Commentary and Editorial

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Mercredi, 08 Décembre 2010 15:05

Les gardiens de la Baie continuent

Commentaire par le Capitaine Paul Watson

Sea Shepherd est attristée par le depart de Scott et Elora West de Taiji. A l'expiration de leur visa, ils n'avaient pas d'autre choix que celui de rentrer, après trois mois longs et difficiles sur le terrain à la Baie.

Ils ont fait un excellent travail. Elora avait seize ans en arrivant et dix-sept ans en partant; son blog quotidien informait des dizaines de milliers d'internautes à travers le monde sur le massacre horrible des dauphins de Taiji. Scott West apportait son experience de défenseur professionnel de la loi; un vrai chef d'equipe qui savait jusqu'où ils pouvaient aller sans se faire arrêter ou déporter.

C'était une tâche difficile pour Scott, Elora et beaucoup d'autres bénévoles que de témoigner de la cruauté des massacres. Le stress de regarder des dauphins prisonniers dans la Baie sans pouvoir les libérer, cette sensation d'impuissance était difficile à supporter; mais ils n'avaient pas le choix.

Pendant leur séjour de trois mois, Scott et Elora ont accueilli 51 gardiens de 14 pays différents. Ces bénévoles ont dépensé leur propre argent et donné de leur temps pour voyager jusqu'au Japon pour les dauphins.

Les activités de la Baie ont presenté à Sea Shepherd et aux gardiens des défis uniques. Au Japon, il est malheureusement légal de massacrer, capturer et vendre des dauphins aux delphinariums. Sea Shepherd devait trouver le moyen de s'opposer à la tuerie sans transgresser la loi. Toute tentative de libérer les dauphins est non seulement illégal, mais surtout irréaliste à cause d'une présence accrue de la police, des garde-côtes et de la sécurité privée. Une arrestation pour toute intervention signifie emprisonnement, amende, déportation et exclusion sans avoir accompli la mission.

Nous ne pouvons donc pas intervenir directement comme nous le faisons pour les baleines en Antarctique. Il n'y a que deux moyens légaux d'agir : toucher à leur économie et à leur réputation.

Ces trois derniers mois, le coût de la police locale, des garde-côtes et de la sécurité privée a été énorme. Il y a eu des manifestations partout dans le monde et des dizaines de milliers d'appels téléphoniques, d'e-mails et de faxes reçus par des ambassades et consulats japonais globalement.

Jamais auparavant le massacre des dauphins n'avait été observé et documenté avec autant de précision et en continu. Cette atrocité n'est plus "loin des yeux, loin du coeur" et si nous persistons, si nous continuons d'assaillir les ambassades d'appels, de leur faire perdre de grosses sommes d'argent afin de garder la Baie des gardiens  de Sea Shepherd, d'envoyer des bénévoles sur le terrain, nous ferons cesser ce massacre.

Patience, persistance et pression sont les trois attitudes qui assureront notre réussite à Taiji. Ne jamais se retirer ; ne jamais se rendre.

Libby et RupertNicole
Libby, Rupert et Nicole

Cette campagne se poursuit avec Liberty Miller-Katsinis, assistée de Nicole McLachlan et Rupert Imhoff. Pendant les trois prochains mois, ils seront les yeux et les oreilles du monde à Taiji, afin d'assurer que plus jamais de dauphins ne meurrent dans la Baie hors de notre vue et de nos esprits.

Pendant combien de temps encore le Japon permettra t-il à un petit gang de voyous de continuer à couvrir la nation toute entière de honte? Pendant combien de temps encore le gouvernement se complaira à payer les factures pour la police, la sécurité et le personnel des ambassades et des consulats dans le seul but de défendre une activité barbare qui n'a pas sa place au XXIe siècle.

C'était en 2003 que Sea Shepherd a exposé le massacre à Taiji et depuis les sept dernières années, ce petit secret, obscur et sordide, est devenu notoire. Nous avons fait du chemin. Le monde en est conscient, les Japonais aussi. Le massacre de dauphins n'est plus un secret caché par les jolies collines du Japon rural.

Les gardiens de la Baie viennent du monde entier et quand la tuerie prendra fin, car elle prendra fin, chacun d'eux pourra se dire : "Nous y étions et nous avons aidé à mettre un terme à cette industrie horrible une fois pour toute."

Les milliers de personnes qui ont pris le temps d'appeler les ambassades et les consulats japonais partout dans le monde pourront être fiers d'y avoir contribué également.

En 1977, la dernière station baleinière en Australie s'est fermée et trois décennies plus tard, le pays est devenu la nation anti-chasse la plus passionnée de la planète. Nous pouvons donc envisager qu'un jour les Japonais respecteront et honoreront les dauphins et les baleines aussi passionnement que les Australiens aujourd'hui.

C'est un combat que nous gagnerons car le Japon est un pays grand et puissant, riche en savoir, arts et philosophie et cette brutalité dont il fait preuve à Taiji ne coïncide pas avec l'image qu'il veut donner au reste du monde.

 

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