Commentary and Editorial

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Mercredi, 28 Mars 2012 19:56

Impressions sur le barrage de Bonneville

DES BÉNÉVOLES DE SEA SHEPHERD VISITENT LES LIEUX DU PROJET D’ABATTAGE DES OTARIES

Par Erwin Vermeulen, bénévole vétéran de Sea Shepherd

Sea LionLe weekend dernier, des bénévoles de Sea Shepherd Conservation Society se sont rendus au barrage de Bonneville pour la première fois depuis que le service national des pêches maritimes de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a annoncé, le 15 mars dernier, son intention d’abattre les otaries de Californie protégées pour éviter la disparition des saumons.

La triste histoire du déclin du saumon nous est expliquée par le centre d’accueil du barrage:

“Peu après que les colons blancs se soient installés le long des gorges du fleuve Columbia, le salage et le fumage du saumon sont devenus un commerce lucratif.

"L’industrie a modernisé la méthode de pêche dont se servaient les Indiens à partir de filets de pêche tirés par des canoës en la remplaçant par une méthode utilisant des chevaux; des bateaux furent conçus pour pouvoir transporter plusieurs tonnes de poissons, des filets maillants dérivants et stationnaires furent placés sur les routes migratoires pour emprisonner les poissons dans leurs mailles, et toutes sortes de pièges à poissons furent mis en place par les pêcheurs pour capturer le saumon. Toutefois, le système le plus ingénieux inventé par l’industrie de la pêche commerciale a été la roue à poissons.

"Il y avait au moins 76 roues à poissons en place le long du fleuve Columbia au début du siècle. Ce dispositif de pêche fonctionnait chaque jour, de l’aube jusqu’au coucher du soleil et du printemps jusqu’à l’automne, période de la remontée des saumons.

"Chaque jour, les conserveries produisaient un millier de boîtes de conserve de saumon d’une livre chacune et avec l’arrivée des wagons frigorifiques dans les années 1880, les saumons ainsi conservés dans la glace pouvaient être transportés en direction de l’est par la nouvelle voie ferrée transcontinentale du Pacifique nord.”

Bonneville DamD’après les renseignements donnés par le centre d’accueil, il y a deux siècles 12 millions de saumons traversaient chaque année le passage où se trouve aujourd’hui le barrage de Bonneville. De nos jours, il en passe moins d’un million.

L’US Fish & Wildlife Service (le service américain en charge de la pêche et de la faune) résume ainsi la situation:

“Dans le passé, les eaux pures de l’Amérique contribuaient à la prospérité de nombreuses industries de la pêche. Le patrimoine national de notre pays semblait prospérer. Les États-Unis ont fourni des ressources en eau, en bois, en minéraux et en faune à la révolution industrielle. Puis, les poissons ont commencé à disparaitre… ”

Les industries de la pêche ne sont pas les seules en cause dans la diminution du nombre des saumons. L’altération des écosystèmes, l’irrigation, le limon, les pesticides, les fertilisants, les produits chimiques, les déchets, les élevages de bétail, les espèces non indigènes et les élevages piscicoles ont tous eu un impact – un impact d’origine humaine.

Les otaries ne sont pas responsables du déclin des saumons. En 1805, Lewis et Clark ont aperçu des phoques communs et peut-être même des otaries près des chutes de Celilo, sur le fleuve Columbia. Alors qu’en ce temps-là les prédateurs utilisaient la voie étroite des chutes pour attraper les saumons, ils utilisent aujourd’hui la partie étroite des échelles à poissons du barrage. Les humains ont rompu l’équilibre.

Tuer les otaries pour protéger le saumon est une injustice envers elles. Les chiffres fournis par les scientifiques démontrent que l’impact des otaries sur le retour du saumon est minime comparé à celui des industries de la pêche et du barrage lui-même.

Sea Lion CagesIl n’y avait que quelques truites arc-en-ciel au barrage lorsque nous y sommes allés. La remontée du saumon quinnat de printemps devrait débuter dans les prochaines semaines. Nous avons aperçu une otarie de Californie et un lion de mer de Steller au barrage. Un employé du Département américain de l’agriculture (USDA) était en train de tester l’effet des balles en caoutchouc et des pétards. Selon l’employé de l’USDA à ce moment-là, il n’y avait que trois ou quatre otaries de Californie au barrage et quelques lions de mer de Steller qui, étant légalement protégés, ne sont pas inclus dans l’abattage. Il s’attend à ce que le nombre de lions de mer et otaries augmente lorsque la remontée du saumon commencera. Nous étions inquiets de voir des pièges en place. Les mammifères seront capturés dans ces pièges et cela peut mener à leur euthanasie.

C’est tout à fait inacceptable!

Comme Scott West, directeur des enquêtes et des renseignements de Sea Shepherd, l’a déclaré la semaine dernière: “Nous sommes habitués à documenter les massacres gratuits. Peut-être devrions-nous mettre en place une campagne des “Gardiens du barrage” au barrage de Bonneville. Combien de bénévoles seraient prêts à venir au barrage pour nous aider? Restez à l’écoute.”

Cliquer ici pour signer et partager la pétition

 

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