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Jeudi, 29 Décembre 2011 16:29

Abandon des poursuites judiciaires contre le Fer Mary par un juge des Galápagos

Requins des Galapagos. Photo: Nicolas VeraRequins des Galapagos. Photo: Nicolas Vera

La décision, prise par un juge local le 23 décembre, d’abandonner toutes les poursuites judiciaires contre le Fer Mary a profondément choqué les défenseurs de l’environnement des Galápagos. En effet, ce dossier constitue le résultat le plus important de l’année, en termes d’arrestation, grâce aux opérations de patrouille menées dans le parc national des Galápagos. Le Fer Mary, bateau de pêche industriel, avait été identifié et intercepté à l’intérieur de la réserve marine des Galápagos avec à son bord 357 cadavres de requins.Pour plus de détails vous pouvez relire le compte rendu de cette opération dans notre article:  La Justice des Galápagos renonce.

Le juge en charge de l’affaire s’est déclaré incompétent pour traiter le dossier du Fer Mary, en dépit de solides preuves juridiques présentées à la cour de justice sous la forme d’un mémoire pour la défense des requins par les parties (dont Sea Shepherd), représentant le secteur pour la préservation des Galápagos. C’est non seulement déplorable de la part d’un juge de se déclarer incapable de traiter un dossier pénal, mais c’est également incompréhensible d’aboutir à cette conclusion après cinq mois d’investigations intenses menées par le bureau du procureur environnemental et le parc national des Galápagos, tout deux parties prenantes dans ce dossier.

Cette décision judiciaire lève également les scellés du navire saisi comme pièce à conviction. Et pour ce qui est des suspects, qui avaient déjà été libérés en août dernier, cette décision les affranchit de toute obligation de se présenter devant la cour de justice de leur ville d’origine.

Le dossier doit maintenant repartir de zéro dans un autre tribunal situé à 982 km de là, où les suspects n’ont rien à craindre du système judiciaire.

C’est la seconde fois cette année que la justice locale échoue à mener à bien une procédure pénale concernant un problème de nature environnementale. Le même problème s’était posé pour le dossier de la Reina del Cisne, qui avait été retrouvé à l’intérieur de la réserve marine des Galápagos avec 82 cadavres de requins à son bord. Vous trouverez plus d’information ici: Îles Galápagos: les braconniers du Reina Del Cisne sont libres.

Heureusement le bureau du procureur environnemental et le parc national des Galápagos ont fait appel, et continuent de travailler conjointement sur de nouvelles procédures juridiques, pour permettre notamment la confiscation des navires saisis par le parc national des Galápagos. Pour plus de détails visitez le site du parc national des Galápagos: www.galapagospark.org

Cette décision constitue cependant un fâcheux précédent. En effet, les prochains dossiers relevant de crimes contre l’environnement dans les îles Galápagos devront dorénavant se tenir devant une cour de justice située à 982 km de l'archipel. Et c’est un gros problème, non seulement sur le plan de la logistique, mais également sur le plan de la procédure pénale qui ne permet de détenir les responsables de tels crimes qu’un temps limité, alors qu’ils peuvent être appréhendés à des heures, voir à des jours de la première cour pénale. Avec ce précédent il sera très difficile, sinon impossible, de respecter la procédure judiciaire.

Nous sommes parfaitement conscients de l’impact négatif d’une telle décision. Et cela nous préoccupe au plus haut point, non seulement pour la sauvegarde des Galápagos mais également pour le travail accompli par Sea Shepherd, les autorités et d’autres organisations environnementales pour renforcer l’application des lois environnementales. Les Galápagos sont en première ligne dans la guerre pour la protection de l’environnement et nous devons continuer de travailler envers et contre tout pour la transformation du système judiciaire actuel.

Sea Shepherd appelle toutes les organisations de défense et les militants pour la sauvegarde des Galápagos à unir leur forces pour porter cette affaire devant la cour suprême de l’Equateur, pour permettre à la plus haute instance juridique du pays de résoudre ce problème et de donner aux juges locaux les moyens de faire leur devoir, en jugeant les affaires de crimes contre l’environnement directement sur place et non pas dans d’autres juridictions du pays.

Sea Shepherd demande également à tous les militants de nous rejoindre pour réclamer ensemble la désignation d’un juge local aux Galápagos spécialisé dans les jugements de crimes environnementaux.

