Commentary and Editorial

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Jeudi, 10 Juillet 2014 14:06

Note à tous les détracteurs pro-baleiniers de Sea Shepherd aux Féroé

Par le capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd

L’objectif de Sea Shepherd est d’éradiquer l’obscénité de la chasse  à la baleine dans le monde entier. Photo: Sea ShepherdL’objectif de Sea Shepherd est d’éradiquer l’obscénité de la chasse à la baleine dans le monde entier. Photo: Sea ShepherdVous pouvez nous traiter de tous les noms et penser de nous ce que vous voulez, cela nous est égal.

Vos insultes, vos mensonges, vos accusations, toute votre rhétorique de haine, ne signifient rien.

Si ce n’est de me pousser à vous bannir de ma page et à effacer vos paroles.

Haïssez nous autant que vous voudrez, cela ne changera rien. L’objectif de Sea Shepherd est d’éradiquer l’obscénité de la chasse à la baleine dans le monde entier. Pour nous, tuer une baleine équivaut à un meurtre.

Ôter la vie à un être intelligent, conscient, sauvage et sensible est un meurtre, et tous les pseudo-arguments postés par les meurtriers ou leurs sympathisants ne changeront rien à ce fait.

Nous ne sommes pas seuls à le penser. Le gouvernement indien, qui représente plus d’un milliard de personnes, reconnaît officiellement les dauphins comme des personnes non-humaines, et tuer une personne est un acte meurtrier.

Il est également intéressant qu’en norvégien le mot pour meurtre soit "drap", et que les Féringiens eux-mêmes appellent leur tuerie de baleines le Grindadrap ou "meurtre de baleines".

Sea Shepherd n’est pas anti-Féringiens. Nous sommes anti-meurtre, nous croyons en la conservation de la vie et de la diversité, et par conséquent nous ne combattons pas les Féringiens parce qu’ils sont Féringiens, mais nous combattons ceux qui, parmi les Féringiens, cautionnent la cruauté, le massacre et la destruction de l’écosystème.

Notre objectif, c’est de faire prendre conscience au monde entier que cette obscénité continue, tout comme nous le faisons pour l’épouvantable meurtre des dauphins à Taiji au Japon.

Nous mettons sur le même plan toute tentative de justification de cette tuerie et quelqu’un qui essaierait de justifier le viol, les assassinats en série et la maltraitance d’enfants.

Nous rejetons toutes les tentatives pathétiques de comparaison entre le fait de tuer les globicéphales et l’abattage des porcs et des poulets, pour la simple raison que nous ne mangeons ni porc ni poulet, et en plus il n’y a aucun abattoir au monde qui cautionnerait la cruauté du Grind.

Quel abattoir permet à des tueurs amateurs de torturer des animaux sous les yeux des enfants, ou autorise des enfants à venir mutiler les carcasses? Arrêtez avec vos comparaisons ridicules. Elles démontrent simplement à quel point vous avez peine à trouver des arguments pour défendre cette abomination que vous appelez le Grind.

Les îles Féroé sont l’un des plus beaux endroits du monde, qui n’est sali que par ce mal ignoble et sanguinaire appelé le Grind. Les baleines souffrent déjà du mercure et des autres métaux lourds qui polluent la mer, ce qui fait que les enfants Féringiens sont exposés à ces poisons, et tout le monde sait que donner à un enfant de la viande contaminée par du mercure, c’est tout simplement de la maltraitance par négligence.

A tous ceux qui demandent que nous respections cette tradition, je réponds "jamais". Comment pourrions-nous respecter le meurtre et la cruauté? Nous n’éprouvons aucun respect pour ceux qui infligent douleur et mort à des innocents, même lorsqu’ils tentent de se justifier par des mots vides de sens comme tradition et culture.

A ceux qui le justifient par la tradition, tout ce que je peux dire c’est que les traditions barbares n’ont pas leur place au 21ème siècle. Si la Catalogne a interdit la corrida, les Féroé peuvent sûrement interdire le Grind. Les combats de coqs, les combats de chiens, les combats d’ours, la corrida, sont tous des traditions qui ont été interdites dans une grande partie du monde civilisé. Le Grind n’est rien d’autre qu’une pratique archaïque et cruelle qui ne sert qu’à avilir et déshonorer les îles où on l’exerce.

Nous pensons que la défense des baleines vaut tous les risques que nous devons prendre. Les volontaires Sea Shepherd sont prêts à affronter sans armes les tueurs aux couteaux des îles Féroé.

