Commentary and Editorial

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Jeudi, 11 Août 2011 23:21

Lettre ouverte aux habitants des îles Féroé

Commentaire du Capitaine Paul Watson

Le gouvernement et les médias féringiens affirment appartenir à une société ouverte d’esprit et qui accorde une place importante au débat et à la discussion. Nous avons donc décidé d’organiser une conférence publique à Torshavn afin d’expliquer pourquoi Sea Shepherd prend la défense des baleines.

Nous nous sommes d’abord tournés vers la Nordic House, une institution culturelle, où on nous a poliment refusé la parole. Ensuite, nous avons réservé une salle de conférence à l’hôtel Torshavn. Une fois la réservation confirmée, nous avons annoncé l’événement, prévu pour le samedi 13 août. Le lendemain, l’hôtel a annulé notre réservation sur les conseils de quelqu’un dont ils ont refusé de nous révéler le nom. Le cinéma de la ville nous a pratiquement claqué la porte au nez lorsque nous leur avons présenté la même demande. Voilà donc la place qu’on réserve vraiment à la discussion dans les îles Féroé!

On nous a dit que d’autres personnes étaient bienvenues pour discuter autour du “grind” des îles Féroé parce qu’elles acceptaient de comprendre la culture et les traditions féringiennes autorisant le massacre des baleines. On nous a expliqué qu’on nous a refusé la parole parce que nous ne sommes pas ouverts au compromis. En d’autres mots, il nous fallait comprendre et accepter le massacre pour pouvoir en discuter, ce que nous refusons de faire.

Nous croyons que la culture et la tradition ne devraient jamais servir à justifier la cruauté et le meurtre. Quand il est question de tuerie, nous n’acceptons aucun compromis.

Puisqu’il nous est impossible de discuter en personne avec les citoyens locaux, notre seul moyen d’expliquer aux Féringiens notre point de vue est de publier la lettre ouverte suivante sur notre site Web et dans des forums de discussion, ce qui la rendra accessible aux féringiens qui souhaitent comprendre les actions de Sea Shepherd.

Nous aurions été heureux de partager ouvertement notre opinion et de répondre aux questions, mais cette possibilité nous est refusée en raison de circonstances qui échappent à notre contrôle. Par contre, nous pourrions jeter l’ancre à Torshavn le samedi 13 août et inviter le public à bord pour discuter avec le capitaine et l’équipage, si nous obtenons la permission de le faire.

Entre temps, la lettre ci-dessous explique ce que nous faisons dans les îles Féroé à toutes celles et ceux qui ont des questions à ce sujet.

POURQUOI NOUS DÉFENDONS LES BALEINES

Par le Capitaine Paul Watson

They say the sea is cold, but the sea contains the hottest blood of all, and the wildest, the most urgent. -D.H. Lawrence

Il y a dans nos océans une intelligence profonde. Cette intelligence est incarnée dans le cerveau magnifiquement évolué des nations cétacés - les dauphins et les baleines!

Des cerveaux complexes à quatre lobes, dont la taille dépasse celle de nos petits cerveaux à trois lobes, et dont le néocortex est plus actif que le nôtre. D’un point de vue neurologique, les cerveaux des cétacés présentent les mêmes caractéristiques que ceux d’êtres humains aux fonctions cognitives avancées. Comme les chimpanzés, les dauphins et les baleines sont des personnes; ils ne sont simplement pas des humains. C’est pour cette raison que je suis convaincu que tuer une baleine, tuer un dauphin, tuer un globicéphale, c’est l’équivalent moral d’un meurtre!

Ces êtres sensibles appartiennent à des groupes sociaux complexes; comme des articles scientifiques publiés récemment l’ont confirmé, il a été prouvé que les cachalots et les dauphins ont la capacité de s’identifier l’un l’autre par des noms différents.

Nous demandons aux féringiens de faire preuve d’empathie envers les baleines et les dauphins qui peuplent notre planète.

