Commentary and Editorial

rss_icon_14Get RSS for this page now!  Sign up via My Sea Shepherd

Imprimer
Lundi, 06 Février 2017 06:09

Questions fréquentes sur l’Opération Nemesis

Lex Rigby, notre coordinateur médias sociaux, surveille et modère les commentaires publiés sur les comptes Facebook, Twitter, Instagram et YouTube de Sea Shepherd Global. Certaines questions étant régulièrement posées par les internautes, nous avons décidé d’y répondre de manière claire et compréhensible.

 

1) Qu’est devenue l’émission Justiciers des mers (Whale Wars en anglais) ? Une autre saison est-elle programmée ?

Le Bob Barker et le Sam Simon à la poursuite du Thunder pendant l’Opération Icefish - Crédit photo : Sea Shepherd Global / Simon AgerLe Bob Barker et le Sam Simon à la poursuite du Thunder pendant l’Opération Icefish - Crédit photo : Sea Shepherd Global / Simon AgerJusticiers des mers est une série documentaire diffusée sur la chaîne Animal Planet dans laquelle les téléspectateurs pouvaient suivre sept de nos campagnes de défense des baleines au cœur de l’océan Austral, de l’Opération Migaloo en 2007-2008 à l’Opération Relentless en 2013-2014.

Suite à la décision de la Cour internationale de Justice (CIJ) contre les activités japonaises de chasse à la baleine en Antarctique, la flotte baleinière japonaise a interrompu ses agissements pendant un an, ce qui nous a permis de lancer l’Opération Icefish fin 2014.

L’Opération Icefish était la première campagne du genre. Elle avait pour cible les six navires de braconnage de légine opérant dans l’océan Austral, également connus sous le nom de Bandit 6. La poursuite épique de 110 jours menée par Sea Shepherd contre le navire-braconnier Thunder s’est achevée au large de la côte de São Tomé en Afrique de l'Ouest lorsque son capitaine a donné l’ordre de saborder le bateau avec pour objectif de faire disparaître toutes les preuves pouvant mener à une quelconque accusation auprès d'autorités judiciaires. La poursuite et la difficile opération de relevage des 72 kilomètres de lignes et filets maillants illégaux abandonnés ont fait l’objet d’une diffusion télévisée dans la nouvelle série d’Animal Planet, Ocean Warriors.

Ashley, la productrice/vidéaste d’Ocean Warrior filme depuis le pont du navire - Crédit photo : Sea Shepherd Global / Simon Ager Ashley, la productrice/vidéaste d’Ocean Warrior filme depuis le pont du navire - Crédit photo : Sea Shepherd Global / Simon AgerSuite à la reprise des opérations de la flotte baleinière japonaise à la saison 2015-2016 qui s’est conclue par un massacre de 333 petits rorquals (dont 230 étaient des femelles gestantes), la décision fut prise par le comité de direction de Sea Shepherd Global de retourner dans les eaux de l’océan Austral pour la saison 2016-2017 avec notre nouveau navire-patrouilleur, l'Ocean Warrior. La campagne, intitulée Opération Nemesis, est en cours.

L’équipe de tournage d’Animal Planet est de retour à bord du Ocean Warrior et du vaisseau amiral, Steve Irwin, pour documenter chaque aspect de la campagne en cours. Nous recevons de nombreuses questions de sympathisants désirant connaître la date de diffusion de la prochaine saison de Justiciers des mers. Toutefois, nous ne pouvons apporter de réponse à ce sujet, car la décision revient entièrement à la chaîne Animal Planet qui se prononcera une fois la campagne actuelle achevée.

En attendant, Sea Shepherd Global continue sa mission de défense, de préservation et de protection de la vie marine et de son habitat. Découvrir les dernières nouvelles de la campagne en cours postées régulièrement sur nos sites Internet et nos pages Facebook, Twitter et Instagram

2) Je pensais que seul le programme de recherche japonais JARPA-II était considéré comme illégal, que dire du NEWREP-A ?

Petits rorquals morts sur le Nisshin Maru, 2014 - Crédit photo : Sea Shepherd Global/Tim WattersPetits rorquals morts sur le Nisshin Maru, 2014 - Crédit photo : Sea Shepherd Global / Tim WattersLa chasse à la baleine est illégale depuis 1986, date du moratoire de la Commission baleinière internationale sur la chasse commerciale à la baleine. Cependant, la flotte baleinière japonaise exploite une échappatoire qui permet la chasse "scientifique". En 2014, la Cour internationale de Justice (CIJ) a jugé que JARPA-II, le programme baleinier prétendument "scientifique" du Japon n’est en réalité rien de tel, qu’il doit être arrêté immédiatement.

La flotte baleinière a ensuite contré la suspension de JARPA-II avec NEWREP-A, un nouveau programme de "recherche" mal conçu visant à remplacer le premier. Ce programme présentant très peu de différences avec son prédécesseur autres qu’une réduction des quotas et une extension de la zone de chasse, il est fort probable que la CIJ se prononce à nouveau contre le bien-fondé "scientifique" du programme. Cependant, suite au verdict de 2014, le Japon a tout simplement estimé que la CIJ n’avait aucune autorité sur "un quelconque litige résultant de, concernant, ou ayant trait à la recherche, la conservation, la gestion ou l’exploitation de ressources marines vivantes".

