Commentary and Editorial

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Mercredi, 02 Mars 2011 11:59

Quelle terrible épreuve que d’être traité d’éco-terroriste !

Commentaire du Capitaine Watson

''Hier j’ignorais ce que signifiait être un éco-terroriste. Et voilà maintenant que j’en suis une ?''

Amanda Caldwell, matelot du Steve Irwin

Un lanceur de bombes puantes. Photo: Simon AgerUn lanceur de bombes puantes. Photo: Simon Ager

Quand les baleiniers japonais, les chasseurs de phoques canadiens, les Costaricains qui pratiquent la pêche illégale du requin ou les Libyens qui braconnent le thon rouge traitent Sea Shepherd Conservation Society d’organisation ''éco-terroriste'', je réponds toujours la même chose: ''Eh bien arrêtez-nous ou alors bouclez-la !''

Être traité de terroriste par un braconnier libyen, j’admets que ce n’est pas très flatteur mais cela illustre bien la futilité d’une telle accusation. Ces bêlements incessants, pathétiques et déplacés à propos d’un prétendu terrorisme chaque fois que quelqu’un essaie, de façon non-violente, d’empêcher un voyou d’assommer un phoque, de harponner une baleine ou d’amputer un requin de ses ailerons, sont lassants. C’est de l’ignorance pure et c’est tout simplement ridicule.

Sea Shepherd n’a jamais tenté de blesser ni de tuer quelqu’un: au contraire, nous faisons tout pour éviter de causer le moindre préjudice. Nous ne posons pas de bombes, nous n’envoyons pas d'avions dans des buildings, nous n’assassinons personne et nous n’organisons pas d’émeutes dans les rues.

Sea Shepherd est même à ce point non-violente que dans les salles à manger de ses navires, on ne sert jamais de viande, de poisson ni de quoique ce soit qui fût un jour un être sensible, aucun animal. L’ironie est que le fait même de ne pas manger de viande semble être aujourd’hui considéré par certains fanatiques de la FOX comme un signe évident de terrorisme. ''Mon Dieu, vous ne mangez pas de chair morte ? Comment pouvez-vous être aussi peu civilisé ? Vous êtes sûrement un terroriste.''

Un éco-terroriste, qu’est-ce que c’est exactement ?

Le prétendu crime d’éco-terrorisme n’est défini par aucune loi existante. Et quelle sorte de crimes un éco-terroriste commettrait-il ? Un incendie criminel ? Sea Shepherd n’a jamais rien brûlé. Parbleu, il n’est même pas permis de fumer sur nos navires. Fabriquer des bombes, poser des bombes, lancer des bombes ? Nous ne faisons rien de tout cela non plus. Enfin, nos bombes à nous sont des bombes puantes qui ne risquent pas d’exploser. Elles sont non-létales, non-toxiques et biodégradables: simplement, elles sentent très mauvais. Des kidnappings ? Eh non, nous n’en avons jamais réalisé et cela ne fait pas partie de nos projets. Les agressions physiques non plus ne font pas partie de nos méthodes.

''Mais vous avez jeté une bombe puante sur un navire baleinier japonais !'', hurle-t-on de façon hystérique, quoique silencieuse, sur un de ces nombreux réseaux sociaux où l’on ne cesse de traiter Sea Shepherd d’organisation terroriste. Oui, c’est exact. Je l’avoue, j’ai commencé à lancer des bombes puantes quand j’étais en CM2. Je suis un lanceur de bombes puantes déclaré. Cependant, je suis incapable d’imaginer Oussama Ben Laden lançant une bombe puante sur un autocar de tourisme. Si Timothy McVeigh avait utilisé du beurre rance plutôt que du nitrate, beaucoup de gens n’auraient pas été tués.

Dans l’Océan Austral, les baleiniers ont des armes, des grenades à concussion, des fusils, des lances en bambou, des technologies acoustiques de neutralisation à longue portée et des canons à eau. Sea Shepherd a des appareils photo, des caméras, des bombes puantes constituées de beurre rance, des fusils à peinture, des lanceurs de ballons d’eau, des pointeurs laser inoffensifs, et enfin, oui, nous avons notre propre canon à eau, mais personne n’a jamais été blessé dans ces échanges d’eau glacée avec les baleiniers japonais.

