Commentary and Editorial

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Vendredi, 10 Décembre 2010 23:50

Sea Shepherd se félicite de l'appui des États-Unis, des Pays-Bas, de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie qui condamnent la chasse baleinière japonaise dans l'océan Austral.

Commentaire par le Capitaine Paul Watson

Deux flottes complètement différentes font route vers l'océan Austral. La flotte baleinière japonaise, plus faible que jamais auparavant, a trois semaines de retard dans son voyage vers le sud. Les trois navires de  Sea Shepherd Conservation Society sont plus forts que jamais, puisqu'ils devancent les baleiniers vers le sud, ce qui leur permettra d'être dans le Sanctuaire Baleinier Antarctique à temps pour accueillir les braconniers qui arrivent.

À bord des trois navires de Sea Shepherd se trouvent 88 membres d'équipage de 21 nations différentes, qui participent tous au septième voyage de Sea Shepherd dans ces eaux éloignées et hostiles. Cette année, la tension est plus élevée que jamais. La frustration et la colère des chasseurs japonais augmentent à mesure que leurs bénéfices sont annulés et que leur dette augmente. Ils sont financièrement sur la corde raide et ils le savent.

À la lumière de ce qui précède, quatre des nations signataires du Sanctuaire Baleinier Antarctique ont publié une déclaration conjointe, par le biais du Département d'État américain, condamnant toute action qui pourrait menacer la sécurité en mer. À Sea Shepherd, nous n'y voyons aucun problème. Nous n'avons pas subi de blessures graves et nous n'avons pas causé de blessures en mer en 33 ans, et certainement pas dans les six derniers voyages vers l'Océan Austral.

Ce dont Sea Shepherd Conservation Society se félicite toutefois, c'est le fait que la déclaration publiée par les quatre nations condamne clairement les activités illégales de chasse à la baleine du Japon. Cette déclaration valide et encourage l'intervention de Sea Shepherd lors de l'opération No Compromise cette année.

Ce que nous voudrions vraiment voir, c'est que ces nations fassent directement respecter la loi internationale relative à la préservation de l'environnement en envoyant des navires de guerre dans l'Océan Austral pour renforcer la protection du Sanctuaire Baleinier Antarctique. Nous nous demandons souvent quelle partie du mot SANCTUAIRE ces gouvernements ne semblent pas comprendre.

La Nouvelle-Zélande a déclaré qu'ils peuvent envoyer un navire de guerre, mais maintenant ils se rétractent, affirmant qu'ils ne disposent pas de navire en assez bon état pour faire le voyage jusqu'à l'océan Austral.

Les membres néo-zélandais de l'équipage de Sea Shepherd ont été un peu embarrassés d'entendre qu'une petite association à but non lucratif comme Sea Shepherd, avec un maigre budget, peut envoyer trois navires vers le sanctuaire, mais que la Marine néo-zélandaise ne peut pas en trouver un seul pour faire le même voyage.

La présence d'un navire néo-zélandais et/ou australien serait un geste très positif en ce qu'il constituerait une influence médiatrice entre les baleiniers et les anti-baleiniers et qu'ils seraient simultanément en mesure d'étayer et de recueillir des preuves d'activités illégales de chasse à la baleine. Bien sûr, ce serait bien s'ils ordonnaient tout simplement aux braconniers de sortir du sanctuaire, mais la réalité économique et politique est telle que ni l'Australie ni la Nouvelle-Zélande ne souhaitent contrarier trop le Japon de peur de bouleverser les relations commerciales.

Les deux gouvernements sont confrontés à un dilemme. Les peuples australien et néo-zélandais sont passionnément opposés à la chasse à la baleine, et surtout dans l'océan Austral, mais les deux gouvernements manifestent uniquement un intérêt de pure forme à cette passion et préoccupation.

Le Ministre néo-zélandais des Affaires étrangères Murray McCully agit plus comme le ministre des Affaires étrangères pour le Japon que pour la Nouvelle-Zélande. Il n'a encore rencontré aucun représentant de Sea Shepherd, mais il garde certainement une oreille attentive aux préoccupations des Japonais. Le seul soutien politique de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie vient du Parti vert des deux pays.

