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Vendredi, 23 Septembre 2011 15:30

Îles Galápagos: encore un navire de pêche au requin arraisonné

Les inspecteurs extraient des carcasses de requins hors des soutes du navire.  Photo: Tim Watters

L'archipel des Galápagos, encore sous le choc de l'affaire de braconnage de requins du mois de juillet dernier, est encore une fois le témoin d'un nouvel arraisonnement de navire illégal. Le 16 septembre dernier, la marine équatorienne est en effet intervenue à bord du Reina Del Cisne, un navire de pêche industrielle équatorien, qui évoluait alors à six milles nautiques à l’intérieur des limites du Parc National des Galápagos (PNG).

Le Reina Del Cisne et deux autres bateaux plus petits étaient équipés de lignes dérivantes interdites dans le PNG. Une fois à bord du Reina, les inspecteurs ont découvert des dizaines de carcasses de requins. La marine a aussitôt ordonné au navire de se rendre sur l’île de San Cristóbal afin d’y subir une fouille plus approfondie. Le navire y a été immobilisé pour les besoins de l’enquête tandis que les douze membres d’équipage ont été écroués.

Le 20 septembre dernier, c'est en tant qu'observatrice officielle que Sea Shepherd Conservation Society a participé à l’inspection détaillée du navire. Nous avons pu prendre la mesure des ravages que peuvent provoquer les pêcheurs à mesure que les cadavres de requins s'accumulaient sur le pont. Au total, quatre-vingt-une victimes ont été recensées: soixante-neuf requins-renards, onze peaux bleues et un requin soyeux. Certains spécimens n’avaient que quelques mois... Les requins-renards sont prisés pour leur long aileron caudal qui, malheureusement pour eux, est très apprécié sur les étals asiatiques. Leur faible taux de reproduction combiné à la surpêche dont ils sont victimes pour leurs ailerons font de ces requins une espèce menacée d’extinction selon l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Sea Shepherd se félicite d’avoir pu jouer un rôle dans cette inspection. Nous avons été impressionnés par la rapidité et l’efficacité de la coordination entre les différentes agences gouvernementales qui ont participé aux opérations. Un rapport à valeur juridique sera signé la semaine prochaine par tous ceux qui ont pris part à cette inspection. Alex Cornelissen, directeur des opérations de Sea Shepherd aux Îles Galápagos, apposera lui aussi sa signature et formalisera ainsi le statut d’observateur de l'association lors de cette intervention. Le personnel du PNG, la marine et la police nationales équatoriennes, la communauté scientifique (représentée par Gaias) et, bien entendu, le Ministère public en charge des questions environnementales méritent tous d’être généreusement félicités pour cette opération.

Bien sûr, nous espérons qu’il n’y aura plus d’incursions illégales de navires de pêche industrielle dans les eaux du PNG mais, si cela venait à se répéter, nous savons maintenant avec certitude que les autorités équatoriennes feront un excellent travail. Quant au prolongement judiciaire de l’affaire, nous rappelons aux juges qu’ils ont le devoir de se prononcer sur la violation d’un parc national - par ailleurs classé au patrimoine mondial naturel de l’UNESCO - dans lequel les requins sont protégés. C’est pourquoi nous veillerons à ce que le verdict prononcé prenne en compte la Constitution écologique équatorienne, la Convention du patrimoine mondial naturel de l’UNESCO, le statut juridique particulier des Îles Galápagos ainsi que le code pénal équatorien.

Des requins victimes de la pêche à bord du navire de pêche. Photo: Tim Watters Alex Cornelissen, directeur des opérations de SSCS aux Galápagos, exhibe un aileron de requins renard. Photo: Tim Watters
 


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