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Jeudi, 26 Juillet 2012 20:53

L'avocat de Paul Watson confirme que le gouvernement japonais cherche à le faire extrader vers le Japon.

L'avocat du Capitaine Watson confirme que le Japon a exigé son extradition le 19 juillet dernier auprès de l'Office des Affaires Etrangères Allemand.

Captain Paul WatsonLe Capitaine Watson avait le choix entre fuir l'Allemagne ou finir ses jours dans une prison au Japon. Aujourd'hui, l'Allemagne a montré qu'elle était prête à livrer au Japon un activiste écologiste qui n'a pas d'autre tort que d'avoir trop efficacement lutté contre la chasse baleinière illégale. Paul Watson n'a jamais blessé personne, il n'a fait que faire respecter les lois de protection des océans. Les braconniers pourtant pris en flagrant délit sont libres de leurs mouvements et Paul Watson est contraint à fuir...

Le Japon ne recule devant rien pour empêcher le Capitaine Watson d’interférer avec sa chasse baleinière illegale en Antarctique. L'avocat allemand de Paul Watson a confirmé que l'ambassade japonaise avait déposé une demande officielle à l'Office des Affaires Étrangères d'Allemagne afin d'extrader Watson au Japon.

Le Capitaine Watson a fait le choix de quitter l’Allemagne, malgré son assignation à residence et sa liberté conditionnelle car la Cour Fédérale Allemande était sur le point de procéder à son extradition vers Costa Rica, en vue d'une extradition ultérieure vers Japon. Or, Sea Shepherd a de bonnes raisons de penser que la vie de Paul Watson serait en danger une fois au Japon.

"J'ai reçu confirmation aujourd'hui du Procureur Général que le Japon a bien demandé l'extradition de Paul Watson le 19 juillet dernier", a déclaré Oliver Wallasch, avocat du Capitaine. D'après Susan Hartland, directrice administrative de Sea Shepherd: "L'Allemagne était sur le point de livrer Watson au Costa Rica qui l’aurait ensuite envoyé dans une prison japonaise. Or, non seulement le Japon ne lui aurait jamais accordé une procès équitable, mais surtout Paul Watson y aurait certainement croupi en prison jusqu’à la fin de ses jours”.

Bien que sa tête soit mise à prix (25 000 $) par la mafia Taiwanese des ailerons de requins qui sévit Costa Rica, Watson était pourtant prêt à s’y rendre de son propre chef, sans attendre la procédure d'extradition afin de répondre aux accusations portées contre lui sur des faits datant de 2002 pour "violation du trafic maritime" avec usage du canon à eau. Cependant, la donne a changé lorsqu’il a appris que le Japon s'était arrangé directement avec le Ministre de la Justice Allemand afin de l'extrader d'abord au Costa Rica qui le livrerait ensuite au Japon.

Le Japon avait déjà tenté d'arrêter Paul Watson en déposant une "notice rouge" à Interpole. Mais faute de satisfaire les critères d’Interpole, celle-ci avait été refusée, à l’instar du dernier mandat d'arrêt du Costa Rica qui a pourtant valu à Paul Watson d’avoir été assigné à résidence en Allemagne depuis le 13 mai dernier. Aujourd’hui, la décision allemande d'extrader Paul Watson a été télécommandée par le Costa Rica et le Japon.

"Toutes ces manoeuvres sont autant de tentatives désespérées du Japon pour arrêter Paul Watson, cepandant, elles n'entraverons jamais le travail de Sea Shepherd pour la défense des océans", a déclaré Hartland. "Nous opérons sous la Charte des Nations-Unies pour la Nature afin de faire respecter les lois internationales et intervenir directement contre les activités illégales en haute mer. Le Japon s’est persuadé que réussir à enfermer Paul Watson dans une prison reviendrait à mettre un terme aux actions de Sea Shepherd contre la chasse à la baleine en Antarctique. Il est temps que le Japon comprenne que rien ne pourra nous empêcher de défendre la vie dans les océans pour nous mêmes et pour les futures générations."

Le Capitaine Watson a été détenu en Allemagne pendant 70 jours, alors que des milliers de courriers de soutien provenant de célébrités, de politiques, et de sympathisants ont été envoyés à la Ministre Allemande de la Justice pour sa libération. Le Capitaine Paul Watson, en route pour la France, a été arrêté à Francfort le 13 mai dernier sur un mandat d’arrêt du Costa Rica pour des faits datant de plus de 10 ans. Dans l'attente d'une extradition vers le Costa Rica, pour "Violation du trafic maritime", incident apparaissant dans le film documentaire "Les Seigneurs de la Mer" de 2002, primé à de nombreuses reprises, il est détenu en Allemagne. Lors des faits, Sea Shepherd stoppait une opération illégale de découpe d’ailerons de requins qu’un navire costaricain, le Varadero, était en train d’effectuer dans les eaux territoriales du Guatemala. Obéissant aux ordres des autorités guatémaltèques, Sea Shepherd informa l'équipage du Varadero qu'il devait cesser immédiatement leur activité et se rendre au port le plus proche pour y être contrôlé. Alors que Sea Shepherd escortait le Varadero, contre toute attente, un bateau guatémaltèque armé vint intercepter le navire de l’organisation. Sea Shepherd se dirigea alors vers le Costa Rica, où furent découverts des milliers d'ailerons de requins mis à sécher sur les toits d'immeubles industriels, en violation totale de la loi. Le Varadéro, navire braconnier appréhendé par Sea Shepehrd lors de cette affaire avait déjà été pris en flagrant délit de braconnage de requins, l’année précédente en plein dans le Parc Marin des Galapagos. Aujourd’hui, aucun des braconniers du Varadéro n’est inquiété pour le braconnage des requins interrompu par Sea Shepherd en 2002.

 


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