Sea Shepherd a le soutien de la majorité du public australien et néo-zélandais, de la communauté aborigène en Australie et des Maoris en Nouvelle-Zélande. Nous avons le soutien du maire de Fremantle et du maire de Wellington. Tout ce qui manque, c'est celui des gouvernements fédéraux.

Sea Shepherd ne retient pas son souffle en attendant le soutien officiel du gouvernement. Et ce n'est pas si important de toute façon. Nous avons ce dont nous avons besoin, le soutien du peuple et particulièrement des populations autochtones, et c'est celui-ci qui nous permet de tenir car nous ne pourrions pas faire ces voyages annuels dans l'Océan Austral sans cette aide incroyable.

Nous laisserons donc les politiciens parler, condamner et faire de la politique comme d'habitude.

Quant à Sea Shepherd, nous avons des baleiniers à arrêter et nous avons l'intention de nous opposer à eux de façon agressive et efficace, tout en tenant compte de la nécessité de la sécurité en mer, et de la responsabilité et du souci de toutes les vies concernées, y compris celles de notre propre équipage, des chasseurs japonais et le plus important, de nos clients - les baleines.

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La déclaration conjointe des États-Unis, des Pays-Bas, de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie

United StatesNetherlandsNew ZealandAustralia

Déclaration conjointe sur la chasse à la baleine et la sécurité en mer. Les gouvernements australien, néerlandais, néo-zélandais et américain exigent un comportement responsable dans l'océan Austral

Note aux médias
Washington, DC
10 décembre 2010

Les gouvernements australien, néerlandais, néo-zélandais et américain condamnent conjointement toute action mettant en péril la vie humaine dans l'océan Austral. Nous sommes profondément préoccupés au sujet des confrontations dans cette zone, qui pourraient au final déboucher sur des blessures ou des pertes de vies humaines, à la fois chez les équipages baleiniers et chez les protestataires, dont beaucoup sont des ressortissants de nos pays.

Nous demandons à tous les capitaines de navires impliqués dans ces actions dans l'océan Austral de prendre la responsabilité de s'assurer que la sécurité de vie humaine en mer soit leur priorité la plus haute.

Nous demeurons résolus dans notre opposition à la chasse à la baleine dans le Sanctuaire Baleinier Antarctique, établi par la Commission baleinière internationale, et sommes déçus par le récent appareillage de la flotte baleinière japonaise pour l'océan Austral.

Nos gouvernements respectent les droits des individus et des groupes de protester pacifiquement, y compris en haute mer. Mais dans le même temps, nous condamnons des activités dangereuses ou violentes de la part de tous les participants. Toute activité illégale sera traitée conformément aux lois nationales et internationales pertinentes.

Cette région maritime proche de l’Antarctique est particulièrement isolée et ne pardonne pas. Le risque d’incidents indésirables y est élevé et la capacité de recherches et de secours, ou toute autre assistance, y est faible. Tout accident dans cette région met en danger non seulement la sécurité des vaisseaux baleiniers et protestataires, ainsi que leurs équipages, mais aussi celle de quiconque se porte à leur secours.

Nous sommes profondément préoccupés par le fait qu'un incident dans cette région éloignée pourrait finir tragiquement. La collision entre un navire anti-chasse à la baleine et un navire japonais, le 6 janvier 2010, a clairement démontré les dangers encourus.

Nos gouvernements invitent conjointement tous les capitaines de navires impliqués à observer strictement les règlements internationaux sur l'évitement des collisions. Nous attirons également leur attention sur la résolution de l'Organisation maritime internationale du 17 mai 2010 visant à assurer la sécurité lors de manifestations, protestations, ou confrontations en haute mer.

L'Australie, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis demeurent dévoués au moratoire mondial sur la chasse commerciale à la baleine et à une réforme significative de la Commission baleinière internationale.

 

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