Commentary and Editorial

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Mercredi, 23 Novembre 2011 22:23

Le vent divin qui a sauvé des centaines de globicéphales aux Îles Féroces

Commentaire de Peter Hammarstedt, Premier Officier du Bob Barker

Un Grind de l'année 2010. Photo: Peter Hammarstedt

C’est un phénomène incroyable: des centaines de globicéphales provenant de différents groupes se rejoignent en mer pour former un seul et gigantesque groupe, créant ainsi des interactions sociales qui transcendent pour un moment la barrière des groupes. Ce phénomène naturel émerveille les chercheurs tant ce comportement social ressemble à un festival humain, fait de chants et de jeux mais aussi – et oui! – d’amour et de sexe.

Dans l’archipel danois des Îles Féroé, ce phénomène extraordinaire n'est pas perçu comme une fantastique opportunité de mieux connaître cette espèce fabuleuse mais comme l'occasion de détruire au moyen de crochets et de couteaux, la totalité du groupe dans un bain de sang innommable.

La nuit dernière, un groupe géant de près de mille globicéphales a été repéré depuis les terres au large de Kirkjubø, sur l’île de Streymoy.

Alors que dans le pays, le débat fait rage sur les coupes budgétaires qui frappent les structures de recherche aérienne et de sauvetage en mer, dès l'annonce de la présence du groupe de dauphins, un hélicoptère a été dépêché pour faciliter le grind - cette méthode cruelle de chasse qui consiste à acculer de force des groupes de cétacés, avant de sectionner leur épine dorsale avec une lame tranchante.

Alors que l’hélicoptère survolait le groupe, plusieurs bateaux de pêche venus de Torshavn et des villages alentours sont arrivés à toute vitesse, les ponts chargés de leur matériel de mise à mort. Les bateaux se sont livrés à une véritable course contre la montre avec la tombée imminente de la nuit et les conditions météorologiques qui se dégradaient alors que le rabattage des cétacés effrayés en direction de Sandágerði, plage de Torshavn, se décidait. Contraints d'attendre un changement des courants, les bateaux de rabattage avaient de plus en plus de mal à garder groupés les globicéphales paniqués, d’autant plus que les conditions météorologiques se détérioraient.

Lorsque la direction du courant a fini par changer, l'énorme groupe a été scindé en quatre sous-groupes. Le premier groupe de 81 dauphins, a été poussé vers la côte, où des hommes de tous âges les attendaient. Une fois les dauphins dans la baie, ils les hissèrent sur la plage et leur coupèrent l'épine dorsale dans un bain de sang séculaire, qui fut cette fois décrit par l'un des témoins comme l’un des pires massacres de cétacés auquel il ait assisté depuis longtemps.

Finalement, les neuf cents globicéphales restants qui attendaient terrorisés plus au large, appelant et appelant en vain les membres de leur groupe emmenés vers la plage, furent épargnés par les vents qui refusèrent de céder. Les cétacés rescapés du groupe géant, malmenés et épuisés, furent reconduits en mer. La nuit étant tombée, décision fut prise de ne pas poursuivre le massacre.

En l’absence de Sea Shepherd Conservation Society dans l’archipel, les plages des Îles Féroé sont à nouveau régulièrement maculées du sang des dauphins. Au cours des mois de juillet et d’août, la présence de la flotte de Sea Shepherd, commandée par le Capitaine Paul Watson, a empêché tout nouveau massacre de cétacés pendant cette période, qui est depuis toujours la plus sanglante de l’année sur l’archipel. Sea Shepherd a ainsi pu sauver la vie de plus de 500 globicéphales.

900 cétacés tentent aujourd’hui de reconstruire leurs familles détruites. Tant qu’ils resteront dans les eaux féringiennes, la menace d’un nouveau massacre continuera de planer au-dessus de leurs têtes. La semaine passée, trois grinds ont eu lieu dans les 'Îles Féroces'. Chacune de ces tragédies nous rappelle que Sea Shepherd représente le seul espoir de ces globicéphales. Chaque cétacé massacré est une plaidoirie pour le retour de Sea Shepherd dans cette région l’année prochaine.

Les vents ont épargné les dauphins dans l’Atlantique Nord, au moment où toute la flotte de Sea Shepherd se prépare à mener l'Opération Divine Wind (vent divin) pour  empêcher les baleiniers japonais de chasser illégalement les baleines dans l’Océan Austral pour la huitième année consécutive. L’année dernière, 863 baleines avaient ainsi pu être soustraites aux harpons des baleiniers.

 

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