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Mardi, 17 Janvier 2012 02:32

De retour sur la terre ferme

LES HEROIQUES ACTIVISTES DE FOREST RESCUE LIBERES

Rapport de Jeff Hansen

Forest Rescue crew: Geoffrey Tuxworth, Glen Pendlebury, and Simon PeterffyForest Rescue crew: Geoffrey Tuxworth, Glen Pendlebury, and Simon Peterffy

A 12:00 heures, heure australienne, Geoffrey Owen Tuxworth (47 ans) de Perth, Simon Peterffy (44 ans) de Bunbury, et Glen Pendlebury (27 ans) de Fremantle, sont arrivés à Albany, Australie occidentale, à bord du vaisseau des douanes Ocean Protector, suite à leur abordage du Shonan Maru No. 2, qui fût réalisé dans un but de sensibilisation, mais également pour libérer le Steve Irwin de sa filature et lui permettre de continuer à traquer le bateau-usine japonais Nisshin Maru.

A son arrivée, Simon Peterffy a été séparé de ses deux compagnons, restés libres. Il a été immédiatement conduit en prison pour cause d’amendes impayées. Ces amendes lui ont été infligées suite à sa campagne Forest Action, pour sauver la dernière forêt primaire australienne.

Simon Peterffy est très actif dans le combat pour la défense de l’environnement depuis des années, et particulièrement la protection des superbes forêts primaires australiennes. Ces forêts sont le principal habitat du cacatoès de Carnabies, une espèce en voie d’extinction, et elles sont décimées à une vitesse alarmante. Simon est passionné par les beautés de la Terre, et il veut être sûr que ses enfants, et tous les enfants, vivront dans un monde où il subsistera des baleines, où les océans seront en bonne santé, et où il restera des forêts vierges. Il fait tout son possible pour nous assurer à tous un avenir sur cette planète. Simon n’aurait jamais dû aller en prison. Au contraire, il devrait être déclaré héros national pour son action. Il accomplit le travail de nos gouvernements. Ce sont eux qui devraient protéger les baleines, nos océans nourriciers et nos forêts primaires. Nos gouvernements devraient préserver la planète pour assurer le futur de nos enfants, au lieu de quoi ils sont plus préoccupés à satisfaire leurs riches partenaires commerciaux, comme par exemple le Japon.

Sea Shepherd et Forest Rescue ont donc échafaudé un plan afin de libérer Simon l’éco-guerrier.

A sa sortie de prison, Simon est tombé dans les bras de sa partenaire Panda. Bien qu’amaigri par sa grève de la faim, il avait l’air ravi d’être officiellement de retour sur la terre ferme.

Simon raconta que, quand lui et ses partenaires se sont éloignés de la côte ouest de l’Australie, ils ont failli être percutés par un énorme bloc de glace d’un mètre cube, lancé par l’équipage du Shonan Maru No. 2. On aurait pu croire qu’avec un budget de 28 millions de dollars, ils auraient eu à leur disposition des armes plus sophistiquées, mais non, ils ont rejoué l’Age de Glace. Simon et ses compagnons n’ont pas opposé de résistance et ont immédiatement été amenés à la passerelle, où ils ont été interrogés sans relâche pendant 24 heures avant d’être finalement autorisés à s’allonger sur le sol avec des couvertures et à dormir.

Ils ont ensuite été transférés dans une cabine de deux mètres sur deux qui disposait d’un lit simple et d’un lit superposé, où ils furent gardés 24 heures sur 24 par deux gardes. Ils ont passé six jours d’affilée dans leur cabine, qu’ils n’étaient autorisés à quitter que pour aller aux toilettes. Ils n’avaient pas la permission de sortir sur le pont. On leur a fourni des vêtements, et d’après Simon ils ont dans l’ensemble été plutôt bien traités.

Simon pense que les japonais ont été impressionnés par le comportement des membres de Forest Rescue, qui sont toujours restés calmes et n’ont jamais manqué de respect envers leurs ravisseurs.

