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Lundi, 03 Janvier 2011 15:34

Wikileaks révèle que Sea Shepherd est un vrai souci pour les opérations baleinières illégales japonaises

WikileaksWikileaks a révélé que le gouvernement japonais considérait Sea Shepherd Conservation Society comme une très sérieuse menace contre leurs activités baleinières illégales. Dans un document secret du département d'État américain publié par Wikileaks dans le journal espagnol El Pais, M. Yamashita, le directeur général adjoint du Département Japonais de la Pêche, signale que "le harcèlement de Sea Shepherd Conservation Society a empêché la flotte baleinière japonaise d'atteindre ses quotas ces dernières années".

Voilà! Face à nos détracteurs affirmant que les campagnes anti-chasse à la baleine sont inutiles, Sea Shepherd est du même avis que le Département Japonais de la Pêche selon lequel les campagnes ont été très efficaces, si efficaces en fait que Sea Shepherd a fait l'objet de discussions au plus haut niveau entre des représentants du gouvernement japonais et la secrétaire d'État américain Hillary Clinton.

Ce qui suit est le document complet publié par le journal espagnol El Pais Pais le 2 janvier 2011. Des commentaires du capitaine Paul Watson ont été ajoutés en gras si nécessaire.

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Extrait du journal El País :

ACCORD RATE ENTRE LES ETATS-UNIS ET LE JAPON POUR REDUIRE LA CHASSE A LA BALEINE

Tokyo exige des mesures plus sévères à l'encontre des pirates écologistes qui harcèlent leur flotte - Hillary Clinton acquiesce mais l'Australie met un terme à l'accord.

Le Japon souhaitait réduire son quota baleinier et les États-Unis étaient prêts à contribuer activement pour parvenir à un accord. La condition la plus persistante du Département Japonais de la Pêche était que des mesures plus sévères sous la forme de poursuites pénales soient prises contre le groupe pirate écologiste Sea Shepherd, fondé par un américain qui a abandonné Greenpeace pour organiser des actions plus fermes contre les prédateurs des mers. Dans cet article tiré d'un ensemble de documents diplomatiques américains publié par Wikileaks dans El Pais, les détails de ce pacte raté sont révélés.

Capitaine Paul Watson: Le choix de Sea Shepherd de nommer la campagne de cette année Opération No Compromise repose sur ce marché que tentent de passer les États-Unis et la Nouvelle-Zélande avec le Japon, avec le soutien de Greenpeace et du World Wildlife Fund, pour autoriser le Japon à avoir un quota légal en échange d'une diminution de leur quota dans l'Océan Austral. Le paragraphe ci-dessus stipulant que "Sea Shepherd a été fondé par un américain" est faux, j'étais un citoyen canadien quand Sea Shepherd a été fondé.

Le Japon et les États-Unis sont parvenus dans un premier temps à un accord pour réduire les captures de baleine dans le cadre du soi-disant programme scientifique japonais. Selon les documents confidentiels que s'est procuré Wikileaks, une des conditions fixées par Tokyo et acceptées par les États-Unis était d'agir ensemble contre les pirates écologiques de Sea Shepherd, une ONG dont l'emblème est un crâne et dont les bateaux, toujours peints en noir, servent entre autres à libérer des thons des filets en Méditerranée et à harceler les baleiniers japonais.

Capitaine Paul Watson: Ce premier accord était une trahison de l'administration Obama envers les baleines. La monnaie d'échange était une réduction du quota dans l'Océan Austral contre la légalisation de la chasse à la baleine japonaise dans le Pacifique nord. Sea Sepherd s'étant déjà occupé de réduire les quotas ces quatre dernières années, un tel compromis n'aurait rien changé.

Le 4 novembre 2009, Monica Medina, la représentante américaine à la Commission Baleinière Internationale (CBI), a rencontré à Tokyo Katsuhiro Machida, le chef de Département Japonais de la Pêche. Madame Medina a dit qu'il existait "des raisons pour que le Japon réduise ses quotas de pêche actuels" et a garanti qu'elle travaillerait pour que l'Union Européenne et l'Australie ne posent pas de veto contre cet accord. La CBI étudiait alors un plan qui aurait divisé par deux le quota japonais et sauvé 14 000 baleines en dix ans. Katsuhiro Machida, le directeur du Département Japonais de la Pêche, a signalé qu'il existait des sujets hors de la CBI qui influençaient la position du Japon. L'un d'entre eux était "les manifestations violentes de Sea Shepherd, qui pouvaient limiter la flexibilité à négocier du Japon" et "les Pays-Bas devraient prendre des mesures contre Sea Shepherd", puisque l'organisation utilise un pavillon néerlandais, et enfin "l'initiative par le gouvernement américain de revoir l'exemption de taxe dont fait l'objet l'organisation sera la bienvenue". L'exemption de taxe est une disposition destinée aux ONG américaines dont fait l'objet Sea Sepherd, ayant été fondée par Paul Watson aux États-Unis en 1981, quatre ans après avoir quitté Greenpeace. Medina a répondu qu'elle "pensait que le gouvernement américain pourrait prouver que l'organisation ne mérite pas cette exemption de taxe à cause de ses actions agressives et violentes".