''Bon sang, des bombes à eau ! Mais c’est de l’éco-terrorisme démentiel de première catégorie !''

On devrait plutôt appeler cela ''éco-terrisme'' car nous faisons cela pour la Terre. Nous défendons la Terre (et la mer), donc nous sommes plus ''terristes'' que ''terroristes''. Quand on dépeint les défenseurs de la Terre comme une menace pour l’humanité, il s’agit donc sans doute d’une confusion ou bien d’un complot en sous-main contre la Terre.

''Mais cet acide que vous lancez sur les baleiniers ?''

Ah, l’acide ! Ce mot-même, articulé avec une expression de frayeur simulée, évoque un acide hydrochlorique à faire fondre l’acier et la vision d’hommes hurlants, le visage horriblement défiguré. Eh bien oui, nous utilisons de l’acide pour nos bombes puantes. C’est de l’acide butyrique, un produit biologique, non-toxique et biodégradable. Oh, ça sent mauvais mais c’est moins acide que la bière. Mais pourquoi laisser la vérité venir gâcher une belle histoire d’horreur, avec des éco-terroristes lançant de l’acide ?

Ce n’est pas comme si nous lancions de l’acide lactique bien salissant, de l’acide citrique ou du soda, autant de produits dont le ph est inférieur à celui de l’acide butyrique. Le beurre rance est moins acide que le lait, le jus d’orange ou le cola mais il est vrai qu’il sent plus mauvais. Cet acide ne peut pas être si mauvais que ça puisque même le corps humain en produit. Il est présent dans le vomi. C’est dégoûtant, certes, mais c’est tout à fait inoffensif.

Depuis sept ans que nous parcourons les mers du sud, Sea Shepherd n’a pas éperonné un seul navire baleinier japonais. De notre côté, le Steve Irwin a été éperonné à deux reprises, le Bob Barker une fois, et l’Ady Gil a non seulement été éperonné de façon délibérée mais il a été coupé en deux et détruit - et tout cela par des navires baleiniers japonais. On nous a jeté des grenades à concussion et j’ai même reçu une balle dans la poitrine. Malgré tout cela, ce sont les baleiniers et d’autres qui nous accusent d’être violents. En réalité, la logique est simple: à partir du moment où votre activité consiste à braconner des baleines sans défense en leur plantant lâchement des harpons explosifs dans le dos et en répandant leur sang innocent dans la mer glacée, tout ce que vous faites au nom de votre cruauté devient dans votre esprit une action justifiée et non-violente et, bien entendu, vous qualifierez de violente toute tentative non-violente de s’opposer à votre cruauté.

L'équipe Delta dépassant un navire harponneur. Photo: Simon AgerL'équipe Delta dépassant un navire harponneur.
Photo: Simon Ager

Évidemment, c’est bien à cela que servent les entreprises de relations publiques. Pour la plupart, leur raison d’être est de transformer la vérité en mensonge et le mensonge en vérité, sachant que l’important n’est pas la vérité mais seulement ce que les gens croient être la vérité.

La semaine dernière, le ministre japonais des affaires étrangères a convoqué les ambassadeurs des Pays-Bas, d’Australie et de Nouvelle-Zélande pour leur reprocher publiquement d’avoir permis à Sea Shepherd de naviguer sous leur pavillon et d’utiliser leurs ports. Qu’importe que le Japon n’ait pas trouvé un seul motif de poursuite pénale ni même civile contre Sea Shepherd, contre nos bateaux, ou contre moi-même. Ces ambassadeurs ont dû rester perplexes et se demander ce que le Japon attendait d’eux. Si des infractions ou des délits ont été commis, quelle en était donc la nature ? Un mandat d’arrêt aurait-il été émis à l’encontre de quelqu’un ? Nullement. Le Japon s’attend-il sérieusement à ce que des pays démocratiques comme la Nouvelle-Zélande, l’Australie et les Pays-Bas arrêtent, emprisonnent, harcèlent ou interdisent de séjour des personnes qui n’ont été inculpées d’aucun délit ? On le dirait bien ! Existerait-il une liste noire, ou peut-être verte, d’individus soupçonnés d’avoir de la sympathie pour les baleines, les phoques, les albatros, les tortues et les thons?

