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Mardi, 18 Décembre 2012 14:11

Soutenez la protection de l’écosystème du récif corallien d’Hawaii

Par Robert Wintner, membre du Bureau des Directeurs de Sea Shepherd

Anthias bicoloreAnthias bicolore
Photo: Robert Wintner

Le trafic de la faune des récifs coralliens pour le commerce animalier n’est pas une activité durable, quoi qu’en disent les aquariophiles. William Aila, directeur du Ministère de la faune et des ressources naturelles (DLNR) était un aquariophile. La position officielle du DLNR est la suivante:

“Les aquariums sensibilisent un public qui n’a pas d’autre moyen d’observer la vie sous-marine et les récifs coralliens. Ainsi, les gens apporteront leur soutien au récif sans y être jamais allés physiquement… Les aquariums récifaux font de la publicité et donnent envie aux touristes de venir à Hawaii.”

Le problème est que les poissons d’aquarium meurent rapidement, il en faut donc toujours davantage. Les récifs d’Hawaii sont en déclin, et malgré cela, l’implantation du commerce aquariophile à Hawaii, orchestrée par William Aila, se poursuit avec la mise en place d’une "réglementation". Ce sont des aquariophiles et des marchands qui ont écrit ces règlements, et après quelques soi-disant audiences qui visent à laisser l’indignation publique se dissiper, le collectionneur aquariophile Aila pourra faire adopter ces règlements à l’unanimité.

Nous connaissons tous la malédiction de la déesse Pélé s’abattant sur quiconque emporterait un caillou ou un peu de sable d’Hawaii. Que resterait-il si tout le monde en prenait ? Que pense Madame Pélé du commerce maudit des poissons d’aquarium ? Pendant que Bill Aila organise des audiences bidon sur la vie sauvage des récifs, que quelques employés du DLNR servent de punching-ball à l’indignation du public, et que Neil Abercrombie détourne les yeux, le monde observe Hawaii. ‘Earthjustice’,représentant la Humane Society des Etats-Unis, le Centre pour la diversité biologique (Center for Biological Diversity), le Conseil de protection de Hawaii (Conservation Council of Hawaii), et différentes personnes ayant porté plainte contre l’Etat, sont en train de poursuivre l’état de Hawaii en justice pour que l’impact sur le récif soit évalué avant la délivrance de permis autorisant l’EXTRACTION TOTALE des richesses sous-marines d’Hawaii. Ces règles affligeantes posent des limites par collecteur mais aucune limite sur le nombre de collecteurs.

Ces lois fourbes autorisent six labres nettoyeurs d’Hawaii par collecteur et par jour, mais les labres nettoyeurs d’Hawaii meurent très vite en captivité et ils sont répertoriés comme espèce protégée sur la Grande Île. Comment une espèce peut-elle être une cible ici, et protégée là? C’est à cause de l’argent. Ces règlements sont fondés sur des mensonges et sur des besoins personnels. Ils permettraient 25 Idoles des Maures par collecteur et par jour. Donc 23 collecteurs pourraient prendre 575 Idoles par jour, atteignant ainsi en dix jours toute la prise annuelle. Pourquoi mettre en place une règle qui n’a ni sens ni effet? Le commerce aquariophile d’Oahu veut protéger trois espèces de poissons papillons qui totalisent 50 prises depuis 1999, mais ils visent trois autres espèces subissant déjà une grande pression. Pourquoi? C’est à cause de l’argent. Et le plus incroyable est que ces lois portent sur 260 espèces. Une de ces espèces est l’anthias bicolore. Ce poisson vaut 70 dollars sur le net, mais les collecteurs hawaïens les vendent 5 dollars. Cela fait 8500 dollars pour la prise annuelle de ce poisson incroyable. Vous ne pouvez pas acheter une espèce pour 8500 dollars, mais vous pouvez en vendre une. C’est terrible de capturer ces poissons pour satisfaire les hobbys des collectionneurs aquariophiles du continent, et c’est un crime contre le peuple d’Hawaii.

Je m’oppose à ces règles et je mets le DLNR au défi de se récuser sur le commerce aquariophile tant que Wiliam Aila sera son directeur. Auparavant c’était un conflit d’intérêt. Maintenant c’est une collusion entre le public et le privé.

Murène DragonMurène Dragon
Photo: Robert Wintner

La murène dragon est extrêmement rare. Pouvez-vous imaginer la valeur d’une telle merveille pour l’équilibre, la beauté, l’expérience du récif? Mais nous ne pouvons pas révéler quoi que ce soit sur cette anguille ou toute autre espèce exotique, car les collecteurs d’aquarium se saisiraient de ces créatures en un claquement de doigts pour les vendre sur internet. Les murènes dragon rapportent 950 dollars chacune. William Aila est en train de renforcer le commerce aquariophile sur les récifs d’Hawaii. Neil Abercombie est aux abonnés absents – aucune vision, aucune volonté politique, aucun nerf, ne laissant à Hawaii rien d’autre que la honte, la honte, encore la honte. Mais les temps, eux, changent.

 

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