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Lundi, 12 Mars 2012 15:47

Le point sur la situation des Gardiens de la Baie: quand la réalité dépasse la fiction

Japanese nationalist convoy and the police responseIl est encore tôt ce matin du 13 mars à Taiji, et tout est calme. Personne n’a encore été arrêté, et c’est bien là le problème. Les événements d’hier ne sembleraient pas crédibles, même dans un scénario de fiction. Une foule enragée de délinquants hallucinés a réussi à humilier la police et à prendre le contrôle de la situation.

On voit bien l’ironie de la chose. Nous apprécions que les policiers prennent des risques pour protéger les Gardiens de la Baie. Les cinq volontaires dont il est question ici leur en sont particulièrement reconnaissants. Les Gardiens de la Baie ne sont pas les gens qu’on a le plus de plaisir à accueillir à Taiji, mais les policiers ont l’obligation de faire appliquer la loi et de maintenir l’ordre, même si cela leur semble désagréable et dangereux.

Nous ne crions pas au scandale devant ce déchaînement des nationalistes. Certes, leurs actions sont illégales et violentes, et nous ne les excusons pas. Ce que nous apprécions, c’est la façon dont leur comportement violent, frénétique et effréné nous prouve que les méthodes qu’emploie Sea Shepherd à Taiji et dans le sanctuaire baleinier de l’océan Austral ont un impact. Non seulement nous réduisons le nombre de baleines et de dauphins massacrés, mais nous réussissons à dévoiler cette honte qu’est le soutien du gouvernement japonais à ces atrocités. Et c’est cette honte qui fait réagir ainsi les nationalistes.

Les nationalistes japonais sont des voyous racistes au sens le plus littéral. Certains se plaisent à accuser les Gardiens de la Baie d’être racistes, ce qui est absolument faux. En revanche, en n’arrêtant pas ces nationalistes violents, les autorités japonaises montrent qu’elles soutiennent le racisme.

Un autre exemple est évidemment la saga d’Erwin Vermeulen, un ressortissant néerlandais qui a été arrêté à Taiji, sans preuve, accusé d’avoir bousculé quelqu’un. Erwin a passé 64 jours en prison et a dû assurer lui-même sa défense devant un tribunal japonais. Or, ce dont il était accusé n’était en aucune manière aussi violent ni aussi agressif que ce à quoi l’on a pu assister hier (et que montre le film), lorsque ces nationalistes s’en sont pris aux Gardiens de la Baie.

Les Gardiens de la Baie ont bel et bien photographié les massacreurs de dauphins et les ont mis ainsi dans une situation inconfortable, mais jamais ils ne les agressent ni leur crachent dessus. Ils ne les menacent absolument pas non plus.

D’après ce que nous comprenons, les nationalistes qui ont été filmés en train de poursuivre les policiers et les Gardiens de la Baie jusqu’au commissariat de Kushimoto ont reçu un “sérieux avertissement” puis ont été invités à rentrer chez eux. Personne n’a été arrêté. Davantage de volontaires viendront grossir les rangs des Gardiens de la Baie en raison de cette carence de la police, tout comme le fait que la police n’ait pas enquêté comme il se devait sur les allégations contre Erwin a incité davantage de volontaires à se rendre à Taiji.

Le fait que la police n’ait arrêté aucun d’entre eux ne peut qu’encourager ces nationalistes violents à continuer de plus belle. Nous pouvons nous attendre à ce que les Gardiens de la Baie subissent davantage encore d’attaques violentes. Si quelqu’un est blessé, ce sera à cause de l’incapacité des autorités à mettre en échec le comportement criminel des nationalistes.

Nous savons que documenter les atrocités commises contre les dauphins à Taiji n’est pas sans danger. Il en coûte, financièrement et émotionnellement, de servir comme Gardien de la Baie. Nous avons constaté que nous pouvions être arrêtés et détenus sans raison. Nous venons de voir que la violence pouvait être dirigée contre nous. Nous savons que la loi est appliquée de manière inéquitable, même en cas de violences. Mais nous n’avons pas l’intention de partir tant que le massacre n’aura pas cessé pour de bon.

Quiconque veut se porter volontaire pour faire partie de l’équipage dans le cadre d’une campagne de Sea Shepherd dans l’Antarctique doit être prêt à mourir pour une baleine; il apparaît maintenant que les Gardiens de la Baie doivent être prêts à risquer leur vie pour un dauphin.

Si vous souhaitez rejoindre les Gardiens de la Baie, écrivez-moi à l’adresse suivante: coveguardian@seashepherd.org.

Scott West

Coordinateur de campagne des Gardiens de la Baie
Sea Shepherd Conservation Society

Un convoi de nationalistes japonais et la réaction des policiers

De Taiji à Kushimoto: les Gardiens de la Baie sont escortés jusqu’au commissariat de police de Kushimoto après la rencontre de nationalistes japonais

 


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