directes de Sea Shepherd, les baleiniers n’ont pris qu’une fraction de ce nombre – environ 3500. Mais ce n’est pas fini. C’est le début d’une nouvelle ère dans la protection des écosystèmes marins où l’imagination d’un seul homme et d’une seule organisation peut inspirer la plus haute cour du pays pour résister et rendre un jugement qui aura de grandes conséquences pour les flottes de braconniers du monde entier." - Capitaine Siddharth Chakravarty.

"Lorsque Sea Shepherd a commencé ses campagnes dans l’Antarctique il y a dix ans, c’était pour s’interposer entre les baleines et les harpons de la flotte baleinière japonaise que nous savions déjà être commerciale. Sea Shepherd a continué sans l'antenne américaine ces deux dernières années, sans jamais faillir à la promesse que le capitaine Watson avait faite aux baleines il y a dix ans. Maintenant, la Cour Internationale de Justice a levé le voile de la "recherche" et ordonné au Japon de mettre fin à sa chasse illégale en Antarctique. Nous espérons que le Japon respectera le verdict et laissera les baleines migrer en paix à travers leur sanctuaire glacé. Bien que cela représente une vicoire pour les baleines, le mouvement global de Sea Shepherd a beaucoup d’autres clients, et nous savons que notre tâche n’est pas terminée. Nous continuerons à nous dresser entre les animaux de l’Océan et l’extinction." - Susan Hartland, directrice administrative de Sea Shepherd USA.

 

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