Commentary and Editorial

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Dimanche, 08 Janvier 2012 12:26

Une politique de désaveu et de trahison

Commentaire par le Capitaine Paul Watson

De g. à dr: Glen Pendlebury, Geoffrey Tuxworth, et Simon PeterffyDe g. à dr: Glen Pendlebury, Geoffrey Tuxworth, et Simon Peterffy

Pendant la guerre des Boers, Harry “Breaker” Morant et Peter Handcock avaient été les boucs émissaires de l’empire britannique, lorsque l’Australie avait approuvé leur exécution pour satisfaire ses maîtres coloniaux en Grande-Bretagne. Ils sont morts pour avoir obéi aux ordres du maréchal britannique Horatio Herbert Kitchener, qui avait besoin de trouver deux ou trois soldats à sacrifier afin d’apaiser le Kaiser allemand.

Pour éviter de déplaire aux Britanniques, l’Australie a donc trahi deux de ses propres ressortissants et causé leur mort. C’était en 1902.

Hier, les Australiens Geoffrey Tuxworth, Simon Peterffy et Glen Pendlebury ont servi de boucs émissaires pour apaiser les japonais. La ministre australienne de la justice, Nicola Roxon, s’est empressée de condamner ces trois braves en déclarant qu’ils étaient détenus par le Japon dans les eaux internationales et que l’Australie n’avait pas le pouvoir d’empêcher qu’ils soient emmenés au Japon.

Bien entendu, la seule raison pour laquelle ils se sont hissés à bord du Shonan Maru n°2, est que son gouvernement a refusé d’honorer sa promesse pré-électorale de se montrer ferme à l’égard des baleiniers japonais qui chassent illégalement dans le sanctuaire baleinier de l’océan Austral.

Quand les autorités refusent de représenter la volonté de leur propre population, la volonté du peuple doit trouver d’autres moyens de s’exprimer.

La ministre de la justice a été prompte à gober le mensonge des baleiniers, selon lequel ces hommes auraient été fait prisonniers à 44 kilomètres des côtes, alors que l’abordage a eu lieu à 16 milles nautiques des côtes, et donc à l’intérieur de la zone territoriale des 24 milles. Elle a accepté sans la moindre hésitation que ces trois hommes, citoyens de son propre pays, soient emmenés au Japon pour y être incarcérés.

Elle oublie que ce n’est pas à Tokyo que les bulletins de vote auxquels elle doit son poste ont été mis dans une urne. En permettant que cet enlèvement ait lieu, elle apparaîtra comme traîtresse à son propre peuple et complaisante vis-à-vis du Japon.

L’esprit colonial servile est-il ancré dans la tête des politiques australiens au point de devenir chez eux une seconde nature, pour qu’ils accèdent aux exigences d’une superpuissance économique comme le Japon? Est-ce que Geoffrey, Simon et Glen seront sacrifiés pour contenter Tokyo et pour apaiser la colère des japonais et l’humiliation que représente pour eux un second abordage de leur navire de “sûreté” ?

Si le gouvernement travailliste australien autorise la déportation forcée de trois de ses ressortissants, depuis les rivages de leur propre pays jusqu’à l’océan Austral puis vers le Japon pour qu’ils y soient incarcérés, il regrettera cette erreur. Ce sera la preuve définitive que la promesse de protéger les baleines de l’océan Austral contre les harpons des baleiniers japonais n’était rien d’autre qu’une manœuvre politique opportuniste, dont l’unique raison était de rafler les voix de ceux qui, en réalité, se soucient de protéger la planète qui les abrite. Cela montrera aussi qu’à l’instar de Harry “Breaker” Morant, ces trois hommes, Geoffrey Tuxworth, Simon Peterffy et Glen Pendlebury, peuvent servir de monnaie d’échange pour apaiser l’empire économique du Japon.

Ce sera aussi une honte et une tache indélébile sur le blason de l’Australie et sur l’héritage du gouvernement Gillard. Chaque jour que ces trois hommes passeront dans une cellule de prison au Japon sera le rappel quotidien de la malhonnêteté, de la duperie et de la disgrâce d’un gouvernement qui aura trahi ses propres citoyens.

 

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