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Mardi, 12 Juillet 2011 20:17

Le Japon utilise Sea Shepherd pour détourner l’attention des accusations de corruption dont il fait l’objet lors de la réunion de la CBI

Des militants de Sea Shepherd accueillent un membre de la Commission baleinière internationale. Photo: Dan MarshDes militants de Sea Shepherd accueillent un membre de la Commission baleinière internationale. Photo: Dan Marsh

Tout comme ils l’avaient déjà fait l'année précédente, la délégation baleinière japonaise a fait son cinéma en présentant aux délégués de la Commission Baleinière Internationale (CBI) un PowerPoint appelé "Sécurité en mer". Avec trois accidents mortels, de nombreuses blessures, une fuite de pétrole, et deux incendies catastrophiques durant leur période de chasse illégale à la baleine dans l’Océan Austral, le Japon ferait bien en effet de se préoccuper de la sécurité en mer de ses navires. Cependant, cette présentation n’avait pour unique objectif que de montrer les interventions de Sea Shepherd contre leurs opérations illégales de chasse à la baleine, en exposant des contenus vidéo issus de la série télévisée présentant Sea Shepherd, ainsi que leurs propres vidéos, sur fond de bande sonore comprenant des déclarations telles que "Au secours, Godzilla nous attaque, Godzilla nous attaque."

On y voit beaucoup de scènes de paint-ball, de lancers de bombes puantes, et de canon à eau, mais en définitive il n’y a eu aucun blessé parmi les baleiniers comme en témoignent leurs propres vidéos. Ce que Sea Shepherd a fait, c'était de renvoyer au port l'ensemble de la flotte baleinière japonaise, la queue entre les jambes, avec un mois et demi d’avance, en ne leur permettant de prendre que 17% de leur quota de chasse (quota qu’ils se sont eux même accordés).

Des délégués de la CBI, notamment les États-Unis, les Pays-Bas, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, continuent en essayant d’expliquer au Japon que la CBI n'est pas le lieu approprié pour de telles absurdités, et que leurs plaintes devraient être portées à l'Autorité Maritime Internationale (IMO). Mais la véritable raison pour laquelle le Japon passe autant de temps sur cette question est tout autre. En effet, ils savent pertinemment qu'ils ne réussiront pas à obtenir une quelconque décision d’intervention contre Sea Shepherd. Mais en faisant ainsi obstruction ils espèrent gagner du temps sur le véritable ordre du jour – la proposition de la Grande-Bretagne d’ouvrir une enquête sur la subornation et la corruption au sein même de la CBI.

En effet, il semble que de nombreuses nations caribéennes et africaines, qui votent de manière concertées avec le Japon en faveur de la chasse à la baleine en échange d’aides extérieures, soient dans une position délicate. Pas à cause de l'aide extérieure accordée par le Japon, car il est de notoriété publique que le Japon monnaye son aide contre des votes. Le problème serait beaucoup plus grave, car il s’agirait de corruption des membres de la CBI, de ces nations acceptant de vendre leur vote. Ces délégués empocheraient avidement d'importants pourcentages de ces "dons" en espèces à leur propre profit.

En effet le Japon payant leurs chambres d'hôtel de luxe, leurs billets d'avion classe affaires ou première classe, et leurs notes de bouches pharamineuses, sans parler des escort-girls pour les aider à "se détendre", ces délégués empocheraient chaque année 80% des subventions accordées par la CBI pour couvrir leurs frais, pour leur usage personnel. Toutes ces allégations ont été rendues publiques dans les médias britanniques l'année dernière. La délégation britannique a donc décidé de tirer au clair cette affaire cette année.

La CBI serait devenue l'une des agences de régulation internationales les plus corrompues au monde, en plus d’être l’une des agences de régulation les plus inefficaces et impuissantes.

En effet, la CBI ne fait rien, ne régule rien, et ne met rien en application. Les réunions ne sont plus que des occasions de palabrer, de poser, et sont devenues le théâtre d’actions politiques distrayantes, comme les efforts du Japon pour diaboliser Sea Shepherd alors même que cette organisation n'est pas autorisée à se défendre puisqu'il lui est interdit d'assister aux conférences de la CBI depuis 1987. En attendant, Sea Shepherd reste la seule organisation non gouvernementale qui s'oppose réellement aux actions illégales du Japon en tentant de faire respecter les règlements de la CBI. Depuis des années maintenant, Sea Shepherd est la seule organisation à réduire physiquement et efficacement les quotas de chasse illégaux du Japon. Il est dès lors plus qu'hypocrite que Sea Shepherd soit également la seule organisation qui ne soit pas autorisée à assister aux réunions de la CBI.

Alors qu’on pourrait penser que la CBI avait atteint les sommets du grotesque, il se trouve que cette année Sea Shepherd n'est même plus autorisée à entrer dans l'hôtel où se tient la réunion. Il est également défendu aux membres de toute autre organisation vus en compagnie de leurs militants de participer à la réunion. Cela pousse les représentants de Greenpeace, de l'Agence Environnementale d'Investigation (EIA), et de la Société pour la Conservation des Baleines et des Dauphins (WDCS) à éviter tout contact et à prendre leurs jambes à leur cou à la vue d’un militant de Sea Shepherd, de peur que les baleiniers les surprennent à fréquenter des "pirates de haute mer". Les alliés de Sea Shepherd sont d'accord avec eux, et nombre d'entre eux les soutiennent, mais ils sont tétanisés à l'idée d'être surpris avec eux au grand jour. Il semble que Sea Shepherd soit devenu aussi infréquentable pour ce mouvement que des "filles de la nuit".

Malgré cela, Sea Shepherd a attiré plus de membres et vu plus de militants en premières lignes de la CBI cette année que toutes les autres organisations non gouvernementales réunies. Les gens n’ont pas peur de dire que "s'il faut des pirates pour sauver les baleines, alors ils seront des pirates."

Sea Shepherd ne le souhaiterait pas autrement, parce que somme toute, après tout ce cinéma, ces indignations feintes et ce théâtralisme, après avoir été interdit, frappé d'ostracisme et ridiculisé, l'essentiel, c'est que Sea Shepherd sauve la vie de toujours plus de baleines que les années précédentes. Et si les braconniers de baleines japonais devaient revenir dans l'océan Austral en décembre cette année, Sea Shepherd sera là plus fort que jamais avec "l'opération Divine Wind". Sea Shepherd se battra de nouveau pour ramener les baleiniers hors du Sanctuaire baleinier antarctique, et cela quoi qu'ils fassent pour essayer d'arrêter l'organisation de conservation de la faune marine la plus combative et la plus déterminée au monde.

Maintenant ça suffit, Il est grand temps de mettre fin à l'horrible barbarie et la cruauté abjecte du massacre des grandes baleines. Et il faut bien avoir conscience que tout cela ne s'arrêtera pas en demandant gentiment aux tueurs de baleines de suivre les règles. Tout cela ne pourra prendre fin que lorsqu’ils réaliseront qu’économiquement cette chasse n’est plus rentable pour eux. L'objectif de Sea Shepherd est donc de couler financièrement la flotte baleinière japonaise et de mettre en faillite leurs activités illégales. Et c'est exactement ce que feront les courageux membres d'équipage de volontaires internationaux de Sea Shepherd, avec imagination, courage et passion! Tora, Tora, Tora! Il n'y aura pas de retraite ou de reddition possible à moins que cette chasse ne prenne fin à tout jamais!

 


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