Commentary and Editorial

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Mardi, 21 Février 2017 13:04

SEA SHEPHERD - APPEL À LA MOBILISATION

Arrêté delphinarium : l’écran de fumée qui va renforcer l’industrie de la captivité

L’État lance une consultation publique jusqu’au 1er Mars afin d’entériner un projet d’arrêté présenté comme une amélioration des conditions de captivité des cétacés vivants sur le territoire français.

Mais qu’en est-il vraiment ?

Les établissements hébergeant des cétacés disposent d’installations permettant aux animaux d’exprimer leurs besoins physiologiques et comportementaux.
LE : Seul l’océan peut permettre à ces animaux d’exprimer leurs besoins physiologiques et comportementaux.L’arrêté liste quelques mesures ayant pour but de réduire la pénibilité des conditions de détention des cétacés, comme le fait de leur permettre de ne pas être exposés à la morsure d’un soleil cuisant ou de ne pas baigner dans du chlore... Ne pas avoir déjà mis ces mesures en œuvre s’apparente à de la maltraitance volontaire ou à une négligence coupable. On peut davantage être choqué qu’il ne s’agisse pas déjà d’une obligation légale, plutôt que de se féliciter qu’il en soit enfin question.

Mais surtout, la contrepartie de ces petits arrangements est inacceptable : ce texte ne fait que nous éloigner, peut-être de plusieurs décennies d’une interdiction de construction de tout nouveau delphinarium et d’une sortie progressive des bassins pour les animaux déjà captifs (vers des enclos marins en vue d’une réhabilitation plus ou moins longue à la vie sauvage).

À la table des discussions qui ont abouti à cet arrêté se trouvaient notamment John Kershaw, directeur animalier du Marineland d’Antibes, ainsi que Rodolphe Delord le responsable du Zoo de Beauval qui ne cache pas avoir pour projet l’ouverture prochaine d’un nouveau delphinarium. Or les conditions posées par cet arrêté pour détenir orques et dauphins sont parfaitement/facilement atteignables et vont tout simplement permettre au Zoo de Beauval (et peut être aussi celui d’Amneville ou encore de tout nouveau candidat à ce business) de construire un delphinarium sur mesure selon un arrêté défendu et validé par des associations de protection animale.

En effet, si certaines associations présentes lors des discussions ont quitté la table et s’opposent aujourd’hui à ce projet de loi (One Voice, la Fondation Bardot, Réseau Cétacés Code Animal, La Dolphin Connection...) d’autres ont cru y voir un pas avant vers la fin de la servitude des cétacés et ont apposé leur signature de soutien.

Sea Shepherd n’était pas présent à la table des discussions qui ont abouti à cet arrêté mais nous rejoignons l’avis des associations qui s’en sont distancié, avec l’appui de la coalition européenne Dolphinaria-Free Europe.

Il est extrêmement dangereux pour le combat anti captivité qu’un tel arrêté soit adoubé par des associations de protection animale car cette caution morale sera immanquablement brandie par l’industrie de la captivité qui "consent aujourd’hui à faire des efforts visant à assurer le bien-être des animaux captifs", comme cet arrêté prétend le faire.

Sur le site du Ministère, on peut ainsi lire dans la présentation de l’arrêté :

Ce texte a pour objectif de garantir aux orques et aux dauphins, seules espèces autorisées à être détenues dans ces établissements, des conditions d’hébergement et d’entretien de très haut niveau, compatibles avec leur biologie et leur permettant de satisfaire au mieux leur santé et leur bien-être.

Or, ce texte est une tartufferie qui vient sournoisement inscrire la captivité dans la durée, précisément au moment où elle commence à vaciller face à un mouvement anti captivité de plus en plus bruyant et une opinion publique de plus en plus consciente de l’envers du décor.

Sea Shepherd ne soutiendra aucune modification de loi qui entérine la reproduction à des fins de captivité et autorise les échanges de dauphins entre delphinariums français et étrangers tout en se targuant d’être suffisamment exigeante pour garantir le bien-être d’animaux dont les caractéristiques biologiques, physiologiques et cognitives en font des espèces intrinsèquement inadaptées à la captivité.

