Commentary and Editorial

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Jeudi, 17 Septembre 2015 09:47

Les poissons dans l’océan doivent être déclarés tabous

Capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd

Quand il n'y aura plus de poissons, la mer mourra et si l’Océan meurt - nous mourons ! Photo : Sea ShepherdQuand il n'y aura plus de poissons, la mer mourra et si l’Océan meurt - nous mourons !
Photo : Sea Shepherd
Autrefois, les peuples polynésiens avaient pour coutume de placer des tabous sur certaines zones pour prévenir la surexploitation et le déclin des populations de poissons. Une zone était déclarée taboue pour une certaine période de temps, voire plusieurs années. Les sanctions pour quiconque enfreignait ce tabou pouvaient être sévères : exclusion sociale, voire peine de mort.

Les lois de l’écologie étaient bien connues des peuples insulaires : 1. Diversité. 2. Interdépendance et 3. Ressources finies.

Aujourd’hui, les océans sont pillés et il n’existe aucun endroit sûr pour les poissons – aucune zone taboue. Les sanctuaires marins ne sont souvent qu’un attrait pour les braconniers.

Un renforcement de la loi est nécessaire, mais la volonté politique et économique pour faire respecter ces règlements fait défaut.

J’ai grandi dans un village de pêcheurs sur la côte est du Canada et mon régime alimentaire se composait de poissons et fruits de mer tels la morue, le maquereau, le homard, la coquille Saint-Jacques, la palourde, le hareng, l’éperlan, et ainsi de suite. J’ai personnellement été témoin de la diminution du nombre de ces espèces.

Je n’ai pas mangé de poisson depuis des décennies. À mes yeux, la consommation de poisson étant écologiquement irresponsable, je me suis imposé un tabou il y a des années.

Si je ne mange pas de viande, c'est non seulement pour des considérations éthiques et écologiques évidentes, mais aussi parce que 40 % des poissons pêchés en mer sont transformés en farine pour nourrir poulets, porcs et saumons d'élevage. On donne aussi une grande quantité de poissons comme nourriture aux chats domestiques et aux animaux à fourrure. Ainsi, quand vous mangez un hamburger, vous mangez l'Océan.

Manger les poissons pêchés à l’aide d’équipement lourd, palangres, filets maillants, senneurs, chalutiers géants et chalutiers de fond, ou élever des poissons dans des fermes salmonicoles détruit notre océan.

L'Océan meurt, une bouchée après l'autre.

D'ici 2048, il n'y aura plus de pêcheries parce qu'il n'y aura plus de poissons à pêcher.

Certains diront, "Bon et alors ? On n’est pas encore en 2048. En attendant, moi, j’aime le poisson."

Moi aussi, j’aime le poisson. J’aime le voir vivre et se mouvoir dans la mer, contribuant à maintenir l’intégrité écologique des écosystèmes océaniques.

Un poisson qui nage librement dans la mer est plus précieux pour l’humanité qu’il ne l’est dans l’assiette de quelqu’un.

L’une des solutions au changement climatique est de mettre fin aux activités de pêche industrielle afin de revitaliser la biodiversité marine – mais peu de gens veulent l’entendre. Nous devons laisser la nature restaurer l'équilibre que nous avons compromis.

Pour cela, il nous faut imposer un tabou sur les océans du monde pendant au moins une génération.

Quand il n'y aura plus de poissons, la mer mourra et si l’Océan meurt - nous mourons !

 

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