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Lundi, 09 Janvier 2012 10:42

32° 57” 48” Sud et 115° 20’ 24” Est

C’est la position du Shonan Maru #2 quand il a été abordé par les trois courageux activistes de Forest Rescue, le 8 janvier à 04 :30.

Le procureur général australien n’a pas tardé à réagir dans les médias à l’incident survenu au large de la côte ouest australienne. Il a commenté l’évènement cyniquement et de manière irréfléchie.

Le procureur général australien Nicola Roxon n’a pas hésité à expliquer pourquoi elle ne pouvait rien faire pour aider à obtenir la libération des trois hommes retenus captifs à bord du Shonan Maru #2, le bateau assurant la sécurité de la flotte baleinière japonaise. L’incident s’étant produit hors des eaux territoriales australiennes, elle a indiqué qu’elle n’avait aucun moyen d’intervenir.

Comment sait-elle où l’incident a eu lieu? Elle le sait car le responsable des relations publiques des baleiniers en Nouvelle-Zélande, Glenn Inwood, le lui a dit.

Cela a suffi à Nicola. Excuse toute trouvée, pas la peine de se compliquer la vie avec des faits avérés et des preuves.

Les Japonais affirment qu’ils se trouvaient à 44 kilomètres au large, et de manière très commode à un mille en dehors de la zone contigüe de 24 miles, qui est contrôlée par les Douanes et l’Immigration australiennes.

En fait, l’abordage a eu lieu à 16,2 milles de la plage. Comment le savons-nous? Nous le savons grâce à un petit appareil du nom de GPS, qui indiquait leur position: 32° 57” 48” Sud 115° 20’ 24” Est.

Cette position est mémorisée non seulement par les GPS du Steve Irwin et ceux de nos embarcations plus légères, mais elle doit aussi être dans la mémoire du GPS du Shonan Maru #2. Cet appareil contient toutes les preuves dont les australiens ont besoin pour prouver la position qui était la leur et au moment précis où ils ont abordé le navire japonais.

Si le Shonan Maru #2 avait eu son système de repérage AIS activé comme la loi l’y oblige, tout aurait été plus simple, mais tel n’était pas le cas.

Le gouvernement australien a affirmé aujourd’hui qu’il ne connaissait à l’heure actuelle ni la position des trois hommes, ni celle du Shonan Maru #2. Pourtant, il leur suffirait juste de nous appeler pour que nous leur disions exactement où le navire japonais se trouvait, et où il se trouve encore, exactement 10 milles derrière nous, sa position depuis un mois qu’il nous file le train.

Le procureur général a dit que le vaisseau avait droit au passage inoffensif dans les eaux territoriales australiennes. Pourtant, ce même bateau a coupé l’Ady Gil en deux, sans avoir à répondre des dégâts causés, et son capitaine a refusé de collaborer à l’enquête du gouvernement australien concernant cette destruction.

De plus, le Shonan Maru #2 n’exerçait pas son droit au passage inoffensif, il poursuivait le Steve Irwin dans les eaux territoriales australiennes, en soutien d’activités illégales de chasse à la baleine. Il restait tapi au large de Fremantle, guettant le Steve Irwin, dans le but d’assurer la sécurité de la flotte baleinière, dont les activités sont en violation des lois de 2008 de la Cour fédérale australienne qui interdisent aux bateaux impliqués dans la chasse à la baleine de pénétrer dans les eaux territoriales du pays.

Les Garde-Côtes, les Douanes ou la Marine australiennes auraient dû saisir cette opportunité d’interroger le capitaine et l’équipage du Shonan Maru #2 à propos de la destruction de l’Ady Gil et de la violation de la loi fédérale de 2008.

Au lieu de cela, le procureur général s’est bien vite lavé les mains de cette affaire, trop heureuse de croire ce que les japonais voulait bien lui raconter, et elle a fini par décider que ne pas froisser Tokyo était plus important que de s’embêter avec de futilités, comme semblent l’être les preuves que nous pouvons lui fournir.

 

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