Commentary and Editorial

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Mardi, 03 Juillet 2012 16:11

On connaît la chanson

Commentaire du Capitaine Paul Watson

J'ai une bonne excuse pour ne pas participer à la réunion annuelle de la Commission baleinière internationale qui se tient en ce moment à Panama. En effet, l'Allemagne refuse de me voir quitter sa belle nation sous prétexte que le Costa Rica réclame mon extradition pour un crime "atroce" commis il y a plus de dix ans, quand j'ai sauvé des requins.

Je ne pense pas rater grand chose, si ce n'est la satisfaction de terrifier les délégués japonais qui ont une fâcheuse tendance à devenir livides chaque fois qu'ils me voient participer à cette réunion entre chasseurs et défenseurs des baleines.

Je commence vraiment à me lasser de cette comédie annuelle. Les représentants de l'anthropocentrisme et de l'impérialisme anthropoculturel, impuissants et impitoyables, vont une fois de plus se regrouper autour d'une table pour discuter du sort des âmes merveilleuses qui peuplent nos océans.

Une fois encore, les baleines seront prises d'assaut et insultées par ces odieux primates arrogants cintrés dans leurs costumes ridicules qui font tout pour la destruction de nos océans.

La Commission Baleinière Internationale n'est rien de plus qu'une grosse blague, une honte pour l'humanité.

Le rassemblement s'est ouvert sur de magnifiques images de baleines à bosse: tout le monde a souri, tout le monde a applaudi, sauf les japonais, pour qui la beauté des baleines ne se révèle sans doute qu'une fois celles-ci égorgées et servies sur un plateau avec du riz et un verre de saké.

Le Japon et son gouvernement de marionnettes vouent une telle haine aux baleines qu'ils se sont opposés à la création d'un nouveau sanctuaire dans l'Atlantique sud, alors même que personne ne chasse dans cet endroit.

Pourquoi?

Parce que le Japon, cette nation qui déverse ses déchets radioactifs et toxiques dans la mer, ne reculera pas d'un millimètre face aux conservationnistes. Aux yeux de ces pilleurs des mers, il s'agit d'une guerre, et pour eux, leur mainmise sur les ressources des fonds marins vaut bien plus que sa préservation.

Les Japonais pensent continuer encore longtemps à joyeusement harponner les baleines de l'océan Austral, tout comme ils envisagent un jour que la chasse y soit autorisée sans restriction, ainsi que dans le Pacifique nord.

Quant à la Norvège, l’Islande et le Danemark, ces descendants des Vikings qui ne respectent pas la loi, ils continuent à piétiner les réglementations de la CBI. Ils sont en effet bien conscients que celle-ci, avec ses bureaucrates mous du genou et ses politiciens égoïstes, est aussi inutile qu’inoffensive.

Et quand on en vient au sujet de la soi-disant chasse aborigène, les délégués se prosternent ventre à terre, prêts à lécher les bottes du premier qui dira que la culture est plus importante que les baleines.

L’État de Saint Vincent et les Grenadines a par exemple demandé, au nom de pratiques pseudo-aborigènes, d’avoir le droit de tuer des baleines à bosse et leurs petits alors qu’elles les allaitent toujours. Cette farce "aborigène" remonte à 1875, le jour où un groupe de non natifs a décidé de se lancer dans le commerce des baleines. Ce ne sont pas des Indiens des Caraïbes (forcément, puisque les vrais aborigènes sont déjà tous morts). Ces chasseurs sont noirs et évoquent l’esclavage afin de justifier leurs actions impitoyables, un fléau aujourd’hui obsolète dont eux-mêmes n’ont jamais souffert.

Le Groenland a besoin de toujours plus de viande de baleine à offrir à ses touristes pour faire d'eux des Inuits dignes de ce nom. Une façon de déculpabiliser totalement ces Américains et Européens qui rêvent de consommer de la viande interdite. Les japonais appellent ça la culture gastronomique. Pour moi, c’est du porno culinaire.

Il n’y a qu’une façon de sauver les baleines des japonais et de leur désir acharné de chasser et égorger ces paisibles géantes.

Nous devons nous rendre avec nos bateaux aux mêmes endroits qu’eux pour les empêcher de poursuivre leur route.

