Commentary and Editorial

rss_icon_14Get RSS for this page now!  Sign up via My Sea Shepherd

Imprimer
Vendredi, 13 Avril 2012 12:52

La Namibie nous ressert de vieux arguments inutiles pour défendre le massacre des otaries

Commentaire par le Capitaine Paul Watson

Oswald Theart prétend aimer les otaries (Photo d’archives)Oswald Theart prétend aimer les otaries (Photo d’archives)

C’est une vieille tactique éculée de l’époque Reagan de créer des organisations qui se présentent comme étant au service de l’environnement, mais qui, en fait, sont exactement le contraire. Par exemple, à l’époque nous avions des "Amis des Lions de Mer" et "Amis des Dauphins", les deux groupes ayant été créés et financés par l’industrie de la pêche au thon, industrie qui participe en réalité au massacre de lions de mer et de dauphins.

Le public a vite compris, parce qu’il n’est pas aussi stupide que les départements de relations publiques de ces firmes voulaient bien le croire. Il semblerait que cette tactique soit aujourd’hui utilisée en Namibie, où un groupe appelé Namibian seal conservation (Protection namibienne des otaries) vient de se former.

La première chose que ce groupe ait fait fut de dénoncer chaque organisation travaillant à faire cesser le massacre des otaries en Namibie.

Le journal “Namibian Economist” a publié cet article cette semaine::

Une nouvelle organisation dénommée “Namibian Seal Conservation” s’est violemment opposée à tous les autres groupes de défense des droits des animaux, qui ont en particulier appelé au boycott de produits fabriqués localement, à cause de ce qu’ils appellent « les massacres inhumains d'otaries » dans le pays. Oswald Theart, un porte-parole du groupe, a demandé au gouvernement cette semaine d’ignorer les activistes tels que "Seal Alert, Seals of Namibia, et Sea Shepherd Afrique du Sud", "parce qu’ils sont seulement des rebelles sans cause". Le groupe "Namibian Seal Conservation" a déclaré être contre la cruauté à l’encontre des animaux mais croit que les pratiques actuelles d’abattage sont les plus humaines connues par l’homme à ce jour.

Mais qui est Oswald Theart, vous demandez-vous? C’est un homme blanc qui se décrit lui-même comme un artiste, spécialisé dans les sacs à main en cuir, et dont le fils gère le "Ngandu Safari Lodge". Sur sa page Facebook, il écrit:

"MON COMBAT EST CONTRE LES FANATIQUES DES OTARIES QUI REPANDENT TELLEMENT DE MENSONGES SUR MON BEAU PAYS LA NAMIBIE, S’ILS NE SONT PAS ARRETES ILS CAUSERONT UN ENORME PREJUDICE SUR LE PAYS, MERCI, ET S’IL VOUS PLAIT PARTAGEZ CETTE INFORMATION AVEC TOUS VOS AMIS."

Il faut savoir que l’Organisation Namibian seal conservation n’est pas une grande menace pour ceux qui se battent pour faire cesser le massacre des otaries à fourrure du Cap. Ce groupe a seulement 231 supporters sur leur page Facebook. Mais ce que l'administrateur de ce groupe nous dit en revanche, c’est que les organisations qui s’opposent au massacre ont un impact.

Le gouvernement de Namibie est inquiet, ainsi que la communauté des affaires, dont font partie Oswald Theart et son fils, et ils ont raison de s’inquiéter parce que se développe actuellement un véritable boycott touristique de la Namibie. Malgré le communiqué ridicule de Theart, qui déclare que la tuerie est "la plus humaine connue de l’homme aujourd’hui", le monde sait désormais à quel point le massacre des bébés otaries est en réalité sauvage et cruel.

J’aime particulièrement qu’il nous désigne comme “des rebelles sans cause”. C’est à mourir de rire! Leur groupe bien sûr a une cause – faire de l’argent- mais ils ont seulement 231 supporters et il parle de groupes qui ont rallié collectivement des centaines de milliers d’adhérents comme n'ayant pas de combat réel. Ce qu’il dit en réalité c’est que la compassion et la protection de l’environnement ne sont pas des causes justes, alors que gagner de l’argent en est une.

J’ai écrit cet article dans le seul but de montrer que la tactique employée par cette organisation a déjà échoué dans les années 80 et échouera à nouveau. Le public n’est pas aussi stupide qu’Oswald Theart et sa petite poignée de supporters semblent le penser.

En tout état de cause, leur désespoir représente une avancée encourageante, et je conseille à tous ceux d’entre nous qui travaillent à faire cesser le massacre inhumain des otaries d’ignorer ce prétendu "groupe de protection", tout comme je vais le faire dès que j’aurai diffusé ce communiqué. Il n’est pas nécessaire, pour aucun d’entre nous de perdre du temps et de l’énergie à répondre ou à réagir à quelque déclaration que ce soit émanant de ce Cheval de Troie namibien. Nous devons nous concentrer sur le seul langage que les politiciens comprennent – l’économie. Le boycott du tourisme en Namibie est en progression et nous devrions apporter une attention toute particulière au boycott du "Ngandu Safari Lodge".

Le massacre des otaries en Namibie est une véritable menace écologique, et c’est aussi un problème de cruauté. Le nombre des otaries à fourrure a considérablement diminué le siècle dernier et cela représente un danger pour tout l’écosystème marin de l’Afrique du sud. Le massacre des bébés otaries est une pratique cruelle qui n’a pas sa place dans le monde civilisé. Nous devons mettre fin globalement au marché des peaux d'otaries, et à ce sujet, nous avons déjà beaucoup progressé.

C’est vers le marché et l’économie de la chasse aux otaries que nous devons diriger notre attention, pas vers des petites organisations stupides comme "Namibian Seal Conservation" et leurs supporters intéressés.

 

Sea Shepherd welcomes your support. To support our
conservation work, please visit our donation page.


Sea Shepherd France
22 rue Boulard, 75014 PARIS

All contents copyright ©2012 Sea Shepherd Conservation Society
Hosting and other web services donated by EStreet

Accueil     |     Déclaration de Confidentialité     |     Copyright     |     Contact