Il y a deux ans, alors que je prononçais un discours à l’Académie du FBI de Quantico, en Virginie, un des agents spéciaux a déclaré: ''Sea Shepherd frôle de très près les limites de la loi.'' Je lui ai répondu : ''Quelle importance que nous les frôlions de très près, tant que nous ne les franchissons pas ?'' Il a bien dû accepter cette logique et j’ai expliqué comment Sea Shepherd s’en prenait aux braconniers. Nous ne sommes pas une organisation contestataire. Nous ne sommes pas une association de défense des droits des animaux. Nous sommes une organisation internationale de protection de la faune marine spécialisée dans les interventions non-violentes contre des activités illégales.

À cet égard, il est intéressant de voir que le Japon exige de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande qu’elles interdisent l’accès de leurs ports aux navires de Sea Shepherd, alors même que les navires baleiniers japonais n’y sont pas les bienvenus en raison de leur activité illégale. Le Japon est clairement mécontent de voir que ces ports, qui n’acceptent pas ses bateaux, permettent à ceux de Sea Shepherd d’y entrer et d’en sortir librement. La différence, c’est que les bateaux nippons tuent des baleines et alors que les navires de Sea Shepherd en sauvent. Pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande, c’est le fait de tuer les baleines du sanctuaire de l’Océan Austral qui est une activité criminelle et non le fait de les sauver de façon non-violente.

Il y a plus de vingt ans, ceux qui nous critiquaient nous traitaient de pirates. J’ai alors décidé que nous pouvions bien être des pirates – nous serions les gentils pirates de la compassion à la poursuite des méchants pirates mus par l’appât du gain et le profit – et nous avons conçu notre propre drapeau pirate. Les enfants adorent ça. De nos jours, être pirate est à la mode et les pirates sont bien plus populaires aujourd’hui qu’au XVIIe siècle, surtout les gentils pirates.

Peut-être devrions-nous simplement accepter l’étiquette d’''éco-terroristes'' et la revendiquer avec fierté. L’éco-terrorisme n’est pas un délit défini en droit mais il a finalement un certain côté chic et avant-gardiste. Oui, c’est cela, nous pouvons assumer cet ''éco-terroriste'' qui est en chacun de nous, ce petit démon païen vert qui en a assez de voir notre planète ravagée et vendue au plus offrant.

''Eh, vous autres, vous n’êtes que des éco-terroristes'', nous dira un chasseur de baleines ou de phoques, et nous pourrons lui répondre: ''Ouais, et alors, ça vous pose un problème ?''

On peut difficilement continuer à vous insulter quand le nom qu’on vous donne ne vous dérange pas. C’est bien ce qui s’est produit avec le mouvement gay quand ses membres ont repris à leur compte des mots comme ''folle'' et se les sont appropriés.

Voyez-vous, si nous étions vraiment des terroristes, personne n’oserait nous appeler ainsi. Traiter de terroriste un terroriste, même s’il est un vrai terroriste et si ce mot lui correspond bien, n’est pas considéré comme une bonne méthode. Les seules personnes que l’on peut sans risque traiter de terroristes sont celles qui n’iront jamais riposter de façon violente: des personnes comme nous, par exemple. Si vous me traitez de terroriste, il ne vous arrivera rien. Traitez de terroriste un vrai terroriste et vous risquez de vous retrouver bientôt à brouter les pissenlits par la racine.