Capitaine Paul Watson : Madame Medina a échoué dans sa tentative de convaincre l'Union Européenne et l'Australie de soutenir ce compromis. Durant cette rencontre, le Japon semblait obsédé par les actions de Sea Shepherd contre ses activités baleinières mais sa demande d'agir contre Sea Sepherd faite aux Pays-Bas n'a abouti à aucune réaction de ces derniers. Monica Medina n'a évidemment aucune autorité à s'exprimer au sujet de l'exemption de taxe, parce qu'elle n'y était pas autorisée par l'administration fiscale américaine ou par le Département d'État américain. Aucune action violente ou agressive n'a été constatée de la part de Sea Shepherd et aucune plainte n'a été déposée contre Sea Shepherd par le Japon ou une autre nation au sujet de la chasse à la baleine dans l'Océan Austral.

Le 14 novembre, le Département d'État envoie un message confidentiel signé par Hillary Clinton à ses ambassades concernées: au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Il est signalé dans ce document que l'existence de nouveaux gouvernements américains et japonais (qui venait d'élire en août un gouvernement issu du parti démocratique) offrait une "opportunité unique" de réformer la CBI.

Les deux pays acceptèrent de travailler afin "d'obtenir une réduction significative des quotas de pêche actuels du Japon". De plus, Tokyo aurait accepté de ne plus chasser de baleines à bosse ou de Petits Rorquals dans l'hémisphère sud où la pression de l'Australie et des écologistes est en constante augmentation. En échange, les États-Unis auraient soutenu la légalisation d'une "activité baleinière à petite échelle et inscrite dans le développement durable au large des côtes japonaises" et la ratification de lois qui auraient "garanti la sécurité en mer". Cette dernière phrase cache la volonté de Tokyo d'agir contre Sea Shepherd. Le 5 janvier 2010, un bateau de pêche baleinière japonais éperonne l'Ady Gil, un navire écologiste. Ce dernier sombre et celui qui était alors son capitaine, Pete Bethune, a ensuite annoncé dans la presse néo-zélandaise qu'il avait été coulé par les écologistes pour acquérir de la notoriété, ce que nie l'ONG.

Capitaine Paul Watson : Les États-Unis et les Pays-Bas n'ont intenté aucune action d'aucune sorte contre Sea Shepherd. Le rapport stipule que l'Ady Gil a été coulé à quai. C'est faux. L'Ady Gil a été éperonné par le Shonan Maru 2, un baleinier japonais, à plus de 2 000 km du port le plus proche. Pete Bethune était le capitaine de l'Ady Gil, un bateau appartenant à M. Ady Gil, pas à Sea Shepherd. Le navire était irrécupérable. Pete Bethune prétend qu'on lui a ordonné de saborder le bateau, c'est faux. C'était son bateau et lui seul pouvait prendre une telle décision. Le navire n'a pas été sabordé, il a été abandonné et cette décision a été prise par son capitaine Pete Bethune.

Le message demande de parvenir à un accord intermédiaire pour réduire le quota baleinier. Celui destiné aux délégations demande de pousser la réforme de la CBI "le plus loin possible". Son argument est que "la CBI ne fait plus rien depuis des années à cause du parti pris de ses membres".

En 1985, la CBI, où 88 pays sont représentés, s'accorde sur un moratoire sur la chasse à la baleine commerciale. L'Islande et le Japon ne se considèrent pas concernés par cet accord et continuent de chasser la baleine. Le Japon l'a pourtant ratifié dans un premier temps avant de suivre l'exemple de l'Islande. Sous couvert d'un pseudo programme scientifique, le Japon a chassé approximativement 850 Petits Rorquals (Tokyo assure qu'il en reste 100 000 spécimens) et 100 baleines supplémentaires d'autres espèces.

