Commentary and Editorial

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Jeudi, 22 Janvier 2015 04:01

Les "gens comme Sea Shepherd" réussissent là où la marine échoue

Par le capitaine Paul Watson

BOOSTE! le Capt. Peter Hammarstedt intercepte le Thunder, navire de pêche illégale à la légine, à l’intérieur de la CCAMLRBOOSTE! le Capt. Peter Hammarstedt intercepte le Thunder, navire de pêche illégale à la légine, à l’intérieur de la CCAMLRJ’étais prêt à accorder à la Nouvelle Zélande le bénéfice du doute. Je pensais qu’ils auraient le courage d’affronter une bande de pirates de haute mer, mis à part la timidité sans surprise de politiciens comme le ministre néo-zélandais des Affaires Etrangères, Murray Mc Cully.

Mais les récents commentaires du commandant du Wellington, Graham Mac Lean, m’ont fait changer d’avis sur la marine néo-zélandaise.

Selon Mac Lean, leur mission a été "un succès éclatant bien qu’il n’y ait pas eu d’arrestation".

A entendre le commandant Mac Lean, il n’éprouve guère de respect pour Sea Shepherd. Apparemment il a été très clair, et, je cite, "il ne peut pas envisager que la marine et des gens comme Sea Shepherd puissent travailler ensemble".

Le capitaine Sid Chakravarty, du Sam Simon, a répondu que "un peu d’aide de la marine et du gouvernement permettrait de trouver beaucoup plus rapidement les bateaux de pêche illégaux qui rôdent dans l’océan Austral."

Mais ce genre de coopération est improbable.

Le capitaine Chakravarty dit qu’il en a toujours été ainsi.

"Je ne peux pas dire que cela me surprenne, je crois qu’on pouvait s’attendre à cette attitude de la part du gouvernement. Mais Sea Shepherd ira de l’avant malgré tout, nous affronterons ces navires et nous les ferons cesser leurs opérations."

Les faits sont parlants. Les trois navires braconniers découverts par la marine néo-zélandaise sont fichés par Interpol comme clairement illégaux. Le Wellington a été envoyé dans l’océan Austral pour patrouiller et rechercher des bateaux de pêche illégaux. Ils les ont trouvés. Alors à quoi sert de rechercher des braconniers, puis de trouver les braconniers, si c’est pour les laisser braconner?

Les braconniers n’ont même pas fait mine d’arrêter de pêcher après avoir été repérés par le Wellington. Ils n’ont tenu absolument aucun compte de la marine néo-zélandaise et ils ont continué à braconner la légine.

Le commandant Mac Lean s’est mis à se lamenter auprès des médias sur les mauvaises conditions de mer, le froid et les dangers potentiels.

On peut certes trouver étonnant que la marine se soit aventurée dans l’océan Austral si elle craint les mauvaises conditions de mer, le froid et les dangers potentiels.

Le fait que le commandant Mac Lean ait décrit cela comme un succès éclatant est ridicule. Il essaie peut-être de convaincre le public que cette intervention a été un succès éclatant, mais en réalité ce fut un échec lâche et pathétique.

Ces trois navires vont ramasser des centaines de tonnes de légine dans des eaux qui sont supposées être sous la protection de la Nouvelle Zélande, et la marine de celle-ci les laisse faire. On a beau tourner cela dans tous les sens, ce n’est pas un succès. Ce que ces braconniers ont démontré, c’est que la marine est complètement impuissante. Ils le savent, la marine le sait, et le public le sait aussi.

L'équipage du Sam Simon utilise un équipement spécialement adapté pour hisser les 25 kms de longueur du fillet maillant. Photo: Sea Shepherd/Jeff WirthL'équipage du Sam Simon utilise un équipement spécialement adapté pour hisser les 25 kms de longueur du fillet maillant. Photo: Sea Shepherd/Jeff WirthPendant ce temps, les "gens comme Sea Shepherd" ont fait cesser une opération de braconnage, confisqué plus de 60 kilomètres de filet maillant, et privé le navire nigérian Thunder de millions de dollars de profits. Sea Shepherd s’active à présent pourmettre hors d’état de nuire les trois braconniers que la marine néo-zélandaise a laissé partir.

Et cela, Sea Shepherd le fait sans toucher le moindre dollar d’argent public de la Nouvelle Zélande ni de l’Australie, tout en étant l’objet du dédain, de la critique et du harcèlement de ces deux gouvernements. Sea Shepherd s’attend aussi à ce que notre succès dans l’océan Austral entraîne encore plus de harcèlement lors du retour de nos navires au port, avec cette accusation ridicule que, en remontant les filets abandonnés, Sea Shepherd pourrait se voir inculpé de "pêche illégale".

Le fait est que les gouvernements mondiaux manquent tout simplement de motivation économique et politique pour s’attaquer au problème de la pêche illégale. Personne ne fait respecter la loi, les braconniers se voient infliger des amendes ridiculement basses lors des rares occasions où ils se font prendre, et ils reçoivent même des subventions des gouvernements qui sont justement supposés devoir faire cesser leurs activités.

La marine dit que sa mission est un succès parce qu’ils ont filmé les navires et qu’ils ont des preuves de leurs prises. D’après le gouvernement, cela signifie que cela leur posera problème pour décharger leurs prises.

Or l’an dernier le Thunder a été retenu en Malaisie. Ils ont payé une amende de 90000 dollars puis ils ont pu repartir avec une prise de légine d’une valeur de plusieurs millions. Le fait est que, si ces trois navires ont des chargements qui valent des millions de dollars, ils trouveront toujours un port pour décharger, pour la simple raison qu’il y beaucoup de ports dont les responsables peuvent être achetés facilement.

Si les navires de Sea Shepherd, sans armes et avec un équipage de volontaires, peuvent faire cesser une opération de braconnage, confisquer du matériel et priver les braconniers de leurs prises, les navires armés et mieux équipés de la marine pourraient en faire autant bien plus facilement, à condition qu’ils le veuillent.

Le fait est qu’ils n’ont ni la volonté, ni l’envie de protéger l’intégrité écologique de l’océan Austral, et aucune justification du ministre des Affaires Etrangères Murray Mc Cully ni du commandant Mc Lean ne réussiront à nous convaincre qu’ils ont sérieusement l’intention de s’attaquer au problème.

La semaine dernière, leur excuse était qu’ils n’avaient presque plus de carburant. Aujourd’hui, le Wellington a fait le plein. S’ils sont sérieux, ils vont repartir et retourner dans l’océan Austral. Ils ont les moyens de retrouver les braconniers. Ils ont les moyens de les faire cesser.

Le navire de Sea Shepherd Sam Simon est en train de rechercher ces trois bateaux pirates. La marine néo-zélandaise pourrait aider Sea Shepherd à mettre un terme au pillage sans relâche de ce que les braconniers appellent "l’or blanc".

Je parie que le gouvernement néo-zélandais et sa marine ne vont rien faire du tout. Qu’ils laisseront des volontaires, dont les "kiwis" qui sont à bord des navires Sea Shepherd, prendre les risques qu’ils ne veulent pas prendre, ainsi que la responsabilité devant laquelle ils se dérobent. Et pour couronner le tout, le gouvernement et la marine vont critiquer et condamner Sea Shepherd pour avoir agi, parce qu’après tout il ne faut pas les confondre avec "les gens comme Sea Shepherd".

 

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