Enfin, aussi dérisoires ces mesures soient-elles, aucune sanction pénale n’est prévue en cas de non-respect de l’arrêté et aucun moyen de contrôle extérieur et indépendant n’est prévu pour s’assurer que ce soit le cas, ce qui démontre bien le peu de cas qui est fait de la question et le manque de sérieux avec lequel le Ministère traite ce sujet.

Nous appelons tous nos sympathisants, désireux de voir la fin prochaine des delphinariums en France à s’opposer au passage de cet arrêté. Les consultations publiques sont ouvertes jusqu’au 1er Mars sur le lien suivant (avec l’arrêté disponible dans sa totalité) : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-fixant-les-caracteristiques-a1668.html#forum75404

Merci pour votre contribution !

Lamya ESSEMLALI
Co-fondatrice et Présidente Sea Shepherd France
Co-directrice Sea Shepherd Global

NB : afin d’illustrer à quel point cet arrêté constitue une évolution dangereuse, nous en avons extrait les principaux points de blocage, suivis de nos commentaires en gras, précédés des initiales LE.

 

ARRÊTÉ DELPHINARIUMS : DÉCRYPTAGE

Article 6

- de s’ébattre et de sauter sans risque de toucher le fond du bassin.
LE : oui, nous parlons bien d’animaux conçus pour parcourir des dizaines de kilomètres par jour...

- de se soustraire à la proximité des visiteurs et de leurs congénères.
LE : au vu de la configuration des établissements de détention, se soustraire à la proximité des visiteurs ou de ses congénères (qu’il n’a pas choisi contrairement aux groupes formés en milieu naturel) revient à l’isolement et à la solitude.

- de se soustraire au rayonnement lumineux en cas de fort ensoleillement.
LE : Permettre aux cétacés qui passent normalement 80% de leur temps en profondeur et dont la peau est extrêmement fragile et sensible aux coups de soleil de s’abriter des coups de soleil est le B.A.-BA. Ne pas le faire constitue de la maltraitance animale volontaire.

- (...) ne doivent pas être hébergés individuellement, sauf temporairement pour des raisons médicales sanitaires ou de conflits sociaux, et après avis du titulaire du certificat de capacité de l’établissement.
LE : Encore une fois, en cas de conflit ou de maladie, la solution proposée (et seule possible) est l'isolement.

Article 7

I. Les cétacés sont hébergés dans des bassins réservés et adaptés à leur espèce conformément aux prescriptions du présent chapitre. LE : Aucun bassin ne peut être « adapté » à des espèces qui parcourent des dizaines de kilomètres par jour et dont le principal sensoriel est le sonar (outil hautement perfectionné qui se réverbère sur tout ce qui entoure l’animal font de lui permettre d’appréhender le monde. Dans un lieu cloisonné comme un bassin, ce sonar devient un élément de torture mentale et psychique, en lui renvoyant en écho… sa propre mage en permanence. Cela reviendrait pour un humain à passer sa vie dans une petite pièce tapissée de miroirs. De quoi devenir fou.

- Une attention particulière est portée, dès leur conception, à l’enrichissement des bassins avec notamment la mise en place de courants d’eau, de vagues, de cascades ou tout autre procédé physique ou hydraulique. LE : On est bien en train de parler de piscines à vagues pour dauphins... ? Un simple coup d’œil aux groupes de dauphins libres qui s’amusent à surfer sur les vagues rend compte du caractère dérisoire de cette mesure.

Article 8

Le responsable de l’établissement s’assure que l’alimentation en eau et en électricité de tous les bassins et installations est garantie à tout moment et que leurs disponibilités sont fiables et suffisantes afin de garantir les besoins des animaux.
LE : Comment le Marineland d’Antibes, construit en zone inondable, qui a déjà fait l’objet de très importants dégâts dont les animaux ont payé le prix fort va-t-il garantir la fiabilité de ses installations à tout moment quand il ne peut même pas garantir leur sécurité ? Lors des alertes météo sur la région d’Antibes, tout le personnel et les visiteurs sont évacués en urgence. Les animaux, eux, restent prisonniers et à la merci des éléments.

Article 13

Des suppléments minéraux et vitaminés sont apportés afin de compenser la perte de ces éléments liée à la décongélation des aliments. LE : Il est impossible de fournir aux cétacés un régime alimentaire naturel et non appauvri. La nourriture congelée et supplémentée est par essence contre nature.