Pendant des centaines d’années, nous avons attribué à ces espèces intelligentes une valeur équivalente aux quantités d’huile, de fanons et de viande que nous pouvions extraire de leurs corps. Jamais notre espèce n’a pris un moment pour réfléchir, ressentir et percevoir à leur façon, et nous avons fait subir une cruauté infâme et une violence extrême à ces êtres dont l’intelligence, bien qu’elle nous semble étrangère, existe bel et bien.

J’ai passé toute ma vie à me battre pour protéger les baleines et les dauphins parce que je suis persuadé que nous devons apprendre à vivre en harmonie avec eux, qu’ils pourraient nous enseigner bien des choses, et que nous sommes à l’aube de découvertes extraordinaires qui nous permettraient d’entrer en communication avec ces animaux non-humains.

Nous dépensons des milliards de dollars à la recherche de signes de vie intelligente dans le cosmos, alors qu’il se trouve sur notre planète une forme de vie plus familière et tout aussi fascinante que tout ce que nous pourrions rencontrer dans un autre système solaire, une autre galaxie.

On m’a déjà demandé pourquoi ces êtres si intelligents n’évitent pas les îles Féroé, puisqu’ils sont passés maîtres dans l’art de la communication. La réponse est qu’ils ne peuvent rien savoir de ce qui s’y passe, puisque des groupes entiers sont exterminés jusqu’au dernier bébé. S’il n’y a aucun survivant, il ne reste pas un seul dauphin qui puisse avertir les autres groupes de l’horreur qui guette les globicéphales dans les fjords et les baies des îles Féroé.

L’autre raison est que les humains sont incapables de comprendre que des êtres intelligents puissent ne pas manipuler leur environnement. Nous croyons qu’intelligence et technologie doivent aller de pair. Les cétacés n’ont nul besoin de technologie, mais ils sont assez intelligents pour vivre en harmonie avec leur environnement; l’humanité n’y est malheureusement pas encore parvenue.

Ces espèces intelligentes partagent l’héritage génétique de notre planète. Tout comme nous, ils sont des Terriens, quoi qu’à bien dire, nous vivons tous sur la planète Océan et non sur la planète Terre. La vie est née dans l’océan et s’épanouit dans la mer. Au cas contraire, si les océans meurent, nous mourrons aussi; voilà la dure réalité. Nous ne pourrons survivre sur une planète dont l’océan est mort. L’océan est au cœur de la vie et fournit toutes les ressources essentielles à notre survie. On compte 80 espèces de cétacés dans l’océan, et chacune d’entre elles représente un maillon qu’il nous faut comprendre dans la chaîne qui relie l’océan à tout être vivant.

Avez-vous déjà songé à la douleur que les dauphins victimes du "grind" doivent endurer? L’atroce agonie qui leur est infligée par le couteau qui s’enfonce dans le tissu tendre; leurs os qui se fracassent; leur cœur énorme qui pompe un sang chaud dans la mer, alors qu’elle envahit leurs poumons, les étouffe et les fait suffoquer; les convulsions horribles dont ils sont saisis dans l’eau peu profonde, alors qu’ils voient les humains brandir impitoyablement leurs couteaux pour frapper et couper, trancher et poignarder; leur vie qui s’éteint devant leurs yeux stupéfaits.

Avez-vous déjà considéré à quel point ces créatures extraordinairement intelligentes peuvent être traumatisées par la vue de leurs familles massacrées devant eux, des mères qui cherchent à protéger leurs bébés, impuissantes contre l’atrocité qui les entoure? Imaginez la terreur des mères, leur cœur déchiré alors que leurs petits sont poignardés impitoyablement et poussent des cris de détresse à une fréquence inaudible à l’oreille humaine.

La douleur physique est atroce, et la douleur émotionnelle est incompréhensible pour qui n’en a jamais eu l’expérience. On dira qu’ils ne sont que des animaux. Ils n’ont aucune émotion. Ils ne réfléchissent pas, ils ne sont que des paquets de viande abrutis.