Nous savons que nous ne sommes pas aux Féroé seulement pour défendre les globicéphales. Nous sommes là pour défendre la biodiversité des océans, tout simplement parce que si les océans meurent, nous mourrons.

Nous défendons des éléments pour protéger un tout. Défendre les globicéphales est une bataille dans la guerre pour sauver nos océans des ravages destructeurs du genre humain.

Sea Shepherd ne vise pas spécifiquement les Féroé. Nous sommes à Taiji pour les dauphins, dans le golfe du Mexique pour les cachalots, dans l’océan Austral pour les baleines de Minke, les rorquals et les baleines à bosse, en Australie Occidentale et à Hong Kong pour les requins, à Hawaii pour les poissons des récifs, au large des côtes d’Afrique Occidentale pour empêcher les braconniers de pêcher, aux Galapagos pour arrêter les braconniers de requins, et sur les plages du Guatemala pour protéger les tortues.

A ceux qui demandent "que faites-vous contre la pollution", je réponds que le projet Vortex de Sea Shepherd a pour objectif de collecter et recycler le plastique qui se trouve dans l’océan, et que notre opération Toxic Gulf étudie les niveaux de toxicité des cachalots suite à la catastrophe de la plateforme BP Deeper Horizon.

Quant aux Féringiens qui disent que les pays qui utilisent du pétrole, du plastique et des produits chimiques tuent plus de baleines qu’eux, je leur rappelle que les Féringiens aussi utilisent du pétrole, du plastique et des produits chimiques, tout comme les autres pays, et que par conséquent ils ne peuvent pas se considérer à part.

C’est un mouvement global, avec un programme global, et les îles Féroé font partie de ce programme.

Notre objectif est d’abolir le Grind – peu importe le temps qu’il faudra, peu importent les risques que nous devrons prendre.

Et à ceux qui disent que nous ne l’emporterons pas, les baleiniers australiens nous ont dit la même chose en 1977, et pourtant le massacre s’est arrêté en 1978. Pareil de la part des phoquiers canadiens, et nous avons fait fermer le marché des produits à base de phoque en Europe et en Chine. Même chose pour les pêcheurs aux filets dérivants du Pacifique Nord et des Caraïbes en 1990, et les filets dérivants ont été interdits en 1993.

Et à tous ceux qui disent que nous nous battons pour une cause perdue, je réponds que seules les causes perdues valent la peine qu’on se batte pour elles.

A ceux qui disent que nous nous opposons au Grind parce que nous en tirons profit, je peux affirmer que les volontaires qui se trouvent aux Féroé, à terre comme en mer, le font sur leur propre temps et sur leur propre argent. Je ne reçois aucune rémunération de Sea Shepherd pour défendre la vie dans nos océans, et pas un centime des dons reçus pour combattre le Grind ne va dans ma poche.

Je sais que les gens motivés par le profit ont du mal à comprendre comment et pourquoi des gens peuvent défendre la vie marine sans en tirer aucun profit. Les cupides sont incapables de comprendre l’empathie et la compassion.

Les hommes et les femmes qui combattent le massacre des globicéphales sont des hommes et des femmes dotés de vraie compassion et de vrai courage, ils méritent qu’on les respecte, et c’est pour cette raison que je n’ai aucune tolérance pour les commentaires grossiers et insultants.

J’ai commencé à combattre le Grind en 1983. Trente années plus tard, je continue à combattre ce massacre, et j’ai constaté que, alors qu’en 1983 100% des Féringiens soutenaient le Grind, ce soutien s’est érodé et aujourd’hui il y a une opposition féringienne significative au Grind. Cela prendra peut-être du temps pour mettre fin à cette obscénité, mais je crois qu’un jour nous en verrons la fin.

Notre stratégie a toujours été à long terme, une combinaison de collecte et de publication de preuves, de diffusion internationale et d’intervention directe, et le plus important, la persévérance.

Le meurtre des globicéphales aux Féroé, tout comme le meurtre des dauphins à Taiji, est un crime contre la nature et un crime contre les cétacés et l’humanité. C’est une atrocité sauvage, barbare, épouvantablement cruelle et sanguinaire, et il ne faut pas tolérer qu’elle perdure dans un monde civilisé.

En résumé, nous qui nous battons contre la mort et pour la vie, nous combattons ceux qui cautionnent et infligent la mort et traitent avec mépris le miracle de la vie.

Le Grind doit et va disparaître – voilà notre objectif, et nous ne reculerons pas face aux menaces, aux insultes et aux injures des arrogants et des ignorants.

Si les baleines meurent, les océans mourront, et si les océans meurent, c’est nous tous qui mourrons.

 

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