Je peux sans problème prendre l’avion et voyager à l’étranger, ce qui n’est pas le cas des terroristes dignes de ce nom. Certes, le Japon a tenté d’obtenir d’une fonctionnaire subalterne américaine que les dons à Sea Shepherd ne soient plus déductibles des impôts aux États-Unis et celle-ci a admis que cela pouvait se faire ou du moins c’est ce qu’elle a dit aux représentants de la chasse baleinière japonaise, MAIS elle a oublié qu’en réalité, il était considéré comme un délit de causer des problèmes fiscaux à une association américaine à but non lucratif à la demande d’un gouvernement étranger. Je crois que la dernière fois qu’une administration américaine a fait cela, c’était celle de Nixon, mais laissons cela, ne ranimons pas un ancien scandale politique.

Inutile de le préciser, les dons que nous recevons sont toujours déductibles car nous ne faisons pas autre chose aujourd’hui que ce que nous faisions en 1981, quand nous avons obtenu ce statut: nous travaillons de façon non-violente à protéger nos océans contre des activités illégales.

Il y a quelques années, un agent du service des pêcheries de la marine nationale américaine m’avait convoqué pour m’annoncer qu’il avait reçu des plaintes selon lesquelles nous confisquions des palangres dans les eaux internationales du Pacifique. Je le lui ai confirmé. Il m’a dit : ''Vous ne pouvez pas faire cela.'' Je lui ai répondu: ''Pourquoi ? Est-ce contre la loi?'' Il a hésité, puis m’a dit: ''Eh bien, oui, bien sûr, c’est forcément contre la loi, c’est une propriété privée. - Quelles lois violons-nous ?'', ai-je demandé. ''Je ne sais pas, mais je reviendrai vers vous quand j’aurai trouvé''. Nous n’avons plus jamais entendu parler de lui.

En 1986, après que nous ayons coulé la moitié de la flotte baleinière islandaise – dans le port, et sans blesser ni risquer de blesser personne - je suis allé en Islande pour exiger qu’on m’inculpe car dans les médias ils n’arrêtaient pas de dire que nous étions des terroristes. J’ai atterri à Reykjavik et on m’a emmené au commissariat où j’ai tout avoué. Le lendemain, on m’a escorté jusqu’à l’aéroport et on m’a mis dans un avion pour les États-Unis. Le ministre islandais de la justice s’était adressé au parlement le matin même et avait déclaré: ''Mais pour qui se prend-il, pour venir dans notre pays et exiger qu’on l’arrête ? Mettez-le dehors !'' Ils savaient que faire mon procès revenait à faire celui de l’Islande et les juristes du gouvernement ont trouvé préférable d’éviter cela.

Nous avons donc affaire à une fausse perception de la violence et du terrorisme que répandent les spécialistes de relations publiques et les hommes politiques, sans aucun fondement factuel. Aujourd’hui, traiter quelqu’un de terroriste, c’est simplement un moyen d’essayer de diaboliser quelqu’un avec qui on n’est pas d’accord. Le mot même finit par perdre toute signification. Quand jeter une tarte à la crème au visage d’un homme politique devient un acte terroriste, cela dévalorise les victimes du vrai terrorisme et ceux qui y survivent.

Réfléchissons, si vous le voulez bien, à l’absurdité du scénario hypothétique suivant:

Aujourd’hui, le député Jean Dupont a dénoncé un étudiant qui l’avait entarté et avait badigeonné sa cravate aux couleurs du drapeau américain avec de la crème à la banane: ''Il n’est pas question de tolérer ce genre d’attaque terroriste scandaleuse par des entarteurs extrémistes. Ils ont profané le drapeau et mon plus beau costume et il importe de leur adresser un message fort. L’Amérique ne tolérera pas une telle vilenie antipatriotique contre des intérêts américains comme British Petroleum, Monsanto ou Mitsubishi. Ces entarteurs écolos peuvent courir, mais ils n’échapperont pas à la juste colère du peuple américain.''

Si le Japon considère Sea Shepherd comme une organisation terroriste, alors comment se fait-il que des membres de Sea Shepherd puissent se rendre au Japon au vu et au su de tous ?

Quelle organisation terroriste peut avoir comme membres James Bond, McGyver, le Capitaine Jack O’Neil, le Capitaine Kirk, Batman et le pilote d’hélicoptère Trudy Chacon du film Avatar ? Dans quelle organisation terroriste trouve-t-on un conseil consultatif ayant eu comme membres un ancien ministre australien de l’environnement, un ancien ministre de l’environnement de la Colombie britannique et un ancien vice-président de la Commission Baleinière Internationale, sans compter une pléthore de scientifiques de renom, d’ingénieurs, d’artistes, d’écrivains et de personnalités du monde du spectacle ?