Mais ils sont capables de réfléchir. Ils communiquent entre eux. Ils ont des sentiments. Ils compatissent l’un pour l’autre, comme le prouvent leurs tentatives de protéger leurs compagnons blessés. Ils ressentent le deuil, la douleur. Ils peuvent souffrir. Ils sont vivants, en santé et magnifiques, et nous, nous les blessons et nous les tuons, nous les étripons et arrachons les fœtus du ventre de leur mère, nous creusons des trous béants et sanguinolents dans leur chair, nous ternissons la mer de leur sang et faisons résonner l’écho de leurs cris dans les fjords.

Être aveugle et insensible à tout cela, c’est refuser de faire face à la réalité… C’est pratique, ignorant, arrogant, et par dessus tout, c’est mal. Et pourtant, le déni nous vient facilement, et notre arrogance d’hominidés nous pousse à choisir de nier que les cétacés sont intelligents.

Il ne s’agit pas de tuer une vache, un mouton ou un porc élevé pour la consommation humaine. Tuer un cétacé serait plutôt comparable à tuer un gorille de montagne, un chimpanzé ou un orang-outang. C’est tout simplement mal, d’un point de vue éthique et moral.

L’humanité entière partage ce point de vue. La plupart des gens dans le monde ressentent une affinité envers les baleines et les dauphins, reconnaissent la beauté de ces créatures uniques et attachent une grande importance à leur vie. La plupart des gens sont dégoûtés par le "grind" comme par le massacre des dauphins au Japon.

Les féringiens demandent qu’on respecte leur culture, mais comment une personne civilisée peut-elle respecter une tradition si barbare… Et c’est bien de barbarie dont il est question – un affront aux bonnes mœurs, une insulte à l’humanité, et une honte à la civilisation.

Tous ceux qui ont observé des baleines ou interagi avec elles dans leur environnement naturel reconnaissent qu’elles sont des créatures spéciales. Intuitivement, nous savons qu’elles sont intelligentes et nous avons à cœur leur bien-être. Nous les secourons lorsqu’elles s’échouent, nous les libérons lorsqu’elles se prennent dans nos filets, et nous sommes heureux de les contempler et de nager avec elles.

L’observation de baleines et de dauphins a changé bien des existences. Des dauphins ont même sauvé des vies. Dave Rastovich, champion du monde de free surf, serait mort si un dauphin n’avait foncé sur le grand requin blanc qui s’apprêtait à l’attaquer. Il existe une panoplie d’exemples de situations dans lesquelles des vies humaines ont été sauvées par des dauphins. En Nouvelle-Zélande, en Amérique, au Brésil, et récemment en Écosse, lorsque des globicéphales s’échouent, des volontaires accourent de toutes parts pour leur porter secours.

Mais pas dans les îles Féroé. Ici, vous les tuez. Pourquoi? Parce que c’est une tradition! Cela fait partie de votre culture.

Cette année, la Catalogne et l’Équateur ont interdit la corrida, qui était aussi une activité traditionnelle. Ces nations se sont aperçues qu’en réalité cette tradition cruelle et meurtrière n’avait plus sa place au 21e siècle.

L’Islande et la Norvège n’ont pas été acceptées au sein de l’Union européenne parce qu’on y pratique encore la chasse à la baleine, mais les îles Féroé, un protectorat danois, reçoivent des subventions de l’UE sans avoir à se plier à ses règlements. Il est clair que le massacre des cétacés ne concorde pas avec les idéaux de la civilisation européenne. Ces subventions devraient être annulées, car elles sont discriminatoires envers l’Islande et la Norvège. L’UE doit exercer des pressions sur le Danemark pour qu’aucun financement ne soit accordé aux îles Féroé jusqu’à ce que cette nation obéisse aux règlements qui protègent les cétacés et qui s’opposent à la cruauté, comme le font tous les Européens.