3) Quel est le nombre de baleines dans la ligne de mire des braconniers japonais ?

Le nouveau programme de "recherche scientifique" NEWREP-A de la flotte baleinière japonaise a établi un quota de 333 petits rorquals. Les quotas initiaux autoproclamés par le Japon de 1 035 baleines (935 petits rorquals, 50 baleines à bosse et 50 rorquals communs) ont donc été sensiblement réduits par les 12 dernières années de campagnes de défense des baleines menées par Sea Shepherd dans l’océan Austral.

Nous restons fermes quant à la protection des baleines dans l’océan Austral. Il n’y a absolument rien de scientifique dans le massacre de 333 petits rorquals protégés, qui vise à déterminer si les populations pourraient supporter un retour de la chasse commerciale à la baleine comme dans les années 1950 et 60, lorsque d’autres populations de baleines ont été exterminées jusqu’à leur quasi-extinction.

4) Les petits rorquals sont-ils en voie de disparition ?

Un petit rorqual fait surface près du Bob Barker. Crédit photo : Sea Shepherd Global / Simon AgerUn petit rorqual fait surface près du Bob Barker - Crédit photo : Sea Shepherd Global / Simon AgerPas encore ! Les petits rorquals ne sont pas encore désignés comme espèce en voie d'extinction, car leur nombre est difficile à calculer. Cependant, la menace est réelle. La surexploitation des autres espèces de baleines par l’industrie de la chasse a mené à un véritable déclin des populations, certaines d’entre elles se rapprochant même dangereusement de l’extinction. Bien que ces populations continuent à s’accroître, certaines espèces comme le rorqual commun et le rorqual boréal restent sur la liste rouge des espèces en voie d’extinction de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature).

La population des petits rorquals estimée par des études circumpolaires pluriannuelles conduites entre 1982/83, 1988/89 et de 1991/92 à 2003/04 affiche un déclin sensible, mais il reste encore à déterminer si ce dernier est dû à une réduction de la population ou à l’évolution des méthodes de suivi.

5) Quelle est la durée d’une saison de chasse à la baleine ?

Une saison de chasse à la baleine dure généralement trois mois lors de l'été austral, de début décembre à la fin février ou au début du mois de mars.

6) Où est le capitaine Paul Watson et pourquoi ne participe-t-il plus aux campagnes de défense des baleines ?

Les campagnes de défense des baleines de Sea Shepherd ont empêché si efficacement les braconniers japonais de s'approcher de leurs quotas autoproclamés chaque saison, provoquant ainsi un manque à gagner pour les chasseurs, qu'ils ont émis, en 2012, une injonction contre l’organisation américaine Sea Shepherd Conservation Society et contre le capitaine Paul Watson en personne devant la Cour de justice américaine. Cette injonction stipule que Sea Shepherd USA et le capitaine Paul Watson doivent se tenir à une distance d’environ 460 mètres de toute opération de chasse à la baleine.

Évidemment, cette injonction ne s’applique pas aux autres entités indépendantes telles que Sea Shepherd Australia, Sea Shepherd Global et Sea Shepherd France.

7) Comment le Steve Irwin a-t-il perdu le Nisshin Maru après l’avoir retrouvé le 15 janvier, et pourquoi l’Ocean Warrior n’est-il pas venu l’aider ?

Recherche en héliportée du Nisshin - Crédit photo : Sea Shepherd Global / Glenn LockitchRecherche en héliportée du Nisshin - Crédit photo : Sea Shepherd Global /
Glenn Lockitch
Après cinq voyages en hélicoptère visant à retrouver la position du Nisshin Maru pour la transmettre au Steve Irwin, les conditions météorologiques ont empiré et cloué nos opérations au sol. Dans un tel environnement, le Steve Irwin s’est retrouvé désavantagé et n’a pas réussi à rattraper la vitesse de l’abattoir flottant. C’est ainsi que le Nisshin Maru a pu le distancer après une course-poursuite de 24 heures.

Néanmoins, en interrompant la chasse du navire japonais ce jour-là, Sea Shepherd a sauvé la vie de nombreuses baleines, et grâce à la poursuite de la flotte sur 300 milles marins au sein de la zone de chasse, d’autres baleines ont pu éviter les harpons les jours suivants. Pour plus de renseignements sur la découverte du Nisshin Maru, cliquez ici

L’Ocean Warrior passant entre des icebergs. Crédit photo : Sea Shepherd Global / Simon AgerL’Ocean Warrior passant entre des icebergs - Crédit photo : Sea Shepherd Global / Simon Ager

8) Mais l’Ocean Warrior n'était-il pas déjà capable de rester en mer pour toute la durée de la saison de la chasse à la baleine ?