Article 14

Le transport d’animaux entre établissements (...) s’effectue à l’aide d’un hamac dans une caisse étanche remplie d’eau, ouverte sur le dessus et protégée pour que l’animal ne se blesse pas contre les parois. (...)La durée de transport ne doit pas excéder vingt-quatre heures. LE : Cet article entérine les échanges entre delphinariums français et étrangers, sans mettre de condition de restriction sur les delphinariums qui expédient ou réceptionnent les animaux et sans exclure de manière claire les échanges avec les delphinariums qui se fournissent à Taiji ou aux Iles Salomon (dauphins issus de massacres en masse). Un voyage de 24heures est extrêmement long et permet d’atteindre toutes les régions du globe.

Article 16

Toute apparition éventuelle d’anomalies comportementales ou diminution avérée du bien-être est portée à la connaissance du titulaire du certificat de capacité. Les facteurs provoquant ou favorisant les anomalies comportementales sont alors immédiatement recherchés et les mesures correctives sont mises en place rapidement. LE : La mesure corrective est simple : mettre un terme à la captivité, par essence génératrice d’anomalies comportementales.

Article 17

Les animaux ne doivent pas être sujets à l’ennui ni à la frustration. Un plan d’enrichissement du milieu est rédigé et mis en place dans chaque établissement. Son objectif est d’assurer le bien-être des cétacés hébergés par l’apport de stimuli conformes aux besoins spécifiques de l’espèce. (...) les stimuli envisagés (activités de jeu avec l’introduction d’objets variés et adaptés à chaque espèce, des jeux d’eau (vagues...), des activités d’exploration, d’affiliation ou de recherche de nourriture...).

LE : ll s'agit là de l’hypocrisie ultime de ce texte. Hypocrisie qui ne saurait être ratifiée par des défenseurs sérieux de la cause animale et de la liberté pour les cétacés qui admettraient par la même que la captivité est effectivement en mesure de remédier à l'ennui et à la frustration des cétacés.

Article 18

I. L’apprentissage des animaux n’est autorisé que s’il concourt à leur bien-être, s’il est inclus dans les présentations au public ou programmes pédagogiques. LE : Autre hypocrisie puisque le dressage des animaux est fait aux seules fins de représentations lors de spectacles conçus pour divertir le public et justifier le prix du ticket d’entrée. Le terme « pédagogique » est un élément de langage fallacieux, aussi bien pour les animaux que pour le public. Il s’agit bien de divertissement pour le public et d’asservissement pour les animaux. Rien de pédagogique dans tout ça.

III. Avant chaque session d’apprentissage et chaque présentation au public, la participation de chaque animal est évaluée ainsi que son degré de participation en fonction de son état physiologique et psychologique LE : Peut-on envisager qu'un spectacle soit annulé en raison d'un coup de mou au moral de tout ou d’une partie du groupe de cétacés ? Difficile à imaginer avec des centaines de personnes qui ont payé pour voir un show...

Article 19

II. L’apprentissage médical volontaire est régulièrement pratiqué sur chaque animal afin qu’il coopère volontairement aux soins et examens vétérinaires et pour assurer un suivi sanitaire optimal de chaque animal. LE : Les examens médicaux à répétition sont une source de stress induite par la captivité qui n’est non seulement pas nécessaire en milieu naturel mais qui ne parvient même pas à approcher, même de loin, l’espérance de vie des individus libres. En tout, 18 orques sont passées par les bassins d'Antibes. Il n'en reste aujourd'hui plus que 4. Deux ont été transférées dans d'autres delphinariums (1 des deux est morte 5 ans après son transfert à Taiji au Japon, à l'âge de 14 ans). Les 12 autres sont décédées à Antibes (dont 4 mort-nés) à un âge moyen de 18 ans (12 ans si on compte les 4 mort-nés), soit des durées de vie moyennes largement inférieures à celles des orques libres. La National Oceanic and Athmospheric Administration, rattachée au département d'Etat Américain, estime l'espérance de vie des orques femelles vivant en liberté entre 50 et 60 ans et les chercheurs en cétologie ont déterminé la durée de vie moyenne d’une orque mâle en liberté de 30 ans, et 50 ans pour les femelles. La doyenne sauvage connue, vivant en Colombie Britannique et prénommée Granny est récemment décédée à l’âge de 104 ans...