Certains diront qu’il y a bien assez de globicéphales, mais personne ne connait leur nombre exact.

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN) affirme qu’il n’y a pas suffisamment de renseignements sur cette espèce. En d’autres mots, personne ne sait combien de globicéphales noirs vivent dans les océans. Selon l’estimation de l’IUCN, il y aurait environ 200 000 globicéphales tropicaux, et beaucoup moins de globicéphales noirs.

La population mondiale de globicéphales noirs est probablement quatre fois plus nombreuse que la population des îles Féroé, qui est de 47 000 habitants. Mais ne nous arrêtons pas aux chiffres. Il faut considérer l’aspect moral. Nous parlons du massacre implacable d’êtres intelligents et sensibles. Nous parlons de meurtre.

Certains diront que le concept de "meurtre" ne s’applique qu’à la mise à mort d’êtres humains. Je ne suis pas d’accord. Par exemple, si un extraterrestre tuait un humain, est-ce qu’il s’agirait d’un meurtre? La plupart d’entre nous aurons tendance à répondre "oui". Pourtant, si une forme de vie extraterrestre avait les moyens technologiques de nous rendre visite, cette espèce se considèrerait probablement supérieure à la nôtre, et ne verrait peut-être chez l’humain qu’une source commode de protéine.

Certains diront que les féringiens ne devraient plus chasser de cétacés en raison de l’accumulation de mercure dans leurs corps et de ses effets néfastes chez les humains. Peu de gens se questionnent sur l’incidence du mercure sur l’espérance de vie des globicéphales. Le mercure menace leur survie, tout comme le grind.

Certains féringiens blâment des nations industrielles comme l’Angleterre et la France pour le rejet de mercure dans les océans, mais choisissent d’oublier qu’ils achètent des produits de ces nations et qu’ils ont donc leur part de responsabilité en ce qui concerne le fort taux de mercure et d’autres métaux lourds dans la mer.

En vérité, nos océans se meurent en raison de la surpêche, de la pollution, de l’acidification, du changement climatique et des perturbations écologiques causés par la destruction des habitats naturels et les relations déséquilibrées entre les espèces. Ce déséquilibre menace nos réserves d’oxygène et notre survie.

Presque tout l’oxygène sur Terre est produit par le phytoplancton. Le zooplancton se nourrit de phytoplancton, qui nourrit à son tour les baleines et les poissons. Le pourcentage de la population marine qui n’est pas en état de surpêche est très faible. La chaîne alimentaire en est perturbée. Les requins ont survécu aux extinctions majeures survenues sur la planète, mais leur endurance ne fait pas le poids face aux excès de l’humanité, et ils disparaissent avec une rapidité alarmante. On a aussi noté une diminution de 40 % du phytoplancton dans le monde entier depuis 1950 (Scientific American). L’augmentation de l’acidité est perçue comme étant l’un des facteurs entraînant le déclin du phytoplancton.

Les océans sont menacés, et l’humanité est également menacée parce que si les océans meurent, nous mourrons.

Personnellement, je défends les baleines parce qu’une baleine mourante a épargné ma vie un jour de juin 1975, et depuis, je me suis dévoué corps et âme à la défense des baleines et des autres espèces marines. Chacun des gestes que j’exécute pour elles est motivé par l’empathie que je ressens intuitivement pour ces créatures intelligentes qui peuplent nos eaux.

L’empathie est la capacité à comprendre les sentiments et les pensées d’un autre, et à percevoir le monde à sa façon. Puisque je perçois le monde à travers leur regard, je réagis comme elles le feraient si elles avaient les moyens d’agir, et parce que je suis un être humain, je suis capable de prendre leur défense, et c’est ce que je fais. L’empathie, c’est vivre une rencontre avec un esprit étranger, et parvenir à voir à travers ses yeux, ressentir ses émotions, et vivre sa souffrance.

