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Vendredi, 10 Août 2012 23:17

Derniers événements dans l’Opération Kimberley Miinimbi: le Steve Irwin découvre la plus grande zone mondiale de reproduction des baleines à bosse

Bob Brown, responsable de la campagne Opération Kimberley Miinimbi, donne une conférence de presse à la proue du Steve IrwinBob Brown, responsable de la campagne Opération Kimberley Miinimbi, donne une conférence de presse à la proue du Steve Irwin

7 août 2012 - Aujourd’hui s’achève notre première série de sorties en mer à James Price Point. Le Steve Irwin comptait à son bord: Hunter et Ronnie Roe, de la tribu aborigène Goolarabooloo, des journalistes de divers médias et des représentants importants de diverses communautés, dont Richard Costin et Annabelle Sandes pour Kimberley Whale Watching. Il y avait également Murray Wilcox (décoré de l’ordre de l’Ordre d’Australie, Conseiller auprès de la couronne britannique, ancien juge fédéral australien), Phillip Wollen (élu récipiendaire de l’année 2007 de l’Ordre d’Australie pour l’Etat de Victoria), ainsi que Martin Pritchard, qui représentait Environs Kimberley.

Les 50 kilomètres du trajet nous ont fait traverser le site du projet Kimberley Community Whale Research Project, et nous ont permis d’atteindre le site retenu pour l’exploitation du gaz à James Price Point (dans le territoire des Walmadan).

Les baleines sont venues à notre rencontre dès le début du voyage. En majorité, elles croisaient en-deçà des cinq kilomètres du littoral; pour la plupart, elles étaient accompagnées de petits, dont certains n’avaient pas deux semaines.

Les mères se reposaient et s’occupaient de leurs baleineaux dans ces eaux près de la côte. Il est apparu à tous que le site proposé pour le terminal gazier de Woodside est en fait un endroit où les baleines à bosse viennent mettre bas et élever leurs petits.

Richard Costin, qui travaille pour Kimberley Whales, avait fait d’excellents repérages permettant de visualiser le site exact retenu pour le projet de terminal, ainsi que l’impact qu’il aura sur la faune et la flore marines, et sur l’environnement en général. Il suffit d’observer le mouvement des courants le long du littoral, ou de prendre en compte les algues et le corail sur plac : il devient alors évident que le projet de dragage nécessaire à la construction d’une jetée pour accueillir des navires à gros tonnage (longue de plusieurs kilomètres) aura des conséquences catastrophiques sur les populations locales de tortues marines et de lamantins, dont la survie dépend de la flore marine.

Autre remarque de Richard: même si le gouvernement de l’Etat d’Australie Occidentale a créé un parc marin à Camden Sound (au nord de James Price Point), les opérations minières sont toujours possibles dans cette zone – qui elle-même ne couvre que 3% de la superficie que les baleines à bosse utilisent pour mettre bas et élever leurs petits. "Après trois ou quatre années de recherches, nous sommes en mesure d’avancer que l’étendue d’eau entre ici et les Iles Lacipede est vraisemblablement la zone la plus importante pour les baleines à bosse sur toute la côte du Kimberley" a déclaré Richard Costin.

Murray Wilcox, ancien conseiller auprès de la couronne britannique, a indiqué qu’il souhaitait voir quel degré de proximité la zone utilisée par les baleines entretenait avec celle retenue pour le projet de terminal gazier. "A l’évidence, elles sont très proches l’une de l’autre. Pour moi, la côte du Kimberley est un des endroits les plus somptueux d’Australie – et à tout le moins, un des mieux préservés. Nous avons là l’occasion de mettre sous protection un espace sauvage encore assez peu dégradé. Si nous ne le faisons pas, nos petits-enfants ne verront jamais rien de tout cela. Il est possible d’exploiter les réserves de gaz du Browne Basin en faisant l’économie du terminal gazier dans le Kimberley", a-t-il expliqué, avant de louer les efforts de Sea Shpeherd avec les mots suivants: "Je crois que les membres de cet équipage prennent très à cœur une question que nous devrions tous prendre à cœur. "

Baleine à bosse devant James Price Point avec le Steve Irwin à l’arrière-planBaleine à bosse devant James Price Point avec le Steve Irwin à l’arrière-plan

Même son de cloche chez le porte-parole d’Environs Kimberley, Martin Pritchard, qui a indiqué que depuis le 1er juillet, les bénévoles locaux avaient comptabilisé 1 441 baleines à bosse qui étaient passé au large de la côte, dont 1 200 à moins de 8 kilomètres du littoral. L’Autorité de Protection de l’Environnement australienne avait proposé des chiffres bien différents, cependant: ses estimations avaient indiqué qu’environ 1 000 baleines étaient attendues le long de la côte au cours de la saison de migration vers le nord. "Rien qu’en trois semaines, à raison de quatre heures d’observation quotidienne, nous avons déjà compté 1 200 baleines, et environ 90 mères avec leur petit. Cela indique clairement que les chiffres du gouvernement de l’Etat et ceux de Woodside sont faux", a renchéri M. Pritchard.