III. En complément du dossier sanitaire qui doit être tenu et mis à jour en application des dispositions du chapitre 5 de l’arrêté du 25 mars 2004 susvisé, le responsable de l’établissement doit notifier aux services préfectoraux la mort de tout animal détenu sous 48h, ainsi que les conclusions de l’autopsie et le cas échéant, les résultats d’analyse qui seront transmis dès leur obtention. LE : Pourquoi ne pas plutôt prévoir de fournir systématiquement le rapport d’autopsie et permettre à un vétérinaire extérieur NON choisi par le delphinarium de faire une contre autopsie ou de réaliser lui-même l’autopsie ? Aujourd’hui, quand un cétacé meurt, on doit forcément croire sur parole la version du delphinarium sur les causes du décès.

Article 20

Il est formellement interdit d’utiliser des substances chimiques ou médicamenteuses en vue d’améliorer les performances physiques des animaux ou d’inhiber leurs comportements naturels.
LE : Quid des antidépresseurs ?

Article 21

I. Chaque établissement présentant au public des spécimens vivants de cétacés se dote d’un comité scientifique et technique chargé du bien-être animal, de l’information du public et de la conservation des espèces animales. Ce comité comprend au moins le titulaire du certificat de capacité, le vétérinaire de l’établissement, le responsable scientifique des espèces de cétacés présentées dans l’établissement et au minimum deux spécialistes extérieurs à l’établissement désignés pour leur compétence scientifique.
LE : Si le comité scientifique comprend des employés du delphinarium et des intervenants extérieurs désignés par le delphinarium, on est en toute logique en droit de douter de l’objectivité et de l’impartialité du dit comité.

Article 22

La musique et les niveaux sonores sont adaptés afin de ne pas perturber le bien-être des cétacés hébergés lors des présentations au public, mais également lors des travaux réalisés sur les bassins hébergeant des animaux ou dans les structures adjacentes.LE : Qui détermine la musique susceptible de ne pas perturber le bien-être – déjà bien compromis - des cétacés ? Comment réaliser des travaux sur les bassins sans "perturber" plus encore les détenus ?

Article 23

II. La durée et la fréquence de participation d’un animal à une présentation au public sont adaptées à chaque individu et définies sous la responsabilité du titulaire du certificat de capacité. Chaque animal participant à une présentation au public doit avoir au minimum 12 heures continues sur une période de 24h sans présentation au public. Durant le temps restant, au maximum 5 présentations au public seront réalisées en dehors des séances d’entraînement. Des périodes de pause de 30. LE : Ces aménagements de temps de travail ne correspondent en rien au rythme de repos des cétacés qui sont physiologiquement très différents de nôtres. Les dauphins ne dorment que d’un côté, ils alternent les périodes de repos entre l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche de leur cerveau. Ils peuvent donc dormir très régulièrement mais jamais complètement. Découper leurs « journées de travail » comme on le ferait pour des humains n’a aucun sens.

IV. Aucune restriction alimentaire ne sera appliquée avant la participation d’un animal à une présentation au public. LE : Quelle mesure de vérification est mise ne place pour veiller à cela ? Quelle surveillance indépendante et extérieure est possible ? Aucune, et là encore, il s’agit de faire une confiance aveugle aux responsables du delphinarium.

Article 25

II. Chaque présentation au public doit inclure des messages pédagogiques oraux clairs et adaptés au public. Elle précise notamment l’origine des animaux présentés, la composition du groupe présenté, l’effectif de la population sauvage, la biologie, l’habitat naturel, la conservation de la diversité biologique, les actions de conservation et de recherche telles que précisées à l’article 26 et mises en œuvre par l’établissement pour cette espèce. LE : Si les présentations aux public doivent réellement faire état des besoins et aptitudes biologiques, physiologiques et psychiques des cétacés, la première question que cela devrait soulever chez le dit public est « Que font ces animaux dans des bassins ? » Or, à défaut de membre extérieur non choisi par le delphinarium lui-même, on peut gager que le Conseil Scientifique saura proposer une présentation d’apparence pédagogique mais qui élude sciemment l’essentiel, à savoir tout ce qui fait la particularité des cétacés taillés pour les grands espaces, évitant ainsi habilement d’éveiller des interrogations qui pourraient mettre en doute le bien fondé de toute cette industrie.