En réalité, Sea Shepherd ne peut pas être classée comme une organisation ''terroriste'' car nous sommes tout à fait autre chose. Nous ne sommes pas comme vos écolos à l’ancienne, ceux qui brandissent des calicots, portent témoignage, s’assoient dans les arbres, défilent avec des pancartes, font signer des pétitions et écrivent aux hommes politiques. Nous, nous affrontons ceux qui détruisent de façon illégale – et violente – nos océans. Nous pratiquons l’action directe non-violente offensive. Nous ne faisons de mal à personne mais nous n’avons aucune hésitation lorsqu’il s’agit de mettre hors service les instruments de mort qui sont utilisés pour tuer illégalement des êtres vivants.

En 1987, un moine tibétain m’a fait parvenir une petite statuette en bois, une sorte de dragon à tête de cheval et il m’avait demandé de la placer sur notre mât de misaine pour qu’elle nous protège. Par respect pour lui, je l’y ai fixée. En 1989, j’ai eu le très grand plaisir de rencontrer Sa Sainteté le Dalaï-lama à Washington et il s’est avéré que c’était lui qui nous l’avait envoyée.

''Qu’est-ce que c’est ?'' lui ai-je demandé. ''On l’appelle Hayagriva. C’est le symbole du côté compassionnel dans le courroux du Bouddha.'' m’a-t-il dit avec un sourire. ''Et qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie qu’on ne doit jamais faire du mal à autrui mais que lorsque les gens ne voient pas la lumière, on peut parfois leur faire peur jusqu’à ce qu’ils la voient.''

Ainsi donc, nous avons nos bateaux noirs, notre propre pavillon noir, notre activisme effronté et des bombes puantes non-toxiques. Mais depuis que j’ai créé Sea Shepherd en 1977, nous n’avons jamais causé une seule blessure à quiconque et nous n’avons jamais été inculpés pour un acte délictueux. C’est une chose dont je suis particulièrement fier. Par conséquent, quand on lance contre nous des accusations, quand on nous traite de tous les noms ou quand on nous qualifie d’éco-terroristes, ce ne sont que des gesticulations politiques et des imprécations vides de sens et rien d’autre.

Cela dit, les opinions des uns et des autres ne nous intéressent pas. Notre préoccupation, c’est la loi, la faire respecter et appliquer. Nous agissons dans le cadre de la loi et parfois même, nous frôlons de très près ses limites. Notre inquiétude concerne les animaux, que nous défendons de manière agressive mais non-violente, souvent au péril de notre propre vie et de notre sécurité.

Pour être un vrai terroriste, il faut être un criminel violent, commettre réellement des actes criminels violents et chercher à nuire à autrui. Il ne suffit pas de simplement être soupçonné de commettre un délit et de faire l’objet d’une enquête, d’être arrêté sur un soupçon de commettre un délit, d’être poursuivi devant un tribunal pour un délit ou un crime, ni même d’être inculpé d’un délit ou d’un crime. Je pourrais même ajouter que rien de semblable n’est jamais arrivé à Sea Shepherd. Pour être un véritable terroriste, il faut en réalité agir dans l’intention de commettre des crimes violents et il est bien certain que nous ne répondons pas à ces critères.

Concernant mes équipes et moi-même, nous ne nous déplaçons pas furtivement et nous ne nous cachons pas dans des grottes comme Oussama Ben Laden et les autorités pourraient nous arrêter à n’importe quel moment SI elles avaient une raison de le faire. Au contraire, nous restons libres de voyager et de poursuivre nos activités car nous ne sommes ni recherchés ni soupçonnés d’activités délictueuses – et certainement pas de terrorisme.

Aussi, tout se résume dans le message que j’adresse au Japon: ''arrêtez-nous, ou alors bouclez-la !''

 

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