Commentary and Editorial

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Lundi, 12 Janvier 2015 15:52

Si j’étais président de SeaWorld...

Commentaire par le fondateur de Sea Shepherd, le capitaine Paul Watson.

Un dauphin captif est soulevé dans un brancard. Photo: Sea Shepherd Un dauphin captif est soulevé dans un brancard.
Photo: Sea Shepherd
Il n’existe aucune justification à l’asservissement des animaux.

Aucune. Il n’y en a jamais eu et il n’y en aura jamais. L’esclavage est l’esclavage – injustifiable, cruel, malfaisant et qui détruit l’âme, à la fois des victimes et des oppresseurs.

Les cirques et les endroits comme SeaWorld sont des lieux méprisables, et les seuls zoos qui devraient exister sont ceux qui réhabilitent la vie sauvage, qui contribuent à la préservation des habitats et qui créent des installations médicales pour les animaux dans leur milieu naturel.

Jusqu’en 1979, les gorilles adultes des montagnes étaient assassinés pour que les bébés gorilles puissent être capturés et exposés au zoo de Cologne. A l’époque c’était la pratique normale pour les zoos et cette méthode continue encore aujourd’hui avec le massacre à grande échelle des dauphins, lors de la conduite d’une chasse spécialement étudiée pour capturer des dauphins, pour les vendre et les exposer dans les delphinariums du monde entier.

C’est à cause d’endroits comme SeaWorld que se déroulent d’abominables massacres de dauphins à Taiji.

Toute personne, homme, femme ou enfant qui achète un ticket pour SeaWorld, Marineland ou toute autre installation qui tire ses bénéfices de l’exposition de dauphins, est tout autant coupable de crime que le milieu d’affaires qui prospère depuis si longtemps de l’esclavage animal.

Le plus grand cirque du monde est le Cirque du Soleil, et pourtant il n’exploite aucun animal. Il y a des alternatives.

Nous vivons dans l’ère la plus avancée des moyens de communications électroniques de toute l’histoire. Une installation qui comprendrait d’énormes écrans IMAX montrant de véritables dauphins sauvages, des orques, des phoques, des requins et des poissons dans leurs habitats naturels serait tout aussi excitant et bien plus éducatif que ces prisons de béton où les cétacés réduits en esclavage sont forcés de jouer des tours stupides dans le seul but d’amuser des humains. Il n’y a pas tant de différence avec les arènes des gladiateurs, dans lesquelles les animaux étaient massacrés pour le plaisir de la foule – sauf qu’aujourd’hui la mort est plus lente et plus misérable.

Ce fut très encourageant de voir l’impact d’un documentaire comme Blackfish qui plomba les profits de SeaWorld. Ce parc cruel et inutile doit être fermé.

Cela nous mène à la question que j’entends sans cesse: D’abord, " que deviendraient les gens qui travaillent à SeaWorld ? "

Car en effet, que deviendront leurs emplois ? L’emploi ne justifie en rien la cruauté. L’esclavage humain a procuré des dizaines de milliers d’emplois aux marchands, aux marins, aux prêcheurs et aux chasseurs d’esclaves en fuite. Est-ce que nous nous soucions de leur infâme travail aujourd’hui ? Absolument pas. Ces emplois ont été expédiés là où ils appartiennent : dans les poubelles de l’Histoire.

Trua est une orque captive dans le SeaWorld d’Orlando
Photo de Wiki Media CommonsTrua est une orque captive dans le SeaWorld d’Orlando
Photo de Wiki Media Commons
Je n’ai également aucune sympathie pour les actionnaires qui ont perdu et qui continuent de perdre leurs investissements. Des dizaines de millions de dollars d’investissement ont été perdus dans la mort joyeuse de l’esclavage. Et pour ceux qui détiennent toujours des actions, espérant en vain que SeaWorld s’en remettra un jour, je pense qu’il est temps pour eux de se réveiller avant qu’ils ne perdent encore plus que leurs investissements inconsidérés. Toute personne qui continue à détenir des parts de SeaWorld est non seulement à plaindre pour son manque de compassion mais mérite également de perdre ses investissements puisqu’elle participe à un jeu financier bien imprudent. SeaWorld ne se relèvera jamais à moins qu’ils ne changent radicalement leur mode opératoire. L’évidence s’impose puisque le mouvement contre l’esclavage des cétacés continue de grandir en force et en influence.

La deuxième question qui revient est " Qu’arrivera-t-il aux animaux si SeaWorld ferme ? " Tout d’abord SeaWorld a la responsabilité légale de trouver une solution. Ils ne peuvent légalement pas abandonner les animaux. Ils ne peuvent pas se débarrasser des animaux sans de longs et coûteux procès.

Il y a cependant un moyen pour que SeaWorld et les autres parcs survivent, pour que les investisseurs puissent récupérer leurs investissements, pour que les employés conservent leurs emplois et que les animaux aient la chance d’un nouveau départ.

Et si j’étais président de SeaWorld, voilà le plan que je suivrais:

Pour commencer, je chercherais de larges baies ou des fjords où les ouvertures pourraient être protégées par des filets. Les animaux pourraient être hébergés dans ces larges enclos. La nourriture pourrait être fournie par un fonds spécial créé par SeaWorld, et des dresseurs pourraient être embauchés pour apprendre aux orques et aux dauphins comment retourner à la liberté, dans l’océan. Grâce à des scientifiques comme le Dr John Ford, nous sommes en mesure de trouver une famille qui accepte l’orque captive car parlant le même dialecte. Les gens pourraient toujours venir voir les animaux dans ces enclos, mais sans les spectacles stupides. Un tel parc pourrait aussi servir d’hôpital et de centre de réhabilitation pour les animaux malades ou blessés.

Pour finir, je viderais les bassins pour les remplacer par des installations multimédia type IMAX pour emmener les gens dans un voyage virtuel au cœur de notre océan. J’y ferais passer de vrais messages éducatifs sur l’état de notre océan et de la planète, et ce que nous devons faire pour protéger et conserver les espèces, la vie et les écosystèmes. Un tel parc pourrait créer de nombreux emplois.

Tout ce que nous avons à faire est de remplacer l’esclavage par la réhabilitation et remplacer les parcs d’attractions par des installations dédiées au divertissement et à l’éducation.

Donc SeaWorld pourrait survivre, les emplois pourraient être conservés et les animaux pourraient être libérés – mais seulement si quelqu’un a la vision, le courage et la volonté de faire ce qui est juste pour les intérêts de tous ceux qui sont concernés : les investisseurs, les employés et surtout les animaux.

 

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