Chaque présentation au public a également un message de sensibilisation sur la promotion des valeurs environnementales, écologiques et culturelles de la biodiversité. LE : Quid de la culture des cétacés bafouée et ignorée par la captivité ?

Elle informe notamment le public sur l’impact de nos habitudes quotidiennes sur le respect de l’environnement marin et sur la conservation de la biodiversité. Elle apporte des recommandations sur les comportements à respecter par toute personne pour ne pas nuire à l’espèce présentée et à son milieu et le renseigne sur les gestes du quotidien qui préservent l’environnement et contribuent à la conservation de la nature et au développement durable. LE : On nous parle de “respect de l’environnement marin” mais c’est justement le respect de la vie marine qui est mis à mal par une industrie qui prétend néanmoins être en position de donner des leçons dans le domaine. Un discours responsabilisant appelant au respect de la vie marine sonne faux venant d’un business qui enferme à perpétuité des cétacés pour générer du profit. Une telle démarche ne peut que s’apparenter à un greenwashing honteux.

III. Afin de s’assurer de la qualité du contenu des messages pédagogiques diffusés lors des présentations au public, ceux-ci seront au préalable validés par le comité scientifique et technique tel que défini à l’article 21 du présent arrêté. LE : CF, commentaire Article 25 II

Article 26

II. Les établissements hébergeant des cétacés doivent contribuer à la conservation des cétacés par la mise en œuvre de programmes de conservation mais également par leur participation à ceux gérés par d’autres institutions. Ils s’assurent de la qualité génétique des populations hébergées à travers des échanges d’animaux dans le cadre des programmes d’élevage auxquels ils participent. LE : en se fournissant où et comment ?
CF, commentaire Article 14

III. (...) La présence de cétacés en parcs zoologiques doit contribuer au développement de programmes de recherche essentiels pour l’acquisition de données et une meilleure connaissance de leur biologie, physiologie, éthologie et cognition. LE : Si la connaissance de la biologie, physiologie, éthologie et cognition revêtait une quelconque importance pour l’Etat français, il aurait déjà interdit les delphinariums et aidé à la mise en place de programme de réhabilitation des cétacés à la liberté. La Science a suffisamment établi les capacités incroyables de ces animaux et leurs besoins propres pour mettre en évidence la nécessité éthique et morale de mettre un terme à l’industrie de la captivité. De plus mener des recherches comportementales sur des individus captifs dont les instincts naturels sont muselés ne nous apprendra guère à mieux comprendre l’espèce, tout juste à mesurer l’effet dévastateur de l’enfermement sur leurs aptitudes naturelles.

Article 27

Sauf s'ils sont utilisés pour les besoins propres de l'établissement en matière de diffusion des connaissances ou de conservation, le responsable de l’établissement doit tenir à la disposition des institutions à caractère scientifique ou pédagogique les cadavres d'animaux. LE : Quid de l’autopsie réalisée par un vétérinaire indépendant non choisi par le delphinarium ? CF, Article 18 III

Article 29

I. Les actions entreprises en application du présent chapitre doivent être compatibles avec les règles visant à assurer le bien-être des animaux, ainsi qu'avec les activités d'élevage et le cas échéant, de reproduction des animaux conformément aux prescriptions du présent arrêté. LE : CF, commentaire Article 14

CHAPITRE X

Article 30

III. (...) Le personnel travaillant dans les installations hébergeant des cétacés est équipé de chaussures, chaussons ou bottes antidérapantes. Lors de l’utilisation de produits toxiques, le personnel doit porter le matériel de protection approprié (gants, masques, lunettes...). LE : L’entretien des bassins se fait-il avec des produits toxiques ? Quel effet sur les animaux qui ne portent ni gants, ni masques ni lunettes et qui y sont cloitrés tous les jours ?

IV. Une procédure d’urgence doit être établie en cas d’accident avec un cétacé. Celle-ci précise également les précautions précises en cas de fuite d’eau ou de rupture dans des bassins hébergeant des cétacés. LE : Dans le cas du Marineland d’Antibes construit en zone inondable... CF, commentaire Article 8

Lisez et rejoignez : notre programme de boycott du Marineland

Retrouvez la version complète de l’arrêté

 

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