L'accord était considéré comme une grande avancée en faveur des baleines, chassés quasiment jusqu'à l'extinction pendant la première moitié du 20ième siècle mais depuis l'entrée en vigueur du moratoire, les réunions de la CBI n'aboutissent à rien. La commission doit valider chaque changement avec 75% des votes, ce qui explique sa paralysie. Ainsi, le Département d'État admet que "nous savons que nous avons à gérer un problème important sur la sécurité des navires de recherche japonais".

C'est une façon de parler de Sea Shepherd, un thème récurrent. Shuji Yamada, le vice-Ministre japonais des Affaires Étrangères, a informé les États-Unis qu'il s'agissait de la "dernière chance" pour parvenir à un accord avec la CBI et a répété la demande du Japon d'agir contre l'organisation "qui crée des situations dangereuses en mer". Les États-Unis ont répondu qu'ils "donnaient une priorité maximum à la sécurité des bateaux et à la vie en haute mer", avant d'ajouter que "s'ils découvraient des violations des lois américaines, ils agiraient". Tokyo a répondu une nouvelle fois en disant "qu' il serait plus facile pour le Japon d'avancer dans les négociations à la CBI si les États-Unis agissaient d'abord contre Sea Shepherd".

Captain Paul Watson: Le fait est que Sea Shepherd n'a violé aucune loi américaine et le gouvernement américain ne peut donc rien faire contre une organisation américaine et ses membres américains simplement pour faire plaisir au Japon qui l'exige. Il n'y a aucune raison valable pour le gouvernement américain de satisfaire la demande du Japon. Le rapport prétend que le quota de Petits Rorquals du Japon est de 850 alors qu'il est en fait de 935.

Yamashita, le directeur général adjoint du Département Japonais de la Pêche, a signalé que, selon un autre message, "le harcèlement de Sea Shepherd Conservation Society a empêché la flotte baleinière japonaise d'atteindre ses quotas ces dernières années". Yamashita, selon un message confidentiel de l'ambassade du Japon, souligne que "le gouvernement japonais se sentirait acculé si le harcèlement de Sea Shepherd continuait même après qu'un accord ait été signé à la CBI pour réduire le quota". Le représentant américain a répondu que "le gouvernement américain s'inquiétait pour les vies en danger et qu'il allait s'immiscer dans les activités de Sea Shepherd".

Capitaine Paul Watson : Le gouvernement américain aurait pu tout à fait s'immiscer dans les activités de Sea Shepherd et s'il l'avait fait, il n'aurait alors découvert aucune irrégularité ou activité hors la loi, mais Sea Shepherd n'a jamais été contacté par le gouvernement américain à ce sujet. Pour Sea Shepherd, ce qu'il faut retenir dans ce document est la déclaration du Japon affirmant que Sea Shepherd est responsable du fait que la flotte baleinière n'ait pas atteint ses quotas ces dernières années. Ce constat valide totalement les actions de Sea Shepherd comme étant efficaces.

Le 4 février dernier, Peter Garrett, le ministre australien de l'environnement, a dit à l'ambassade à Canberra que la proposition était "inacceptable" pour le gouvernement australien et que la création d'un sanctuaire était nécessaire en Antarctique.

En juin 2010, la CBI se réunit à Agadir, au Maroc. Malgré l'annonce du Japon qu'il avait  "sué sang et eau" pour parvenir à cet accord, ils ont accepté de réduire leurs quotas, mais pas jusqu'à zéro. Sea Shepherd a continué son combat et a annoncé le 31 décembre dernier avoir localisé la flotte baleinière japonaise. Pas plus tard qu'hier, il y a eu le premier accrochage sérieux entre les écologistes et les trois navires-harponneurs japonais. Rien n'a changé.

Capitaine Paul Watson : La tentative de compromis avec le Japon a échoué à Agadir et en Nouvelle-Zélande. La proposition des États-Unis et du Japon a été rejetée par la majorité menée par l'Australie, l'Union Européenne et les nations d'Amérique Latine. Cela a été un coup dur embarrassant à la fois pour les États-Unis et la Nouvelle-Zélande, ainsi que pour le World Wildlife Fund et Greenpeace pour avoir soutenu le compromis. La position de Sea Shepherd est que seul un quota de zéro est acceptable car la zone où le Japon se livre à ses activités mortelles s'appelle le Sanctuaire des Baleines de l'Océan Austral.

