Commentary and Editorial

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Mercredi, 01 Février 2012 14:23

Le racisme guide les actions de la police japonaise à Taiji

Commentaire par le Capitaine Paul Watson

Le poste de police et centre de détention de Shingu, où Erwin a été détenu pendant presque un mois.Le poste de police et centre de détention de Shingu, où Erwin a été détenu pendant presque un mois.

On n’y va pas par quatre chemins ici. Tout le monde hésite à le dire, mais les preuves sont maintenant évidentes et je vais le dire clairement. Les policiers de la Préfecture de Wakayama sont racistes.

Ils ne sont pas impartiaux. Ils ne sont pas objectifs. Il existe une loi pour les japonais au Japon et une autre loi pour les Gaijin. Un Gaijin est un étranger. Le mot signifie littéralement « étranger ». Il est utilisé pour définir quiconque n’est pas japonais, mais est principalement appliqué aux occidentaux. À Taiji, Japon, les Gardiens de la Baie qui viennent de tous les coins du monde pour défendre les dauphins sont certainement traités en étrangers.

Lorsqu’un employé japonais de la société qui exploite les dauphins a simplement porté une accusation sans aucun témoignage ni documentation pour l’étayer, la police a arrêté, sans hésitation, le Gardien de la Baie Erwin Vermeulen et l’a jeté en prison parce qu’il a été accusé d’avoir «bousculé» un citoyen japonais.

Sur les dires d’un seul citoyen japonais ayant un intérêt indéniable à discréditer les défenseurs de dauphins, un citoyen néerlandais est maintenant en prison depuis près de cinquante jours, nourri principalement de riz blanc depuis près d’un mois, et détenu dans une cellule froide et humide sans être autorisé à communiquer avec sa famille ou ses amis. Il est soumis à un interrogatoire chaque jour. Il n’est pas autorisé à recevoir du courrier ou de la lecture. Et tout ceci uniquement parce qu’il est accusé d’avoir «bousculé» un japonais.

Il n’a pas blessé l’homme. Il ne l’a même pas touché, et pourtant il a été enchaîné avec une corde autour de la taille, attaché à une laisse, lorsqu’il a été amené dans la salle d’audience. En le traitant de cette façon, ils font comme s’il avait été inculpé de meurtre.

Une libération sous caution a été refusée à Erwin et il doit rester encore trois semaines de plus dans sa cellule pour attendre le verdict, dans un pays qui affiche 99 % de succès dans les poursuites judiciaires. Apparemment, les avocats sont uniquement présents dans un but esthétique - pour donner l’illusion d’un procès équitable.

Après deux ans d’opposition des Gardiens de la Baie et quelques millions de dollars dépensés en patrouilles, la police n’avait rien de concret pour justifier leurs dépenses. Les Gardiens de la Baie ont l’ordre strict de ne violer aucune loi japonaise. La police avait besoin d’arrêter quelqu’un pour quelque chose et ils ont décidé de le faire pou discréditer les Gardiens de la Baie. Si les Gardiens ne se décidaient pas à violer une loi, la police arrangerait une affaire de toute façon.

Pourquoi Erwin ? Parce qu’il est néerlandais et que les bateaux de Sea Shepherd naviguent sous pavillon néerlandais. Le Japon souhaitait envoyer un message aux Pays-Bas, montrant leur mécontentement au gouvernement néerlandais qui ne réprimande pas Sea Shepherd d’intervenir dans leurs activités illégales de chasse à la baleine dans le Sanctuaire baleinier antarctique.

La police avait si désespérément besoin de preuves qu’ils ont même fait un test ADN sur les vêtements de la soi-disant victime, dans l’espoir de trouver des traces de l’ADN d’Erwin afin de prouver le contact. Les tests étaient négatifs. Malgré ce fait, le procès a continué et Erwin est resté incarcéré.

Et qu’arrive-t-il quand un pêcheur japonais agresse physiquement deux femmes Gaijin, l’une venant d’Afrique du Sud et l’autre du Canada ? Qui plus est, non seulement elles ont été agressées, mais d’autres Gardiens de la Baie ET la police japonaise ont été témoins de cette attaque ET celle-ci a été filmée et une plainte officielle a été déposée par les deux femmes.

Que s’est-il passé ?

Absolument rien !

Il n’y a qu’une explication à cela.

Le racisme !

Les policiers de la Préfecture de Wakayama sont ouvertement et manifestement raciste(s). Apparemment, le racisme est acceptable dans le département de la police japonaise s’il est dirigé contre les Gaijin.

Pourtant si les Gardiens de la Baie filment le massacre de dauphins, ils sont accusés de racisme. Si Sea Shepherd condamne l’abattage de baleines et de dauphins, nous sommes accusés d’être racistes parce que nous nous opposons à la « culture culinaire japonaise ».

Le terme « raciste » est utilisé à tort et à travers ces temps-ci. L’usage du terme peut être subjectif mais il existe une indication très précise du racisme au sein d’une société: quand la police et les tribunaux se rendent complices de racisme.

Lorsque la police d’une nation est manifestement raciste, cela indique que le racisme s’est institutionnalisé au sein de la société. Le racisme institutionnalisé a été éliminé de la société japonaise il y a 65 ans. Il semble émerger à nouveau sous la forme de pratiques policières discriminatoires, soutenant le massacre barbare de dauphins sans défense.

Le message que la police a clairement envoyé est que les Gardiens de la Baie ne peuvent attendre aucune impartialité ni objectivité de sa part. La police se trouve à Taiji pour protéger le massacre de dauphins et non pour maintenir la paix de manière impartiale et égale.

Des panneaux uniquement en anglais interdisent l’accès à certaines zones dans lesquelles les japonais peuvent entrer librement. La police arrête et interroge les Gaijin, mais pas les japonais.

Les Gardiens de la Baie étaient loin de réaliser que quand ils viendraient à Taiji pour protéger les dauphins, ils seraient également confrontés à une force de police raciste dont le programme est la discrimination ouverte contre les non-japonais.

Regardez la vidéo prouvant l’agression de deux femmes Gardiens de la Baie par un pêcheur japonais.

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