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Jeudi, 28 Octobre 2010 14:53

Nouvelle victoire pour les phoques

Les chasseurs de phoques Canadiens ne parviennent pas à faire lever l’embargo Européen

Le juge européen Marc Jaeger a refusé de suspendre l’embargo européen sur les produits issus de la chasse aux phoques; une décision qui sauvera des centaines de phoques et les épargnera des attaques de gourdins perpétrées par les chasseurs. L’embargo décidé par l’Union Européenne a incité le Canada à lancer un défi onéreux. Dans cette bataille juridique, le pays se sert des communautés indigènes du Canada et du Groenland comme prétexte pour tenter d’attirer de la sympathie envers la chasse commerciale, qui est en fait un véritable massacre et n’a rien à voir avec la chasse traditionnelle des Inuits.

Le juge Marc Jaeger a rejeté l’argumentation des Inuits qui prétendent que l’embargo sur les produits issus de la chasse aux phoques aurait des conséquences financières importantes et augmenterait le taux de suicide parmi les jeunes de leur communauté. L’embargo dont il est question a partiellement pris effet le 20 août 2010 et prévoit une exclusion temporaire pour les Tapiriit Kanatami, une communauté Inuit d’origine canadienne; ainsi que pour 15 autres organisations qui se sont constituées partie civile dans cette affaire visant l’obtention d’une suspension complète de l’embargo en attendant que la Cour Européenne de justice rende son verdict final. Mais le juge Jaeger a rejeté cette requête, avec pour conséquence que l’embargo est maintenant total tant que la Cour de Justice Européenne n’aura pas tranché définitivement.

Lors de la décision de l’embargo, il avait été prévu qu’une exclusion soit accordée spécifiquement pour les produits issus de la chasse aux phoques traditionnelle conduite par les communautés Inuit et indigènes pour leur propre subsistance. Les Inuits abattent environ 10.000 phoques adultes par an; alors que la chasse commerciale massacre 325.000 jeunes phoques. Ceci signifie que les arguments des Inuits, qui prétendent être lésés financièrement, sont totalement infondés. Le gouvernement canadien se sert d’eux comme de simples marionnettes pour militer en faveur de la levée de l’embargo sur les produits issus de la chasse commerciale, qui vise des centaines de milliers de jeunes phoques. Les Inuits profitent de leur statut de peuple indigène pour tenter de s’attirer la sympathie des Cours Européennes et ainsi justifier la poursuite des massacres des jeunes phoques par des organisations commerciales.

Les Inuits se plaignent auprès de la Cour de Justice que, malgré cette exclusion, ils sont tout de même affectés par l’embargo car il provoque une diminution de la demande pour les produits issus de la chasse aux phoques. Le juge Jaeger ne s’est pourtant pas laissé influencer, ce qui est une très bonne nouvelle d’autant que le Ministère Canadien de la Pêche et des Océans est réputé pour vouloir justifier la chasse commerciale en utilisant comme prétexte la chasse traditionnelle des autochtones. « La partie civile n’a présenté aucune indication concrète qui justifierait leurs craintes à l’égard de leurs difficultés économiques » a déclaré le juge Jaeger le 25 octobre. Sa décision pourra cependant faire l’objet d’un appel.

A Bruxelles, la Commission Européenne a déclaré que la législation serait désormais applicable « à tous, sans exceptions et sans restrictions ». L’exécutif de l’UE a indiqué que cette affaire était « une tromperie clairement inadmissible ». Entretemps, l’avocat des chasseurs de phoques Inuit Canadiens a répondu en déclarant : « Je ne peux que regretter cette décision. Tout ce que je peux dire c’est que notre bataille continue. »

Le Parlement Européen a entériné l’embargo l’année passée suite à un tollé général contre la chasse aux phoques commerciale qui a lieu tous les ans au Canada. « Nous apprécions et respectons la sagesse du Juge Jaeger » a déclaré le Capitaine Paul Watson. « Il a bien compris qu’il s’agissait d’une mascarade trompeuse. Les Inuits du nord du Canada ont maintenant perdu du terrain dans la défense de leur cause en faveur de leur propre chasse aux phoques en ayant choisi de soutenir l’immoralité qu’est le massacre des phoques sur la côte Est. »

Des communautés locales ainsi que des organisations de chasseurs et de fourreurs du Canada, du Groenland et de Norvège comptent parmi les 16 organisations qui se sont constituées partie civile. Ils contestent la législation Européenne et la trouvent injuste et discriminatoire. « Les Européens ont le droit de légiférer contre l’éradication des phoques et de s’opposer à l’horrible cruauté de ce massacre annuel de créatures innocentes et de grande valeur biologique » a déclaré le Capitaine Paul Watson.

Le Canada et la Norvège ont demandé des consultations auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce afin de trouver une solution à ce conflit. Le Premier Ministre Canadien Stephen Harper a décrit l’embargo comme étant « totalement injuste » et une « discrimination flagrante » contre les chasseurs de phoque canadiens qui respectent les règles établies de gestion animalière.

Le Canada fait valoir que quelque 5.6 millions de phoques se trouvaient dans les eaux canadiennes en 2009 comparé aux 2 millions au début des années 1970. Cependant, il est estimé que lors de l’invasion par les Européens au début du 16e siècle, la population de phoques au large des côtes à l’est du Canada et des Etats-Unis était d’environ 45 millions.

La population de phoques en est maintenant à seulement 10% de son nombre initial.

 


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