Je sens donc le couteau s’enfoncer dans le corps du dauphin, et je vis sa terreur. Je sais que je n’arriverai pas facilement à convaincre d’autres humains de comprendre mes émotions et mes expériences, mais elles n’en sont pas moins réelles, et elles ont eu une profonde incidence sur toutes mes actions jusqu’à présent et en auront jusqu’à la fin de mes jours. J’ai entrevu une réalité complètement différente dans les yeux d’un cachalot mourant, et cet aperçu de l’âme d’un être étranger, mais doué d’intelligence, a guidé mes gestes depuis presque quatre décennies.

Le monde entier doit savoir ce qui se passe dans les îles Féroé, et de la même manière que nous avons attiré les regards sur l’horrible massacre des dauphins à Taiji grâce au film oscarisé The Cove, nous allons maintenant prendre en joue les îles Féroé grâce à l’arme la plus puissante jamais inventée – la caméra!

Ces traditions barbares n’ont pas leur place au 21e siècle, dans un monde où les espèces disparaissent à un rythme effréné, où les océans se meurent, et où le nombre écrasant d’êtres humains met en danger l’équilibre écologique de toute une planète.

Les féringiens affirment que nous ne respectons pas leur culture, et ils ont raison. Les féringiens affirment que nous ne respectons pas leurs traditions, et ils ont raison. Nous respectons la vie, et nous respectons le fait que nos océans abritent des esprits intelligents avec lesquels nous pourrons un jour communiquer. Notre imagination, notre intelligence et notre compassion nous permettront un jour d’accomplir ce qui parait impossible à bien des gens: la communication inter-espèces.

Un jour, cette idée deviendra réalité, à moins que le côté sombre de l’humanité ne parvienne à exterminer ces êtres intelligents et à nous priver à jamais de cette merveilleuse possibilité.

Entre temps, Sea Shepherd Conservation Society continue sa longue odyssée contre le "grind" dans les îles Féroé. Nous y travaillons depuis 1983. Jamais nous n’avons pensé obtenir de résultats instantanés. Il a fallu attendre quarante ans avant que ne s’effrite le marché des produits canadiens dérivés du phoque, et sept ans avant que la flotte baleinière japonaise ne quitte le Sanctuaire des baleines de l’océan Austral. Nous savons que ces combats sociaux prennent des décennies à se résoudre, et nous comprenons l’importance de notre opposition continue au massacre des baleines partout dans le monde, quel qu’en soit l’auteur ou la raison, et nous ne lâchons pas prise.

Dans les îles Féroé, nous avons rencontré bon nombre d’habitants qui s’opposent au massacre des globicéphales, alors que nous affrontions ceux qui défendent violemment cette pratique. J’espère que ceux qui s’opposent au massacre vaincront un jour ceux qui le soutiennent.

En 1977, nous avons affronté les chasseurs de baleines australiens au sein de leurs stations baleinières, qui ont été fermées en 1978. Aujourd’hui, aucune nation ne défend les baleines avec plus de ferveur que l’Australie. Nous croyons que les Japonais, les Norvégiens, les Islandais et les féringiens défendront un jour les baleines avec une passion rivalisant avec celle qui motivait la tuerie perpétrée par leurs ancêtres.

WNous avons été témoins de ce changement d’attitude en Australie et je crois qu’il en sera de même dans les îles Féroé, ces magnifiques îles nordiques qui n’ont qu’un seul défaut: le sacrifice sanglant du "grind".

Une chose est sûre : il faut que le "grind" prenne fin. Ce n’est plus qu’une question de temps.

Notre tâche est maintenant de révéler au monde ce qu’est le "grind" – une souillure honteuse qui ternit l’étendard de l’humanité. Nous espérons que de plus en plus de féringiens en viennent à partager cette perception, et que la compassion aura raison de la cruauté.

Nous disposons d’une arme qui convient parfaitement à ce dessein – la caméra – et nous avons bien l’intention de nous en servir.

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