Commentary and Editorial

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Mercredi, 19 Octobre 2016 07:30

Au-delà des mots, il faut l'ACTION

Par Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France, Co-directrice de Sea Shepherd Global

Vue aérienne de la réserve marine de Papahanaumokuakea - photo AFP / Archives SAUL LOEBVue aérienne de la réserve marine de Papahanaumokuakea
photo : AFP/Archives SAUL LOEB
Lundi dernier a eu lieu en Australie une grande réunion internationale portant sur la création de deux vastes sanctuaires marins en Antarctique.

Si sur le principe, ça serait effectivement une bonne chose, mais il ne s'agit une fois encore que d'un effet d'annonce si, à l'instar des lois déjà existantes pour protéger l'Antarctique, rien n'est fait pour que ces sanctuaires de papier ne deviennent de réels lieux protégés.

En effet, le Japon se prépare actuellement comme il le fait depuis de nombreuses années - sans que rien ne l'en empêche (à part Sea Shepherd) - à retourner une fois de plus, violer le sanctuaire baleinier antarctique en dépit de sa condamnation par le Tribunal international de La Haye, en violation du traité de l'Antarctique, du sanctuaire antarctique, du moratoire sur le commerce de viande baleines, de la Cour fédérale australienne... Autant de lois bien présentes sur le papier qui ne se matérialisent par aucune sanction ni aucune opposition politique, économique ou de terrain. L'année dernière le Japon y a braconné 333 baleines, dont plus de 200 étaient des femelles gestantes et ils comptent reconduire cela sur 12 ans, en toute illégalité.

Autre exemple relatif à l'Antarctique : L'Opération Icefish de Sea Shepherd a permis de démanteler et de faire arrêter une armada de 6 navires qui braconnaient en toute impunité la légine australe et qui étaient listés par Interpol depuis 10 ans. Là encore, aucun moyen n'a été mis en place par aucun gouvernement pour faire respecter l'intégrité de l'écosystème antarctique et le soustraire au braconnage. Au contraire, certains de ces navires touchaient même des subventions européennes, via la compagnie de pêche espagnole Vidal Amadores, propriétaire du Thunder, le plus connu d'entre eux, qui à lui seul avait généré près de 60 millions d'euros de profit en 10 ans.

À moins que de réels moyens de protections ne soient mobilisés par les Etats signataires sur le terrain pour donner vie à ces AMPs, ces déclarations ne sont que de la poudre aux yeux, visant à donner l'illusion que les enjeux environnementaux sont reconnus et que les responsabilités sont prises. Tout reste à faire pour protéger l'Océan, à commencer par développer une réelle volonté politique et économique des gouvernements, pour l'instant quasi inexistante.

source : La Voix Du Nord

 

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