Sea Shepherd Newsrss_icon_20

Imprimer
Lundi, 27 Août 2012 00:00

Contrebande d’Iguanes aux Galápagos: le juge refuse la remise en liberté sous caution

IguanesL’audience de lundi à la cour de justice de l’île de Santa Cruz des Galápagos est une grande victoire pour les défenseurs de l’environnement. Le message à l’attention des personnes qui auraient l’intention de commettre des crimes environnementaux est clair: ce genre de comportement ne sera pas toléré.

L’audience avait pour objectif de statuer sur la demande de remise en liberté sous caution du contrebandier allemand Dirk Bender.

Deux options s’offraient au juge en charge de cette affaire:

a) accorder la demande de libération provisoire en fixant la caution en fonction des dégâts environnementaux causés.

b) ou bien refuser la demande de remise en liberté sous caution en invoquant l’intérêt général, l’importance de cette affaire, ou le risque de fuite de la part du contrevenant.

En application de l’article 176 du code pénal de l’Equateur, le juge a finalement décidé de refuser la remise en liberté sous caution. C’est la première fois qu’une telle décision est prise aux Galápagos dans le cadre d’une affaire environnementale, et il se pourrait bien que ce cas fasse jurisprudence.

Depuis le début de notre projet de coopération juridique aux Galápagos, et malgré les progrès réalisés, aucune des affaires environnementales sur laquelle nous avions travaillé n’avait abouti positivement. Depuis 14 ans que la loi spéciale des Galápagos a été mise en place, personne n’avait encore été reconnu coupable de crime environnemental, et cela malgré la gravité de certaines des infractions commises. Mais cette fois-ci, la décision prise par la cour de justice ce lundi envoie clairement le message contraire: le tribunal des Galápagos fera respecter les lois environnementales aux Galápagos pour protéger les espèces endémiques.

Contrairement à toutes les affaires précédentes, celle-ci ne sera pas mise en suspens du fait de l’absence du contrevenant. L’accusé se voit donc obligé de rester aux Galápagos pour répondre de ses actes. Il est donc envisageable d’espérer que le tribunal puisse rendre son verdict final, ce qui constituerait une première dans ce genre d’affaire.

Nous nous réjouissons de cette décision et nous souhaitons vivement féliciter toutes les parties qui ont travaillé infatigablement pour amener cette affaire là où elle en est aujourd’hui: le bureau du procureur provincial, le parc national des Galápagos, ainsi que le secteur des sciences et de la conservation dont Sea Shepherd fait partie.

Nous avons suivi de près cette affaire et avons participé à son argumentation juridique; nous sommes donc ravis que le système judiciaire des Galápagos ait choisi d’agir fermement pour lutter contre les crimes environnementaux.

 


Sea Shepherd France
22 rue Boulard, 75014 PARIS

All contents copyright ©2012 Sea Shepherd Conservation Society
Hosting and other web services donated by EStreet

Accueil     |     Déclaration de Confidentialité     |     Copyright     |     Contact