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La légitimité des activités de préservation de Sea Shepherd

Position de Sea Shepherd sur les activités baleinières japonaises dans l'Océan Austral

Sea Shepherd harcèle le Nisshin Maru, le navire usine de la flotte baleinière japonaiseSea Shepherd harcèle le Nisshin Maru, le navire usine de la flotte baleinière japonaiseLe gouvernement japonais et l'Institut de Recherche sur les Cétacés (ICR) désignent souvent Sea Shepherd Conservation Society comme des "éco-terroristes" et des "pirates". Cependant, Sea Shepherd n'a jamais été accusé de crime par un pays, y compris par le Japon, pour être intervenu contre les activités baleinières japonaises dans l'Océan Austral. Sea Shepherd n'a jamais été réprimandé par les États-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande ou les Pays-Bas. Je n'ai pas été réprimandé en tant que citoyen par les États-Unis ou le Canada. Nous n'avons commis aucun crime ni n'avons blessé aucun membre d'équipage des baleiniers japonais.

Les navires de Sea Shepherd peuvent utiliser s'ils le souhaitent les ports d'Australie et de Nouvelle-Zélande pour se ravitailler en vivres et en carburant. Les baleiniers japonais ne sont pas autorisés à faire de même car la Cour Fédérale australienne a déterminé que le Japon, en tuant des baleines sur le territoire antarctique australien, agissait contre la loi.

La position de Sea Shepherd est que les baleiniers japonais prennent pour cible la baleine à bosse et le rorqual commun, en voie de disparition, et viennent menacer la baleine de Minke jusque sur le territoire du Sanctuaire des Baleines de l'Océan Austral et en violation du moratoire global sur la chasse commerciale des baleines à travers le monde. Ils font illégalement le plein en carburant sous les 60 degrés de latitude et déchargent illégalement les abats des baleines dans les eaux de la Zone du Traité de l'Antarctique en violation du Traité de l'Antarctique.

Sea Shepherd est ouvert et a toujours été ouvert à la discussion sur ces problèmes avec les départements gouvernementaux concernés. Notre position est que nous ne manifestons pas contre la chasse à la baleine dans l'Océan Austral, mais nous intervenons contre une violation manifeste des lois de préservation internationales par les baleiniers japonais. En l'absence de mise en application par les membres signataires de la Commission Baleinière Internationale et du Traité de l'Antarctique, nous n'avons d'autre choix, en tant qu'organisation non gouvernementale internationale, que d'intervenir en accord avec la Charte Mondiale de la Nature des Nations Unies.

Si l'on en croit les accusations du Japon, Sea Shepherd est composé de "pirates et d'éco-terroristes". Il faut alors se poser la question suivante : comment se fait-il que les navires de Sea Sepherd puissent mouiller dans les ports australiens et néo-zélandais mais que les baleiniers japonais y soient bannis ? Comment se fait-il qu'aucun de mes officiers ni moi-même n'ayons été poursuivis pour avoir interféré dans la chasse à la baleine japonaise ? Comment se fait-il que le gouvernement néerlandais n'ait pas réprimandé nos bateaux sous pavillon néerlandais et que le gouvernement australien n'ait pas réprimandé notre bateau sous pavillon australien ? Pourquoi l'Australie offrirait un pavillon au Gojira s'ils nous considéraient comme "des pirates et des éco-terroristes" ?

Sea Shepherd défend le sanctuaire des baleines alors que les baleiniers y massacrent les baleines. Sea Shepherd prend toutes les précautions pour ne blesser aucun des membres d'équipage des baleiniers alors que ces derniers tentent de blesser physiquement les équipages de Sea Shepherd.

Les baleiniers sont impliqués dans des scandales de pot-de-vin, d'achats de vote et de corruption. Je ne crois pas que le gouvernement des États-Unis souhaite être du côté d'une entreprise subventionnée et éclaboussée par les scandales, ce qui sous-entendrait de défendre le massacre des baleines dans un sanctuaire international officiel de baleine.

Sea Shepherd continue d'accomplir une campagne d'intervention contre les opérations baleinières illégales dans le Sanctuaire des Baleines de l'Océan Austral, tout en prenant extrêmement soin de ne pas blesser physiquement l'équipage des baleiniers ni de violer des lois internationales. Sea Shepherd n'a commis aucun crime. Sea Shepherd n'a été condamné pour aucun crime et n'a aucune intention d'en commettre un.

L'industrie baleinière japonaise dirige des opérations criminelles en prenant pour cible des baleines protégées et en danger à l'intérieur des limites d'un sanctuaire international officiel de baleine. Ils vont aussi à l'encontre d'un moratoire global sur la chasse à la baleine commerciale en utilisant comme subterfuge que leur chasse est "scientifique", tout en utilisant des pots-de-vin pour obtenir les votes nécessaires pour soutenir leurs revendications mensongères.

 


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