Cette saison, Sea Shepherd a réduit leurs prises à 26%. La saison précédente, c’était 17%. C’est donc de l’ordre du possible, sans pour autant causer de dommages collatéraux.

Nous avons prouvé que c’était réalisable.

Et pourtant, Greenpeace ne s’approche pas des flottes de baleiniers, préfèrant faire des baleines en origami, faire signer des pétitions, accrocher des banderoles et jouer à cache-cache avec les japonais pendant que la chasse bat son plein, comme depuis des dizaines d’années, sans que rien ne puisse y changer... si ce n’est les vies que nous parvenons à sauver lors de chacune de nos campagnes d’action directe.

Obama ferait passer George Bush et les hommes de son gouvernement pour des amoureux des baleines. Il y a sans doute beaucoup de choses à reprocher à Bush (comme certaines guerres), mais il n’a jamais laissé tomber les baleines et a même créé le plus grand sanctuaire marin du monde. Barack Obama s’est contenté de vagues promesses sans jamais les honorer.

Mieux, afin de s’assurer que les Inuits américains continueront à tuer les baleines du Groenland, le gouvernement Obama est prêt à se montrer plus conciliant avec les nations coupables de ces crimes. Aucun président américain depuis Ronald Reagan n'avait trahit les baleines à ce point.

Le gouvernement travailliste australien a renié ses promesses électorales, qui étaient d'attendre une décision de la Cour Internationale concernant leur plainte contre les chasseurs japonais. Nous pouvons être sûrs que quelle que soit la décision, cela ne fera aucune différence, puisque le Japon l'ignorera tout simplement et fera ce qui lui plaît, ce qui suppose généralement de massacrer des individus que le reste de la planète aimerait garder en vie.

Les Japonais vont une fois de plus faire perdre du temps à tout le monde avec leurs élucubrations sur la sécurité en mer, et vont très certainement obtenir un nouveau vote de condamnation de Sea Shepherd Conservation Society pour avoir permis à l'un de nos bateaux de se faire violemment couper en deux et pour nous avoir exposé aux grenades à concussion, aux dispositifs acoustiques à longue portée, aux harpons, à des projectiles et des balles.

Mais ça ne sert à rien, puisque tout le monde ignore les décisions et les proclamations de la CBI, tout particulièrement les Japonais et les Vikings qui partagent leur couche.

Ce dont nous avons besoin, c'est d'un véritable corps international qui puisse représenter les intérêts des dauphins et des baleines: représenter les nations cétacéennes pour mettre fin aux meurtres et à l'esclavage.

Ce sont des êtres très intelligents, conscients, sensibles, aux mœurs sociales complexes; ces meurtres à répétition et ces prises en otage de cétacés pour les transformer en objet d'amusement pour les humains est un chef d'accusation honteux pour l'humanité.

Tout comme le sommet de Rio il y a quelques semaines, ce meeting de la CBI n'aboutira à rien. Une fois de plus, c'est une perte de temps.

À tous ceux qui sont réellement intéressés par la défense des baleines, je vous demande de soutenir nos navires et nos équipages courageux de volontaires passionnés. Aidez-nous à arrêter les tueurs sur les lieux de leur crime, dans les eaux reculées du sanctuaire des baleines de l'Océan austral, sur les plages des îles Féroé, dans l'Atlantique nord et dans tous les autres endroits où le sang chaud des baleines et des dauphins se déverse dans la mer, à cause de la nature meurtrière de nos frères et sœurs humains.

Une fois encore, nos navires vont retourner dans l'Océan austral en décembre, et une fois encore, nous parlerons le seul langage que les chasseurs connaissent: celui de l'argent.

Une fois encore, nous ferons reculer leurs profits sanguinaires en les forçant à s'endetter toujours plus.

Nous avons l'intention de couler les chasseurs japonais économiquement parlant, et nous avons l'intention de sauver la vie d'autant de baleines que possible.

Les volontaires de Sea Shepherd ne sont pas très bons en meetings. Nous avons tendance à faire face aux chasseurs avec des actions et non des mots.

L'opération Tolérance Zéro arrive bientôt, dans un sanctuaire des baleines qui se trouve très loin de chez vous. "Sauver les baleines" n'est pas un slogan pour nous : c'est une promesse et un engagement.

 

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