Geoffrey Tuxworth, Glen Pendlebury, and Simon Peterffy sign painting for Starlight Foundation fundraiser Quand nous avons demandé à Simon et aux garçons s’ils recommenceraient si c’était à refaire, ils ont répondu oui sans hésitation.

Le gouvernement australien n’a toujours pas répondu aux appels de Sea Shepherd, et il continue à nous attaquer sur l’argent du contribuable qui a été dépensé pour ramener ces courageux activistes qui ont pourtant fait son boulot. Sea Shepherd aimerait rappeler que le 11 janvier 2012, nous avons appelé le bureau de Tony Burke, Ministre de l’Environnement, et celui du Procureur général, afin de proposer une solution au problème qui n’aurait rien coûté au contribuable australien. Cette solution consistait à laisser Sea Shepherd s’occuper du transfert. Evidemment, si le gouvernement australien avait agi quand les hommes se trouvaient encore dans les eaux proches de la côte ouest australienne de Bunbury, et pas dans les eaux internationales, le coût aurait été moindre, car le navire des douanes était alors tout près. Personne ne s’émeut qu’on aille porter secours à un bateau endommagé pendant une tentative de record autour du monde, personne ne se pose la question du coût. On pourrait penser que la défense des magnifiques baleines, qui passent devant nos côtes durant leur migration et jouent un rôle vital dans la santé de nos océans, serait une cause autrement plus noble.

Pour mettre tout ça en perspective, prenons le cas du marin britannique Tony Bullimore. Le gouvernement australien a dépensé 7 millions de dollars pour venir à son secours en 2007, alors qu’il traversait l’Océan austral dans une tentative de record du monde.

Lien:

Tony Bullimore setting sail (en anglais)

Le sauvetage de ce marin incompétent durant sa tentative de record du monde a coûté 7 millions de dollars, et personne ne s’en est ému. En fait, voilà ce qu’en ont dit les Autorités de sûreté maritime australiennes:

La porte-parole du centre de coordination des Autorités de sûreté maritime australiennes, Tracey Higgins, a déclaré que les autorités étaient confiantes dans le fait que M. Bullimore serait mieux préparé pour sa prochaine aventure.

"Quoi qu’il en soit, c’est à lui de juger si ce qu’il fait est juste ou pas."

Mme Higgins a indiqué que les autorités n’hésiteraient pas à se porter à son secours s’il en avait besoin.

"S’il y a un problème, un incident, ou s’il est en difficulté et qu’il est dans notre région de sauvetage et de secours, nous ferons face à la situation comme nous le ferions pour n’importe qui d’autre" a-t-elle déclaré.

Bien sûr, M. Bullimore n’était pas en train de sauver une espèce menacée, cacatoès ou baleine. Il n’est pas australien, mais britannique, ce qui eut pour conséquence de la part de l’Australie de ne pas regarder à la dépense pour son sauvetage.

M. Bullimore a gagné un million de livres en vendant son histoire, et n’a rien reversé à l’Australie. En comparaison, le Premier Ministre Gillard a déclaré que les défenseurs des baleines devaient rembourser leur sauvetage au gouvernement australien, alors même que Sea Shepherd avait proposé une alternative gratuite à leur plan de sauvetage.

Les activistes de Forest Rescue Simon, Glen, et Geoffrey ont été très touchés du soutien qu’ils ont reçu, et particulièrement par le mal que se sont donné Sea Shepherd, Forest Rescue et les Verts, par l’intermédiaire du Sénateur Bob Brown, et par tout ce que leurs soutiens ont fait pour qu’ils soient libérés.

Ils sont contents de savoir que leur action a fait avancer la cause des grandes baleines lors de l’Operation Divine Wind.

 

Divine Wind

Visitez le site de
l'Opération Divine Wind
pour suivre les informations concernant notre campagne de défense des baleines de l'Antarctique 2011-12

 


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