Ce jour-là, tous les passagers ont été captivés par la faune marine qu’ils ont approchée: baleines à bosse en nombre, tortues vertes, serpents de mer et dauphins. Tout le monde a été séduit par les paysages magnifiques de James Price Point – que M. Barnett, Premier Ministre de l’Etat d’Australie Occidentale, a pour sa part décrits comme quelconques, comme le reste de la côte du Kimberley.

8 août 2012 – Les baleines nous apportent les preuves dont nous avions besoin contre Woodside

Au cours de notre deuxième sortie à James Price Point (Walmadan), nous avions plusieurs invités à notre bord: Error Roe, Jason Roe, Brian Councillor et Erik Hunter, des hommes de la tribu Goolarabooloo; Jeb Clerk, une femme Yawuru; Lorna Cox, une femme Nyul Nyul / Jabirr Jabirr; des journalistes de médias locaux et internationaux; et Peter Robertson, le coordinateur de la Wilderness Society pour l’Australie Occidentale. Ce dernier a notamment une excellente connaissance de la zone.

Toute la journée, nous avons vu des baleines dans la zone des 8 kilomètres: 120 au total. Un des moments forts de la sortie a été la chance de pouvoir filmer un baleineau tandis qu’il tétait et que sa mère s’occupait de lui, le tout à seulement un kilomètre de la côte. Dans le film, les falaises de James Price Point se voient très nettement à l’arrière-plan. Une preuve supplémentaire sans équivoque, s’il en fallait une, des effets catastrophiques qu’aura le terminal gazier de Woodside sur la paix et la quiétude qui règnent sur la plus grande zone mondiale d’élevage des baleineaux à bosse. Bob Brown, responsable de la campagne Opération Kimberley Miinimbi et ancien dirigeant des Verts australiens, a eu ces mots: "J’ai vu la scène depuis le Zodiac: la mère a plongé doucement tandis qu’elle se dirigeait vers nous, son petit faisait claquer sa queue à la surface, il y avait trois hommes de Walmadan sur un radeau et derrière, le Steve Irwin à l’arrière-plan. Les baleines n’étaient qu’à un kilomètre de la côte. Et puis, la mère est remontée à la surface, et elle a laissé échapper un long soupir mélodieux !"

Bob Brown, et Jeff Hansen, directeur de Sea Shepherd en Australie, ont pris place dans le Nancy Burnett, l’hélicoptère de Sea Shepherd, afin d’avoir une vue aérienne du site retenu pour le projet gazier. Le pilote de l’hélicoptère, le capitaine Roger Danner (originaire de Nashville, dans le Tennessee) a déclaré: "Je suis très triste – non seulement pour l’Australie, mais pour la planète entière. Les baleines vont se retrouver profondément dérangées si le projet voit le jour. J’ai voyagé partout, j’ai sillonné la planète et ce que possède l’Australie à cet endroit-ci est quelque chose de rare, d’unique, et de précieux."

Jeff Hansen, pour sa part, a déclaré: "Quand j’ai vu la configuration des lieux, j’ai été physiquement malade en me rendant compte de la taille du projet que Woodside propose sur un des territoires les plus remarquables de la côte du Kimberley. Si nous laissons faire, les usines à gaz vont surgir de terre dans cette zone que les baleines utilisent pour élever leurs petits. Nos enfants ne nous le pardonneront jamais, il est urgent de réagir et de nous battre pour le Kimberley."

Bob Brown a témoigné ainsi: "De là-haut, dans l’hélicoptère, nous observions l’empreinte qui serait celle du terminal gazier: des parcelles de forêts coupées à blanc de la taille d’une petite ville. Dans le détail, nous imaginions la retenue d’eau pour aspirer l’eau souterraine de la plaine, l’immense parcelle dédiée à des 'rues' entières de containers, le poste de contrôle à l’entrée du site, et, plus près du littoral, le petit camp des défenseurs de la nature: des gens de la tribu Goolarabaloo, des observateurs des baleines, des scientifiques et de simples citoyens, tous en lutte contre la plus grosse usine à gaz du monde". Bob Brown est également descendu à terre pour rencontrer Phillip Roe, un juge de paix Goolarabaloo reconnu, afin de lui dire son engagement et sa détermination à protéger ce territoire.

L’intendant du navire, Beck Straussner, originaire de Lahaina, à Hawaii, étudie les baleines à bosse en milieu naturel depuis des années. C’était la première fois qu’il voyait autant de baleines d’un coup et il s’inquiète beaucoup pour le devenir de ces animaux majestueux: "Il faut vraiment que les Australiens viennent voir sur place. Je garantis que s’il voyaient ce qui est en jeu ici, il feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour arrêter le projet de terminal gazier de Woodside."

Baleine à bosse et son baleineau juste devant James Price PointBaleine à bosse et son baleineau juste devant James Price Point
Une portion prétendument « quelconque » de la côte du Kimberley Une portion prétendument "quelconque" de la côte du Kimberley
Le plan du projet de terminal gazier géant Le plan du projet de terminal gazier géant
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