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Samedi, 11 Août 2012 23:08

Mise au point sur le statut juridique de Paul Watson

Sea Shepherd prend la parole quant à l’impact de la "notice rouge" d’Interpol contre Paul Watson et quant aux opérations de l’organisation.

Paul Watson et son avocat en AllemagnePaul Watson et son avocat en Allemagne

Sea Shepherd éclaircit la situation après de nombreuses hypothèses et autres désinformations concernant l’impact de la "notice rouge" qu’Interpol a lancée récemment contre le Capitaine Paul Watson (fondateur et président de la Sea Shepherd Conservation Society arrêté à l’aéroport de Francfort le 13 mai et assigné à résidence en Allemagne pendant 70 jours avant son départ aux alentours du 22 juillet). Utilisant des informations postées sur son site internet provenant d’une lettre du principal conseiller juridique du Capitaine en Allemagne Olivier Wallasch, Sea Shepherd revient sur les faits juridiques de cette affaire. Cliquer sur le lien pour lire la lettre officielle dans son intégralité (en anglais).

Questions et réponses

Q.: Quel est l’impact du départ du Capitaine Watson d’Allemagne en renonçant à sa caution?

R.: En Allemagne, renoncer à sa caution n’est pas un délit! C’est un système judiciaire tout à fait différent des Etats-Unis et des autres pays dans le monde. L’article 2 de la constitution allemande déclare que l’Allemagne garantit la liberté personnelle. De ce fait, une évasion de prison en Allemagne n’est même pas considérée comme un délit. La décision du client de quitter le pays a seulement pour conséquence que le mandat d’arrêt local (et non international!) de la Cour Supérieure Régionale a été exécuté et donc sa caution saisie par décision de la Cour. Etant observé que le client a été arrêté sous le coup d’une demande d’extradition, l’Allemagne ne recherche activement M. Watson, ni au niveau local, ni à l’international.

Lettre de l'avocat de Paul Watson (Cliquer sur le lien pour la lire dans son intégralité - en anglais)Lettre de l'avocat de Paul Watson (Cliquer sur le lien pour la lire dans son intégralité - en anglais)

Q.: Quelle est la procédure d’extradition en Allemagne si l’on s’en réfère à cette affaire?

R.: Dans le cas de M. Watson, nous savions qu’en plus de la demande du Costa Rica, il y avait une « notice bleue » émise par Interpol, engendrée par les chefs d’accusation du Japon contre le client. Cette « notice bleue » sur le mandat du Japon est active depuis 2010 et n’a pas été convertie en « notice rouge » par Interpol pendant toute la procédure d’extradition venant du Costa Rica. Mais nous avons appris que le Japon montrait beaucoup d’intérêt pour cette procédure, puisqu’ils ont fait des demandes par Interpol Tokyo à la Cour Supérieure Régionale pour avoir plus d’informations quant à cette même procédure. Ceci était absolument inhabituel. Les autorités allemandes sont autorisées à extrader, même sans traité particulier avec le pays demandeur. Il était donc très probable que le Japon demande l’extradition lui-même, sur une base bilatérale. Après que M. Watson ait quitté le pays, nous avons appris qu’une telle demande d’extradition avait été envoyée par l’ambassade du Japon, par l’intermédiaire du ministère des affaires étrangères, au bureau du procureur général à Francfort. M. Watson aurait été extradé au Costa Rica, puis extradé à nouveau vers le Japon après la procédure.

Ces faits montrent qu’il y avait un lien entre la demande d’extradition du Costa Rica et celle du Japon qui a suivi.. En sachant que le président du Costa Rica a rendu visite au Japon fin 2011 et que le Japon a accordé une énorme somme d’argent au Costa Rica pour "la protection de l’environnement", il est clair que ces deux pays sont en très bons termes.

Q.: La "notice rouge" est elle un mandat et quel est son impact?