La justice ne permet pas à l’heure actuelle de protéger la réserve marine des Galápagos, qui constitue une réserve naturelle et un patrimoine mondial. Il est temps que tout cela change.

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Juez Penal de Galápagos Anula el Caso Fer Mary

Dead Sharks from a Shark Finning Bust. Photo: Tim WattersDead Sharks from a Shark Finning Bust.
Photo: Tim Watters
El pasado 23 de diciembre, un juez penal de Galápagos sorprendió a los conservacionistas con la decisión de anular todo lo actuado en el caso denominado Fer Mary. Este caso es el resultado del patrullaje más importante realizado este año en la Reserva Marina por la Dirección del Parque Nacional Galápagos, que derivó en la detección y posterior intercepción de la embarcación de pesca industrial Fer Mary dentro de dicha Reserva Marina con 357 tiburones muertos.

A pesar de sólidos razonamientos jurídicos planteados por las partes procesales y también por el Sector de Conservación de Galápagos –del que Sea Shepherd forma parte- en un alegato jurídico presentado ante el juzgado en defensa de los tiburones, el juez argumentó falta de competencia para sustanciar temas penales ambientales. No solo es deplorable que un juez penal alegue falta de competencia para sustanciar un caso de materia penal, sino sobretodo que un juez haya determinado su falta de competencia a cinco meses de haber iniciado un intenso litigio liderado por la Fiscalía Ambiental de Galápagos y el Parque Nacional Galápagos en defensa de las especies protegidas que habitan en la Reserva Marina.

La resolución también levanta la prohibición de vender la embarcación, medida interpuesta para garantizar evidencia y prueba judicial. En cuanto a los procesados, quienes están en libertad desde el mes de agosto, ahora ni siquiera tendrán que presentarse ante el juez de su localidad, ya que esta medida también fue levantada.

El caso deberá reiniciarse ahora en una corte de justicia ubicada a 982 kilómetros de distancia, con los procesados totalmente fuera de la esfera judicial.

Esta es la segunda vez en el año que la justicia local falla en administrar justicia en temas ambientales. Ya aplicó este argumento en el caso denominado Reina del Cisne, otra embarcación de pesca industrial encontrada dentro de la Reserva Marina de Galápagos con 82 tiburones muertos en su bodega.

Por fortuna las partes procesales ya están trabajando en las apelaciones y otras medidas, incluido el decomiso administrativo de la embarcación, por parte del Parque Nacional Galápagos. Para mayor información, visite: www.galapagospark.org

La resolución judicial sienta un antecedente que es perturbador: en nuevos casos el procesamiento de delitos ambientales cometidos en la Reserva Marina de Galápagos tendrían que tramitarse en una corte de justicia ubicada a 982 kilómetros de distancia. Esto representa problemas complejos, no solo de carácter logístico, sino fundamentalmente de plazos constitucionales y legales para el procesamiento a sospechosos que, a menudo, son detenidos en medio del mar a horas y hasta días de distancia de la corte más cercana. Con este antecedente judicial, será muy difícil cumplir con los plazos procesales.

Nosotros estamos conscientes del impacto negativo de esta resolución judicial para Galápagos, pero también para nuestro trabajo y el de autoridades y otros actores interesados en la aplicación de la ley y el debido proceso. De hecho, estamos muy preocupados por este terrible antecedente judicial. Pero Galápagos es en una línea en la arena, y seguiremos trabajando, incluso en contra de todo pronóstico, por la transformación de la actual realidad judicial ambiental.

En este contexto, Sea Shepherd hace un llamado a todos los actores que trabajan localmente por la conservación de Galápagos para sumar esfuerzos y llevar este problema a la Corte Nacional de Justicia para solicitar a la instancia judicial máxima del país que emita una resolución generalmente obligatoria, insistiendo en la competencia de los jueces penales de Galápagos en materia penal ambiental, tal como ocurre en otras jurisdicciones del país.

Sea Shepherd también hace un llamado a todos para abogar por la designación de jueces especializados para administrar justicia en Galápagos.

La situación judicial actual no alcanza estándares mínimos de administración de justicia en una reserva marina que es también patrimonio natural de la humanidad y reserva de biósfera. Es tiempo de cambiar esta realidad.

 


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