Commentary and Editorial

rss_icon_14Get RSS for this page now!  Sign up via My Sea Shepherd

Imprimer
Lundi, 27 Septembre 2010 14:19

Les victimes oubliées de l'empoisonnement au mercure

Commentaire du Capitaine Paul Watson

Beaucoup de choses ont été dites et écrites au sujet de l'impact du mercure sur les enfants et les adultes du Japon et des Îles Féroé, de par la consommation de dauphins et de baleines.

Oui, les enfants des îles Féroé ont dans leur corps les plus hauts niveaux de mercure parmi tous les enfants de la planète. Oui, les enfants au Japon sont nourris dès l'école avec des repas pollués au mercure.

Alors quoi ?

Pourquoi devrions-nous nous en préoccuper ?

Je ne pense pas que nous le devrions.

Après tout, le gouvernement et le peuple du Japon et des îles Féroé ne semblent pas s'en soucier. S’ils souhaitent maltraiter et empoisonner leurs propres enfants, il n'y a rien que nous puissions faire à ce sujet. Ils semblent croire que la consommation de viande toxique de baleine et de dauphin fait partie de leurs cultures. Ils ont le pouvoir de l'arrêter. Nous non!

Et ils ont probablement raison. Qui sommes-nous pour interférer avec leur droit culturel de s'empoisonner eux-mêmes ainsi que leurs propres enfants?

Ma préoccupation concerne néanmoins l'effet que le mercure méthyle peut avoir sur les dauphins et les baleines. Peu de gens en parlent. Il y a beaucoup de discussions sur les conséquences pour les personnes qui mangent la chair de ces êtres sensibles, mais peu sont menées sur la mort par empoisonnement au mercure des dauphins et des globicéphales.

En fait, l'augmentation du nombre des échouages de globicéphales et celle du nombre de dauphins retrouvés morts sans cause apparente pourraient trouver leurs causes dans les effets de l'empoisonnement au mercure.

La logique voudrait que si la viande de ces animaux est toxique pour les humains, alors les dauphins et les baleines pilote doivent certainement souffrir d'un empoisonnement au mercure aussi.

En fait, les métaux lourds, PCB et autres produits chimiques ont été accumulé dans le corps des animaux aquatiques depuis des décennies. Nous traitons nos océans comme des décharges de produits chimiques, des égouts; ce n'est pas surprenant que les tortues marines, les poissons, les mammifères marins, les oiseaux de mer souffrent tous des niveaux élevés de toxines dans leur corps.

Il y a eu peu d'études sur l'effet que le mercure peut avoir sur les animaux marins. L'impact à long terme de cette accumulation de mercure méthyle et autres polluants est inconnue. Ce que nous savons, c'est que si les humains qui mangent ces animaux ont des problèmes de santé, alors les animaux eux-mêmes doivent souffrir de problèmes de santé.

Je ne pense pas qu'il soit de notre responsabilité d'aller au Japon et aux îles Féroé pour prêcher sur les questions de santé dans leurs propres communautés. Le Japon et les îles Féroé ont des niveaux de vie et d'éducation très élevés. Ils sont conscients que des problèmes de santé menacent leurs propres citoyens. Le choix de ce qu'il faut faire à ce sujet est le leur - pas le nôtre.

Toutefois, les dauphins au large des eaux du Japon et les globicéphales dans les eaux proches des îles Féroé ne font pas partie de la culture japonaise ou féroïenne. Ils ont leur propre culture et c'est une culture qui est violemment agressée par des tueurs japonais et féroïens.

En tant que militants pour la conservation des océans, le bien-être des dauphins et celui des globicéphales est notre préoccupation. Intervenir pour défendre et protéger leur vie est de notre responsabilité. Ces animaux ne sont ni la propriété des Japonais et ni des féroïens, ils sont les victimes de ces deux peuples.

Comme protecteurs des océans nous devons nous rappeler que ce sont les dauphins et les globicéphales qui sont nos clients et non pas les Japonais ou les Féroïens.

Devrions-nous être préoccupés par la santé et le bien-être des gens qui choisissent de manger de la baleine et du dauphin ? Je ne le pense pas. Personne ne les oblige à manger cette viande contaminée. Il n'y a pas de nécessité économique ou de subsistance à consommer ce poison. Ce choix est le leur et s'ils choisissent la voie de l'autodestruction alors c'est leur problème.

Je pense également que cette approche de s’inquiéter de la santé des personnes au Japon et aux îles Féroé est considérée avec suspicion par ces derniers. Ils savent que c'est le bien-être des dauphins qui nous intéresse. C'est pourquoi nous sommes impliqués dans ces questions. Le fait est que les militants pour la protection des océans, de la vie marine et du bien-être des animaux, ne traiteraient pas la question de la contamination au mercure si ce n'est pour les dauphins et les globicéphales.

Nous devrions laisser les autorités sanitaires du Japon et des îles Féroé, ou l'Organisation des Nations Unies, Médecins sans frontières, ou de la Croix-Rouge internationale faire face au problème de la contamination au mercure chez les humains. Nous avons besoin de nous en tenir à ce que nous connaissons le mieux et qui est protéger et défendre ces animaux de l'abattage et de l'empoisonnement.

Tout ne doit pas toujours être centré sur les gens. En tant que défenseurs de l'environnement océanique, notre rôle est de défendre les océans et les espèces qui les peuplent. Il s'agit de les protéger des gens et non pas pour les gens.

 

Sea Shepherd welcomes your support. To support our
conservation work, please visit our donation page.


Sea Shepherd France
22 rue Boulard, 75014 PARIS

All contents copyright ©2012 Sea Shepherd Conservation Society
Hosting and other web services donated by EStreet

Accueil     |     Déclaration de Confidentialité     |     Copyright     |     Contact