L’Ocean Warrior a été spécialement conçu pour transporter une grande quantité de carburant. Sous certaines conditions, il est effectivement apte à rester en mer pendant toute la saison de la chasse à la baleine. Il lui faut cependant maintenir une vitesse lente ou utiliser son moteur e-drive basse consommation.

Mais plus le navire va vite, plus il consomme du carburant. Parfois, la vitesse est cruciale, et, parfois, c’est la distance qui compte. Il nous faut souvent prendre des décisions subjectives quant à l’ordre de priorité à donner à ces deux critères. Lire le commentaire du capitaine Meyerson (en anglais).

L’Ocean Warrior à la rencontre du Steve Irwin - Crédit photo : Sea Shepherd Global / Glenn LockitchL’Ocean Warrior à la rencontre du Steve Irwin - Crédit photo : Sea Shepherd Global / Glenn Lockitch

9) Pourquoi ne consacrer que deux navires de la flotte de Sea Shepherd Global à la défense des baleines dans l’océan Austral ? Où sont le Bob Barker, le Sam Simon et le Brigitte Bardot ?

Le budget moyen pour conserver l’Ocean Warrior et le Steve Irwin en mer une seule journée est de 8 000 euros. Les campagnes dans l’océan Austral coûtent beaucoup d’argent. C’est notamment la raison pour laquelle le gouvernement australien n’envoie pas de navires douaniers pour patrouiller ces eaux en priorité.

L'Ocean Warrior reçoit des fournitures du Steve Irwin lors d'un bref rendez-vous - Photo: Sea Shepherd Global / Simon AgerL'Ocean Warrior reçoit des fournitures du Steve Irwin lors d'un bref rendez-vous - Photo: Sea Shepherd Global / Simon AgerNotre réputation internationale de défenseurs des océans donne souvent au public l’impression que Sea Shepherd est une grande organisation dotée de fonds colossaux, mais rien n’est moins vrai. Nous disposons d’une poignée de membres qui coordonnent une armée de bénévoles passionnés tout autour du monde et, sans votre soutien financier, nous ne pourrions tout simplement pas payer les frais considérables d’une campagne dans l’océan Austral. Cette année, nos fonds limités ne nous ont permis de n’envoyer que deux navires.

Après cinq mois de patrouille dans le golfe de Guinée, en Afrique de l’Ouest, passés à traquer les activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) dans le cadre de l’Opération Albacore, une mission dirigée par le gouvernement du Gabon, le Bob Barker a rejoint les quais du port de Las Palmas de Gran Canaria, aux îles Canaries, afin de subir des travaux de maintenance. En attente de deux révisions sérieuses du générateur, le navire ne pouvait pas rejoindre l’Ocean Warrior et le Steve Irwin dans les eaux de l’océan Austral, tout en se préparant à la campagne 2017 en Afrique de l’Ouest.

Le Bob Barker affrontant des activités de pêche INN pendant l’ Opération Albacore - Crédit photo : Sea Shepherd Global / Alejandra GimenoLe Bob Barker affrontant des activités de pêche INN pendant l’ Opération Albacore - Crédit photo : Sea Shepherd Global / Alejandra GimenoEnviron 15 à 40 % des activités de pêche mondiale sont illicites. Les collaborations avec des gouvernements comme le Gabon permettent de faire la différence pour l’avenir de nos océans. Des informations relatives aux futures campagnes du Bob Barker seront annoncées prochainement.

Comme le Bob Barker, le Brigitte Bardot a récemment passé plusieurs mois en mer Méditerranée avec Sea Shepherd France dans le cadre d’une opération de récupération de filets de pêche fantômes intitulée Opération Mare Nostrum, et avec Sea Shepherd Italie lors de la mission Opération Siracusa qui visait à empêcher le braconnage de mérous bruns dans la zone marine protégée de Plemmirio au large des côtes siciliennes. Le navire est à quai en Italie pour maintenance.

Le Sam Simon navigue actuellement dans les eaux de la mer de Cortés où il collabore avec Sea Shepherd USA en vue de protéger la vaquita, le marsouin du golfe de Californie, une espèce en voie critique d’extinction, dans le cadre de l’Opération Milagro III.

L'année dernière fut la seule où Sea Shepherd n'était pas présent. Les baleines se sont, pour la première fois retrouvées seules face aux baleiniers. Pour la première fois en 10 ans, le Japon est revenu avec 100% de son quota, soit 333 baleines tuées dont plus de 200 femelles gestantes.

Cette année, nous sommes de retour mais nous ne pourrons assurer ces 120 jours de patrouille (8000 euros par jour) qu'avec votre soutien. Et nous ne pouvons certainement pas compter sur celui des gouvernements.

Faites un don sur : http://nemesis.seashepherd.info/
(déductible de vos impôts à hauteur de 66%).

 

Sea Shepherd welcomes your support. To support our
conservation work, please visit our donation page.


Sea Shepherd France
22 rue Boulard, 75014 PARIS

All contents copyright ©2012 Sea Shepherd Conservation Society
Hosting and other web services donated by EStreet

Accueil     |     Déclaration de Confidentialité     |     Copyright     |     Contact