Commentary and Editorial

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Jeudi, 13 Décembre 2012 16:28

Entre le Costa Rica et l'Allemagne, les affaires se poursuivent... en eaux troubles

Commentaire par le Capitaine Alex Cornelissen

Des membres de Sea Shepherd accostent le VaraderoDes membres de Sea Shepherd accostent le Varadero
Photo: Sea Shepherd

Nous avons été informés vendredi dernier d’une décision prouvant irréfutablement que le dossier contre le Capitaine Paul Watson est politique.

Depuis l’arrestation du Capitaine en Allemagne, notre équipe juridique travaille sans relâche au rassemblement de preuves pour que le Costa Rica abandonne ses charges contre lui. Notre avocat costaricain a présenté à la justice deux excellentes motions, l’une d’entre elles était constitutionnelle. Toutes ses propositions ont été refusées sur les bases d’arguments franchement légers.

La dernière en date a été refusée vendredi dernier. Dans le document en question, nous avancions très clairement que le Capitaine Watson était poursuivi pour un crime qui n’apparaît même pas dans la législation costaricaine. Il est en effet poursuivi pour "risque de naufrage entraînant des blessures". Or le "risque de naufrage entraînant des blessures" n’existe pas. Ce que l’on trouve, c’est: 1) risque de naufrage 2) naufrage et 3) naufrage entraînant des blessures. Il s’agit là de trois crimes bien différents, entraînant chacun une condamnation différente. Le Capitaine se retrouve en fait poursuivi pour "naufrage entraînant des blessures" alors même qu’il n’y a pas eu de naufrage. Ce n’est pourtant pas le ridicule des soi-disant blessures que nous discutons (l’un des pêcheurs se plaint de s’être cassé un doigt en glissant), c’est l’application erronée de l’article en question – un article rédigé en vue de la sécurité dans les transports en commun. Il est évident qu’une collision – qui n’avait rien d’un véritable naufrage – entre un bateau de pêche privé et un vaisseau de la Sea Shepherd n’entre pas dans cette catégorie (et on ne parle même pas de qui en est le responsable).

Avec cette dernière décision de justice, l’affaire passe d’étrange à complètement absurde. Leur argument, c’est que celle-ci doit être portée devant les tribunaux avant que le moindre choix ne soit fait.

Attendez deux minutes: cela veut dire que le Capitaine Watson devrait se rendre au Costa Rica pour se retrouver en prison, en attendant de pouvoir se défendre à un procès pour un crime qui n’existe même pas dans la loi costaricaine? Quelle garantie est la sienne d’avoir droit à un procès équitable si les principes fondamentaux de la loi du Costa Rica ne sont même pas respectés par les tribunaux eux-mêmes? Comment être certains que, même dans le cas d’une victoire juridique, une extradition vers le Japon ne sera pas imminente? Et combien de temps le Capitaine Watson devra-t-il se tenir éloigné de son travail crucial sur les mers? Nous sommes tous d’accord, je pense, pour dire qu’il a des affaires plus urgentes à régler. Et combien d’argent devrons-nous dépenser pour le défendre contre ces accusations injustes?

A l’absurdité de cette histoire s’ajoute le refus des tribunaux allemands d’abandonner le mandat d’arrestation du Capitaine. Un mandat qui, selon la loi allemande, ne peut être maintenu que si le principal intéressé se trouve toujours en Allemagne. Mais le tribunal allemand avance qu’on n’est pas sûrs que le Capitaine Watson a vraiment quitté l’Allemagne. Je ne comprends plus rien là, qui est donc cet homme à bord du Steve Irwin? J’aurais juré que c’était le Capitaine Watson.

Maintenir un mandat d’arrestation pour quelqu’un qui a quitté le pays revient à en publier un pour la totalité des fugitifs de la liste rouge d’Interpol, quels qu’ils soient. Toute cette histoire est aussi absurde qu’inutile et, cela va sans dire, sans précédent.

L’affaire traîne, délibérément, et les tribunaux refusent de prêter l’oreille à notre nouvel argument alors même qu’il devrait leur apparaître clair comme de l’eau de roche. Ce qui est clair à nos yeux en tout cas, c’est qu’il n’a jamais été question de justice, mais seulement de politique, de moyens de nous couper les vivres, de nous occuper dans les tribunaux, de nous pousser aux dépenses juridiques pour saigner nos fonds de campagne.

Cette technique n’a pas franchement l’air de fonctionner, c’est même plutôt l’inverse. Depuis l’arrestation du Capitaine Watson, le nombre de nos partisans dans le monde n’a eu de cesse d’augmenter, nous avons acheté un nouveau vaisseau pour notre flotte (dont l’origine n’est pas dénuée d’ironie), le Capitaine nous a rejoint à temps pour diriger la campagne et, vendredi dernier toujours, j’ai appris que Sea Shepherd était désormais officiellement considérée comme une ONG par le Costa Rica.

Il est plus qu’évident que nous bénéficions du soutien de citoyens aux quatre coins du globe et pourtant, au même moment, les gouvernements refusent ouvertement de faire attention à leurs propres habitants. Là encore, rien de bien surprenant, n’est-ce-pas?

Des Partisans rassemblés en Allemagne en l’honneur du Capitaine WatsonDes Partisans rassemblés en Allemagne en l’honneur du Capitaine Watson
Photo: Sea Shepherd

 

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