R.: Les notices d’Interpol sont des alertes internationales qui permettent aux polices des pays membres de partager leurs informations. Interpol ne délivre pas de mandat d’arrêt, ne recherche pas le défendant et n’est pas impliqué dans la procédure d’extradition. Interpol ne fait qu’échanger les informations entre les polices des pays membres.

Le fait qu’Interpol ait émis une « notice rouge » contre M. Watson sur les charges du Costa Rica signifie simplement que les polices des pays membres sont informées de la recherche de M. Watson par le Costa Rica. La police, ainsi que les autorités judiciaires de chaque pays membre, est donc libre de décider s’ils veulent agir ou non quant à ce mandat d’arrêt local du Costa Rica.

Q.: Quel est l’impact de la "notice rouge" sur la Sea Shepherd Conservation Society (S.S.C.S.)?

R.: Puisque ce sont des charges individuelles contre M. Watson (au Costa Rica et au Japon) qui sont déclarées comme motivées politiquement, il n’y a aucun impact sur le travail de S.S.C.S. en tant qu’O.N.G. Ces charges sont par principe retenues contre des personnes physiques, et non contre des personnes morales.

Q.: Le Capitaine Paul Watson sera-t-il dans la capacité de voyager pour rejoindre l’Antarctique et les lieux des prochaines campagnes?

R.: "Je suis convaincu que le Capitaine Paul Watson pourra continuer son travail, même avec ces charges factices à son encontre." a expliqué Wallasch.

Déclaration de la Directrice Administrative de Sea Shepherd

A propos des tentatives transparentes du Japon de contrecarrer les campagnes de Sea Shepherd, Susan Hartland, Directrice Administrative de Sea Shepherd, avait ceci à signaler: "Le mandat et la ''notice bleue'' ne sont que de nouvelles tentatives médiocres du Japon de tenter de nous écarter de notre mission de protection, de conservation et de défense de nos océans". "Nous opérons dans les limites légales de la Charte mondiale de la nature des Nations Unies. Nous sommes une entité influente et agissons légalement contre leurs opérations incessantes, archaïques et illégales de chasse à la baleine dans un sanctuaire désigné. Et c’est en tant que telle que nous continuerons nos actions directes pour protéger les océans et la faune marine. Nos partisans n’en attendent pas moins et c’est ce que nous continuerons à faire. Nos partisans nous soutiennent et nous soutenons le Capitaine Watson, les autres capitaines de nos navires, et tous les courageux membres de notre équipage." a-t-elle indiqué.

Rien de ce que pourra faire le Japon ne nous empêchera d’y retourner cette saison avec nos quatre navires et nos équipages de volontaires passionnés et déterminés à arrêter la flotte baleinière Japonaise." a-t-elle ajouté.

En 2010, quand la ''notice bleue' a été initialement émise par Interpol contre le Capitaine Watson, il savait que c’était à nouveau le résultat de l’exercice par Japon de sa puissance financière et politique, de la même manière qu’ils continuent à acheter les membres des nations de la Commission baleinière internationale. A cette époque, le Capitaine Watson déclarait: "Mettez mon nom sur la liste bleue, la liste rouge, la liste noire, ou sur la liste des condamnés, c’est toujours préférable à la liste de ceux qui n’en ont rien à faire."

Contexte:

L’incident en question a eu lieu dans les eaux du Guatemala, quand Sea Shepherd a découvert une opération illégale de shark finning dirigée par le navire Costaricain, le Varadero I. Sur ordre des autorités Guatémaliennes, Sea Shepherd a sommé l’équipage du Varadero I de cesser leur activité de shark finning et de rejoindre un port du Guatemala où ils auraient été poursuivis. Alors qu’ils escortaient le Varadero I au port, la situation a basculé et une canonnière Guatémalienne a été envoyée pour intercepter l’équipage de Sea Shepherd. Pour l'éviter, Sea Shepherd a mis les voiles vers le Costa Rica, où l’équipage a mis à jour encore plus d’activités illégales de shark finning, en découvrant des ailerons de requins séchant par milliers sur les toits d’entrepôts industriels.

 


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